C. EXSUDATIONS Dlî LA CHOROÏDE
Ce que nous avons dit, à propos des extravasalions, sur les différentes directions que peut prendre le sang venant des vaisseaux choroïdiens, sapplique naturellement aussi aux exsudations. Elles peuvent pénétrer dans le corps vilré après avoir percé la rétine et se développer en une couche mince entre la choroïde et cette dernière, ou bien, plus considérables, soulever cette membrane. D'un autre côté, elles peuvent imbiber le stroma de la choroïde seulement; ou bien enfin, s'épanchant entre la choroïde et la sclérotique, séparer de la sclérotique la rétine avec la choroïde, de telle sorte que celle-ci s'avance dans le corps vitré sous la forme d'une bosselure fortement tendue.
Ce n'est pas seulement cette différence de l'emplacement, mais aussi celle de la coloration, de la masse et de la transparence qui donne lieu aux aspects si divers sous lesquels se présentent les exsudations dans l'image ophllialmoscopique.
Nous examinerons d'abord les exsudations qui allèrent par pinces l'aspect de la choroïde elle-même. Il n'est pas rare qu'une couche d'exsudation fine, étendue sur la face interne de la choroïde, forme un voile grisiitre délicat couvrant quelque peu les cellules pigmentaires, et assez semblable à celui qu'accuse parfois la rétine. De même que ce dernier, il se manifeste d'autant plus clairement que le fond est plus sombre.
Les exsudations transparentes et séreuses qui pénètrent le stroma de la choroïde ellemême n'exercent qu'une influence immédiate minime sur l'image du fond de l'œil, tandis que les exsudations épaisses, d'un blanc opaque, que nous trouvons si fréquemment, sont susceptibles de cacher le tissu en partie ou si complètement que l'on ne voit plus qu'à grande peine çà et là, dans les taches blanches, un vaisseau ou un tissu pigmenté. Pour le diagnostic de ces exsudations, il y a la difflculté de les distinguer des taches dues à l'absence de la choroïde elà la clénudalion de la sclérotique, qui en est la conséquence. C'est là un problème qu'on ne peut naturellement pas toujours résoudre; mais, dans un bon nombre de cas, la solution nous en est facilitée par certains éléments parmi lesquels if faut parliculièrcnient ranger : une légère saillie des taches d'exsudation, unefaible coloration (bleuâtre ou grisâtre); en outre, l'état de certains vaisseaux choroïdiens plus fortement gorgés, qui sont encore visibles là où tout le reste est déjà caché; enliii, la présence d'une couche générale ou partielle des cellules épilhéliales, que celles-ci soient intactes ou altérées de la manière ci-dessus décrite. L'existence des épithélium nous permet de distinguer ces taches d'exsudations de la dénudation de la scléroliqiio, puisque, dans une atrophie de la choroïde, on ne saurait imaginer que l'épithélium se conserve seul.
^j^j, DE l'eWMEN de l'oeil
L'inflammation chronique de la choroïde se présente sous deux aspects qu'il faut savofdîSer. Le plus souvent, sous celui scléroHccchoroidUe voslencure (1), h,^nnpnnn nlus rarement l'clal de c/iomd/iedii'S^mzriee. „ , ^ r .
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rampent sur un fond plus obscur. 1 ^ ^^'"^^^^^^ est la même que celle tion, de petites places blanches en forme d les dont a M ^^^^
de la ligure principale et qui ne f;^:^^^^^"^ ^Z^,^ vers le bord de la étendue. Ces taches sont souvent en g a d i^mbie figure principale, de telle sorte q.ie ce « ^ "^^j; i,ehes manquent, et
dentelé, ce qui annonce un progrès rapide d la ^^^^^^^^^ ,„,„rés pnr du plgque la ligure principale présente des '^'^^ ^^^^l ,„a,adie. - La manière ment, on peut y voir au contraire ; : lorsque la figure blanche n'est
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(1) Arcliiv lur Oplilbalinologie, 1. 1, p. 590.
AU MOYEN DE l'oPIITIIALMOSCOPE.