‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 14 sur 144 · XI.III · texte numérisé non relu

XI.III

pement de la figure blanclie; il n'est même pas rare d'apercevoir une bande brune bien marquée qui cnloure celle dernière. Lorsque la ligure a pris une Irès grande extension, il est fort rare qu'elle soit dans loule son étendue dénuée de toute trace de piguieiitanornialement développé. On voit bien plutôt que le rellet blanc en est inlerronipu à certaines places par des lacbes brunes ou noires et des ligures irrégulières de tout genre, au-dessus desquelles les vaisseaux rétiniens suivent leur parcours accoutumé. C'est ce qui arrive particulièrement au pôle postérieur du globe oculaire, ainsi qu'à tous les promontoires qui font saillie entre les écliancrures du bord de la ligure blanche.

On ne trouve d'ordinaire rien d'anormal dans la rétine. On y reconnaît cependant, dans certains cas, de petites tacbes grisâtres, aussi bien dans la partie qui est située au-dessus de la tacbe blanche, que dans le reste de la membrane. Ces taches se distinguent manifestement par l'inlensilé moins grande de la lumière qu'elles renvoient et par la manière dont elles se comportent par rapport aux vaisseaux rétiniens; aussi ne peut-on les confondre avec les lacbes blanches que nous avons menlionnées plus haut. Par contre, la choroïde n'est jamais naturelle dans les points avoisinants, et l'on peut tout au moins constater toujours une différence anormale entre la lumière réfléchie par les vaisseaux cboroïdiens et celle qui est renvoyée par les espaces inlravasculaires. Les premiers paraissent d'un rouge clair, tandis que les espaces inlravasculaires sont sombres, bleuâtres ou même violets; en même temps il n'esl pas rare qu'une lueur claire s'aperçoive au travers de la membrane. Ces phénomènes s'expliquent par la macération du pigment. Parfois ces modifications sont réparties d'une manière excessivement irrégulière dans la choroïde, de sorte que celle membrane semble comme bigarrée de diverses couleurs; cela a lieu surtout lorsque des ecchymoses se forment dans son tissu, ce qui n'est point un phénomène rare. Ces modifications diffuses sont du reste dans un rapport constant avec l'étendue du développemenl delà ligure blanche autour du nerf optique. »

Bien que l'on n'ait encore fait qu'un très petit nombre de dissections de cas de celte affection, celui très considérable des malades qui la présentent et le temps pendant lequel ils ont pu être observés, ont permis de se faire une idée exacte de sa marche et de son développement.

Si je m'en rapporte à mon observation, je suis porté à penser que la première alléralion qui annonce le commencement de celle maladie consiste dans le dépôt d'une couclie mince d'exsudations sur la face interne de la choroïde. L'espace occupé par celte couche est toujours très nettement limité; il est de grandeurs différentes, embrasse ordinairement, sous la forme d'un croissant, la partie extérieure, et parfois la jiartie extéro-inférieure de la papille du nerf optique. Mais, dans beaucoup d'autres cas, il a de suite une largeur double de celle du nerf optique, el même plus grande encore. Bientôt aussi se montrent alors les conséquences i'um imbibiLion du slroma par l'exsudation. Celle imbibilion a lieu ordinairement dans une région circonscrite par les figures dont nous venons de parler, et celle partie devient ainsi toujours plus claire el se distingue manifeslemenl du reste du fond de l'œil. Cependant, aussi longtemps que la maladie n'a pas dépassé un certain degré, on peut toujours reconnaître quelques raies et points grisâtres, et çàct là un vaisseau sur la face blanc-jaunâlre de la tache décrite. Quand" raireclion est arrivée à un plus grand développement, il semble se déposer des exsudations, d'une consistance assez grande pour cacher la couleur du slroma et |)réluder à l'atrophie du lissu. Alors la tache ne paraît plus d'un jaune sale, mais d'un blanc brillant lournant quelquefois un peu au bleuâtre. Aux limites de la tache se produisent, par le trop plein mentionné plus haut des cellules pigmenlaircs, des lignes cl de peliles taches étroites el noires (1). Longtemps après que celle maladie s'est arrêtée, on la voit quelquefois se produire de

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DE l'examen de l'oeil

noiivonu cl une coiiclie mince d'exsudalions s'iillaclier alors à la plaque blanelie, rie la même manière que celle qui, au coniuiencement de la première période, s'élait atlacliée au nerf optique. On peut alors ohscrver, l'une à côlé de l'autre, diverses phases de la même alléralion. Si la place affectée prend une certaine extension, des altérations clioroïdales ne tardent point à se produire dans la région du pôle postérieur du globe oculaire. Ce qu'on remarque principalement alors, ce sont des irrégularités de pigmentation et des altérations des vaisseaux (dilatation et oblitération); plus rarement voit-on des exsudations circonscrites et seulement dans quelques cas des plaques régulières et aussi nettement limitées que celles qui entourent la papille optique.

Vers l'équaleur du bulbe, on ne trouve que rarement, dans la sclérotico-choroïdite postérieure, des plaques isolées; au contraire, la figure partant de la papille optique, (|uand elle a pris un très grand développement, s'étend insensiblement avec des prolongements pointus jusque dans celle région.

A de pareils degrés de développement, les plaques d'exsudation ont ordinairement une épaisseur considérable, de sorte qu'elles présentent souvent une saillie visible au-dessus (lu niveau de la choroïde. Ces épaisseurs ne se montrent pas jusqu'aux limites de la figure blanche; le plus souvent les plaques y paraissent sous la même forme qu'au début de la maladie.

'2. Choroidite disséminée. Elle ne commence jamais dans la partie de la choroïde qui entoure immédiatement l'entrée du nerf optique, el, comme il est fort rare qu'elle s'y manifeste plus tard, la choroïdite disséminée se distinguerait déjà, par son siège seul, de la sclérotico-choroïdite postérieure, inlinimenl plus fréquente.

La choroïdite disséminée n'affecte pas de préférence un endroit déterminé el unique de la choroïde, mais elle en envahit d'ordinaire à la fois plusieurs points, situés la plupart les uns à CQlédes autres, el à quelque distance de la papille optique, el se présentent .ous l'aspect de petites lâches plus claires que le reste du fond de l'œil, légèrement arrondies, allongées, ou tout à fait irrégulières. L'épilhélium y paraît faiblement pigmente ou manquant tout à fait. Au commencement, on continue à voir encore clairement les vaisseaux choroïdiens ; les contours en sont même plus vifs, el la couleur plus rouge. Cela est d'autant plus sensible que la couche du pigment de l'œil est plus distincte, car alors on ne peut pas suivre les prolongements des raies rouges au delà des limites des nlanues Dans le cours de la maladie, les plaques deviennent toujours plus nombreuses et plus grandes, el se confondent en partie les unes avec les autres. D'autre part, elles se détachent toujours de plus en plus des parties normales, deviennent plus claires, et les vaisseaux choroïdiens qu'on y apercevait auparavant disparaissent peu a peu; des lâches obscures de pigment, dont la formation est la même que celle ci-dessus mentionnée, limitent el séparent les plaques placées les unes auprès des autres. Les parties alleintes de In choroïde prennent ainsi un aspect marbré, Irès bigarré, surtout lorsque des exlravasalions viennent augmenter encore les couleurs des images. Dans les cas anciens des que ie développement a atleinl son plus haut degré, l'image reprend une plus grande unifornnlé. Les taches jusqu'alors isolées, s'élargissanl davantage, se fondent presque toutes ensemble el changent ainsi la plus grande partie, ou même la lolalité du fond de 1 œil accessible à l'ophlhalmoscope, en une surface blanche presque uniforme.

nlnaiicmiil-ontourc, pour le seul nerf opliqi.e normal. L'ampleur plus eonsidérablc de coUe C?v lul 'imiè ne nrémunil pas contre celle erreur, ear la .nyopie qu. se lie a celle «• • ' m hu ' ima^^^^^ renversée, loules choses égales d'ailleurs, le gvossisscmcul csl ■ 1 h e mI. 'ol s rvalion a lenlive des vaisseaux .le la réline dans leurs rapports

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