‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 12 sur 144 · XL DE L EXAMEN DE L OEIL · texte numérisé non relu

XL DE L EXAMEN DE L OEIL

B. Altérations de l'épithélium du pigment et de la lame élastique de la

CHOKOÏUE.

Nous avons dû répéter à diverses reprises combien grande était l'influence de la couclie piementaire sur l'aspect général du fond de l'œil et sur les partieularilés qu'on peut reconnaître dans les coucl.es isolées placées derrière elle. Nous avons encore plus souvent, dans ce qui va suivre, à considérer l'importance de cette couche pour le diagnostic différentiel

des altérations du fond de l'œil. nn^n^nc Avant tout, nous ferons remarquer ici que, par sa position, sa couleur et ses rapports avec les coucl.es environnantes, elle permet à l'observation opl.thalmoscopique de s étendre raên.e à l'étude des détails histologiques.

Non-seulement on peut reconnaître les cellules isolées de l'ep.lbélium dans leui forme caractéristique, mais on peut encore juger du degré de capacité P;Sf"e" «i^ de chacune d'elles et même indiquer la place du noyau, dans les cas les plus a arables avec le grossissement le plus fort possible, et avant tout avec une accommodation bien

''otreconnaît très-fréquemment des aliérations du contenu pigmentaire des cellules. On trouve ordinairement des parties où les cellules sont entièrement ou presq.^ e -

remenl dépourvues de ce conlenu pigmentaire, et ces parties son entoure s ou a versee par d'autres, dont les cellules sont si démesurément remplies de pigment, qu es na a ssent complètement noires et cachent entièrement tout ce qui est place derr.er elles. ' Dii It, d'une part, une simple diminution du pigment, de la résorp t.on ou

du de îiement des ce Iules elles-mêmes; d'autre part, un simple accro.ssement de pigmem ri"n« des cellules les unes sur les autres, c'est ce qui naturellement n'est iimais facile ce qui n'est pas même possible dans tous les cas.

C' t su ou Lani le foyers d'inflammation circonscrits dans la choroïde que nous trouvons il diminuuon du pigment, et, m^cUmiies de ces foyers, l'accroissement de ce

n,Pn t nol se ouvent parfois dans un œil tout à fait normal et n'ont aucune significanoires se irouv i ^^^^^^ ^^^^ 1^ ^^^^^^^

lion ^^'"^^^^^ l^lendue de la papille du nerf optique, était

Des images particulières se P''«'l»'l^"^P'™ ' ,„ dégénérescence de la lame élastique laire, lorsque ce changement reconnaît "^'L'^^^/^'; Lorsqu'après la

de la cl-roïde, dégénér« Jroïde, première description faite par " et que je me fus bien-

j'eus vu les nombreuses ^^■^^'^'f^'^^^^^^^^ altérations pathologiques,

tôt convaincu moi-même, par basa, d de ^'J^^^^l^^^^^^^

1 • .ne i^rillmlos comme des sphères colloïdes qui semblaient (1) M . Donders regardait ces sphères b. . an les com épaississcmen.s

AU MOYEN DE l'oPIITHALMOSCOPE.

Xl.l

pour Inqiiclleje l'examinais souvent el avec allcntion,je fus frappé par des figures particulières dans la clioroïde. Elles n'étaient que faililement marquées et auraient facilement ccliappé à une observation moins attentive. Examinées avec soin, elles se présentaient comme des couronnes un peu soml)res que limitaient de petites taches un peu pins claires. Elles étaient formées par des cellules pigmentaires qui, remplies un peu plus fortement, environnaient des groupes de cellules rail)lement remplies. Elles s'étendaient du reste, séparées i)ar de petits intervalles, sur toute la clioroïde visilde. L'individu n'ayant que 26 ans, je ne pensai pas devoir les attribuer à cette altération des membranes iiyaloïdes qui se produit principalement dans la vieillesse, et je fus tout surpris, en faisant la dissection des yeux, d'y reconnaître cette cause. Les épaississenients globiformes de la lame élastique de la choroïde se montraient uniformément développés sur une grande partie de cette dernière. Les plus grands seulement d'entre eux avaient détruit les cellules pigmentaires sur lesquelles ils pressaient. Mais tous avaient occasionné une diminution du contenu pigmentairc des cellules placées devant eux, et une augmentation du contenu de celles qui les entouraient. C'était là ce qui formait ces figures qui, chez un individu à pigment sombre, auraient certainement paru plus frappantes que chez cet homme aux yeux bleus et d'un blond tout à fait clair.

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