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GRANULATIONS DE I.A CONJONCTIVE

aucune recrue, que l'on enverra dans une localité salubre, et qu'on ne laissera rentrer au service qu'après plusieurs mois d'isolement.

SECTION Vlll.

CUANllLATIONS DE LA CONJONCTIVE (1 ).

(Gramilar conjunctiva . )

— Tiaclioma, pladarotcs, aspriludo, Celsus. Scabrilics oeiilorum, Plitic. Palpcbrarurn nspritudo, iUarceUus. Hypertrophie des villosités de lu conjonclive.

Fig. Miiller, taf. 1, 11. FMe, laf. 111. Dnlrymple, pl. XI, llg. K et G.Sicliel, pl. II, fig. 3 et l,

pl. 111, lli;. I et 3.

En traitant des opluhalmies puro-muqueuses, j'ai eu plusieurs fois occasion de parler d'un état d'épaississement de la muqueuse qui double les paupières et surtout la supérieure, état dans lequel cette membrane devient charnue, rugueuse, que l'on connaît sous le nom de granulations de la conjonclive (granular conjunctiva) (^2) , et qui constitue une suite si fréquente et si embarrassante de ces ophlhalmies. J'ai fait, à la page 675, quelques remarques sur le sens que l'on doit attacher à l'expression de granulations, et sur l'impropriété qu'il y a de s'en servir pour désigner les petites proéminences qui, dans cette maladie, existent sur la conjonctive. Ces proéminences sont sans aucun doute les villosités ou les papilles de la conjonctive palpébrale, ainsi que ses éléments glandulaires hypertrophiés et altérés par rinflammalion chronique. A l'état normal, les villosités de la conjonctive se voient au microscope, bien que la conjonctive ne soit pas injectée ; sur une préparation bien faite, on les aperçoit à l'œil nu. Elles existent surtout sur la portion de membrane qui tapisse le cartilage tarse (5), tandis que- les glandes mucipares sont surtout abondantes dans le lieu où la conjonctive est sur le point de se réfléchir des paupières sur le globe de l'œil. Les proéminences qui constituent la maladie qui nous occupe ne paraissent donc être, en général, que des parties qui existent normalement dans la membrane muco-cutanée, et qui se trouvent augmentées de volume par l'inflammation.

Symptômes. — Les proéminences granuleuses varient suivant les diiïérenls cas. Dans quelques-uns, elles sont excessivement nombreuses,

[(1) I.'iiuleiira coinpri.slcs ^rniiulalions aii nnmlire dcssuilcs de roplillialniic (■oiilagicii.>;o. Nous avons trouvé prércral)le dVn tracer riiisloire immédialemciit à la suite de celle de celle dcniii\re alTeclioii, doiilclle est aussi souvent la cause ou le symptôme que la coiLstiquonce. Celle considéruiion nous justifiera d'avoir inlerverli Tordre de matières adopté par M. Maekeuzie. (Voir plus loin Noli; adUilionndlc des Irad.) T.W.]

(2) « Mie all'eelus eliam .si/co.vi> seu /)f)//je6rani>K/ïe().çnr dieitur, quia interna palpelira; superficies ficus discissi ad in-^liir },MMnulo.sa evadit... Pi.ksc.k, de niorhis oculornm, p. ôO. Vieuua:, 1777.

(3) SoKMMi-iiiiifuj's Aldiil(lunij;eu des incnscliliclien Auges, lab. 11, fig. U.' rraukfurl ani

()9':2 OPIITllAl.MlES.

léi^ciHMno.nl sailhuUos au-dessus du niveau de la conjonctive, à hicjuclle elles donnenl Taspecl d'un morceau de peau de chagrin (lig. 1)3) ; dans

d'autres, elles sont relativement peu nombreuses, mais saillantes, très vasculaires, molles, sujettes à saigner, et souvent aussi volumineuses que des grains de clienevis. ' Le siège de la dégénérescenet! granuleuse ■ est la surface interne des cartilages tarses, surtout à la paupière supérieure. Le reste j,.^ de la conjonctive peut être rouge et gonflé,

mais il n'est point réellement granuleux. Très souvent il existe, au niveau ou au delà du bord postérieur du tarse supérieur, une rangée de granules isolés, pâles et durs.

On aperçoit assez souvent dans l'angle de réflexion de la paupière inférieure, sur le globe de l'œil, une rangée de corps arrondis et d'apparence un peu vésiculeuse, difïërant des papilles hypertrophiées et constitués, je crois, par les glandes mucipares décrites parKrause (1), et augmentées de volume par suite d'inflammation chronique (2).

J'ai déjà parlé (p. 557) des verrues de la conjonctive, qui paraissent devoir leur naissance à une irritation produite par une sécrétion morbide, et ressemblant sous ce rapport aux verrues qui se développent à l'intérieur du prépuce. Elles dilTèrent des granulations de la conjonctive, bien qu'en examinant ces dernières au microscope, j'aie souvent découvert des végétations fongiformes partant de leur sommet et les faisant ressembler aux excroissances verruqueuses. Les verrues ordinaires de la conjonctive sont très-difTérentes; la saillie qu'elles forment et leur disposition discrète les font facilement distinguer des granulations de la conjonctive. De plus, elles naissent plus souvent de la conjonctive bulbaire, de la membrane semi-lunaire et de la caroncule lacrymale, que de la face interne des paupières (o).

Lorsque les granulations de la conjonctive ont été traitées, la surface interne de la paupière présente souvent des sillons irréguliers, durs et des dépressions ressemblant un peu à des cicatrices. On attribue quelquefois cet aspect à l'action des remèdes employés pour la guérison des granulations , mais il paraît dépendre d'une atrophie du corps papillaire (4).

(1) Kiicyclopédie nnalomiqiic, t. V, p. 583. Paris, 1845.

(2) Voyez Eble, ûber den liau iind die Krankheilen des Biiideliaut des Auges, laf. o, fig. la.

^(5)"'Sullezsur ranalomie pathologique des granulations de la conjonclive : Tnmv, Annales d-0culislir|ue, t. XXI, p. 108. Druxellcs, 1849 ; Hairion. lb.,l.XXIll,p. 109; Ant-r, 11.., l. XNIV. D 231 Bruxelles, 1850 ;[1)EC0NDK, Annales d'oculisliqiic, l. XXI, p. 9.]

r ii) Nous ne saurions nous rallier à celle opinion. Toutes les lois que nou> avons trouve nel état des conjonctives, nous avons pu conslaler que leur surface avail été pl.-sou mon.s ^'^«^'^^'^ par la pierre infernale, et cet état était en rapport avec le nombre et la profondeur .le c.-scaul , isations. Quand les granulations se sont résorbées sons l inlluencc d agenis r'^'';"'^^^^^^ ne remarque pointées sillons blancs, irré).'uliers et plus ou mo.ns profonds, qn. sont pour nous

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