ÉTAT PATHOLOGIQUE
, AKérnlIons imlholo«l«iiic» des milieux réfiIngeiHd.
Si nous employons l'oplilhalmoscope pour examiner les milieux réfringenls de l'œil, nous pouvons observer soit à la lumière rénéchie, soil à la lumière incidenle, les obscurcissenienls dont ces milieux sont susceptibles. Les circonstances qui font prédominer l'une de ces deux lumières ou qui n'en laissent subsister qu'une à l'exclusion de l'autre, sont de diverse nature. Ce sont d'une part l'étendue et l'épaisseur des obscurcissements à observer de l'autre le mode d'éclairage que l'on aura choisi. La lumière réfléchie que nous cmBlovons est la lumière diffuse renvoyée par le fond de l'œil, et qui nous fait voirlapunil le éclairée en rouge. Dans ce cas, les obscurcissements , quelle qu'en soit la couleur, nous apparaissent sombres sur un fond rouge, parce que la petite quantité de lumière que res obscurcissements eux-mêmes réfléchissent est peu sensible. Mais lorsque les obscurcissements ont une certaine étendue, alors cette lumière devient appréciable, et nous pouvons en augmenter l'intensité en faisant converger la lumière par l'opbthalmoscope vers IP Ln de l'œil dans lequel se trouve la surface antérieure des obscurcissements. De cette manière nous les observons à la lumière directe, et nous ne les voyons plus sombres, mais de la couleur qui leur est propre.
11 est très important de déterminer à quelle profondeur de l'œil se trouvent les objets observés Nous possédons ].our cela différents moyens : Le premier consiste à observer les déplacements que subissent les objets dans le champ visuel quand l'œil se meut. Supnosons aue l'axe visuel de l'observateur passe par le centre de rotation de l'œil objectif; alors quand ce dernier viendra à se mouvoir, tous les objets qui auparavant se trouvaient par exemple, dans l'axe visuel même de l'observateur, s'éloigneront de cet axe; Ss que lecen re de rotation conservera seul sa position. Tout ce qui est place devant uipassera dans le champ visuel du même côté que la cornée; tout ce qui est place derrière lu p du côté opposé. Plus lesobjetssontéloignés du centre derolalion plus l'étendue Te luvements est considérable. Le reflet de la cornée restant dans l'axe visuel le borï prpmaire de l'iris, et pour les parties plus profondes, les objets qui occupe n le on? de iC bien que ne paraissant pas très nettement, facilitent ic. une de erminat.on s ez ex et Mais 'avanllge que nous relirons, pour cette détermination, de l'examen ubs d alTe du fond de l'œil est surtout sensible quand nous observons, non par l'image droite mais par limage renversée, les déplacements que subissent les obscurcissements
• '"::heTSt. s^nt pas très éloignésde la rétine, je recommanderais par-dessus
I. ffisâimen te Plus le objets observés sont près de l'observateur, plus Us se meuvent orÎ^n du lequel on fait mouvoir la lentille. Ainsi, parexemple,siun o scur-
s m lili 0 m,e va, traversant tout le corps vitré, du pôle postérieur du cristal n u nire de 1 rétine nous le verrons comme un point si nous regardons dans l'axe optique centre de la raine noub mouvoir la lentille à droite ou à gauche,
du patient ^.^ ^^^^^^^^^^ devant l'extrémité postérieure,
rextrémitéanler. de scu^ plus ilors comme un point, mais comme
du côté ^■«'■^•^.'^ , i nt nul ir'e que nous dévions davantage la lentille de son
une ligne, qui devien Un, 1 . ^^^^^^^ ^.^^ ^^^^^^^
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AU MOYEN DE LOI'HTllAI-MOSCOPK . >'>''^'
remploi (le lenlilles concaves cl convexes pour observer par l'image droite : Les oDjels qui se trouvent à la dislance focale d'un appareil dioptrique ou en arrière de cette dist-ince ne peuvent être vus par l'image droite qu'à l'aide de lentilles concaves ; tandis qu'a l'œil nu et même avec des verres convexes, les objets peuvent encore être vus nettement p-irl'ima-e droite s'ils se trouvent sullisammenléloignés de la distance focale decet appareil dîoDlriaue- de sorte qu'alors le jugement que nous porterons sur le lieu occupé par les objets déterminera la force des verres convexes ou concaves que nous devrons employer.
En observant les milieux réfringents, nous employons principalement l'oplitlialmoscope pour les parties les plus profondénienl situées.
Pour ceux qui occupent la moitié antérieure du bulbe, nous possédons un moyen dont l'emploi nous conduit à des résultats beaucoup plus exacts : nous voulons parler de Véclaimge latéral àonl nous dirons quelques mots avant de passer à l'étude des altérations pathologiques des milieux réfringents.
De l'éclairage latéral. - Il n'est pas sans inconvénient, lorsqu'on veut exammer, au moyen des procédés opbthalmoscopiques, les modifications pathologiques siégeant dans les parties antérieures des milieux réfringents de l'œil, d'y appliquer un éclairage trop intense ou un grossissement trop considérable. On comprend que les conditions optiques n'étant plus les mêmes pour l'éclairage de ces parties que pour celui du fond de l'œil, il était plus naturel de placer sur le côté de l'œil le miroir chargé d'y apporter la lumière, et de regarder librement à côté de ce dernier, que d'examiner suivant l'axe du cône lumineux projeté dans l'œil par un miroir concave. Les avantages de cet éclairage latéral sont surtout manifestes lorsqu'on emploie, pour le réaliser, au lieu d'un miroir concave, une lentille convexe d'une ligne et demie de foyer, et qu'on examine à l'aide d'une forte loupe les parties ainsi éclairées. Ce procédé avait déjà été utilisé par Helmholtz dans ses recherches sur l'accommodation de l'œil. J'en ai fait ressortir les avantages ( !) à une époque où, recommandé déjà par d'autres pour obtenir certains résultats, l'éclairage latéral était cependant encore peu connu des praticiens.
Parmi les avantages les plus essentiels de celte méthode, je mentionnerai les suivants :
\o Au moyen d'un léger mouvemenl de rotation de la lentille d'éclairage, des plans successifs situés à différentes profondeurs, et, dans ces plans, quelques points seulement, peuvent être éclairés l'un après l'autre, tandis que les parties situées devant et derrière eux restent dans l'obscurité. C'est ainsi que, dans l'œil normal, par exemple, la lueur bleuâtre qui résulte de la projection diffuse de la lumière directe peut permettre d'observer, l'une après l'autre, la face antérieure de la cornée, de l'iris, des capsules cristallines antérieure et postérieure. Les obscurcissements isolés, situés à des profondeurs différentes, se montrent clairement l'un après l'autre dans leurs positions respectives.
2° Si des couches entières, d'une suffisante épaisseur, sont obscurcies, alors, à l'éclairage ophthalmoscopiqueantérieur, elles réfléchissent tanl de lumière que toutes les parties situées derrière elles deviennent invisibles; tandis qu'au moyen de l'éclairage latéral, on peut s'arranger de façon que les parties plus profondément situées soient fortement éclairées, el deviennent ainsi visibles à travers la couche obscurcie, mais non éclairée, qui est située devant elles. Nous reconnaissons ainsi, par exemple, la grandeur cl la couleur du noyau brun d'une cataracte, même dans le cas où la couche corticale est si fortement obscurcie qu'à la lumière ordinaire du jour ou à l'examen avec l'ophthalmoscopo, elle nous le cache complètement.
3° Enfm, l'avantage principal de celte méthode consiste en ce que, sans trop gêner le patient par l'intensité d'une lumière exlraordinaireme|it forte, nous pouvons examiner son œil sous un grossissement considérable. Quelque simple que soit le moyen dont nous nous occupons ici, la manière de l'employer est cependant encore assez compliquée, au moins lorsqu'on veut obtenir au plus haut degré possible tous les avantages que nous
(1) Arcliiv fur Ophlhalmologic, i.I.'i, p. 5i>l.