IC) MALADIES DE L OUUITE
iiolei- que le nerf opliciiio el le globe de l'œil élaienl intacts, la cornée transparente, les humeurs de l'œil et la réline bien conservées (1).
5. Hémorrharjie. — Bien qu'une hémorrhagie plus ou moins abondanle accompagne toujours les cas dont nous nous occupons, je ne connais cependant qu'un seul fait, dans lequel la mort puisse èli'c attribuée complètement à la perte de sang.
0^,5 90 Dans une dispute, un cloulier relira toute rouge, du feu, une verge à fabriquer des clous, et la plongea dans l'œil d'un homme âgé de 28 ans, qui tomba aussitôt lourdement et resta quelques instants insensible; quand il eul ele reporte chez lui, il reprit complètement connaissance et vomil une grande quantité de sang. Lorsque le docteur Liltie le vil le lendemain malin, il constata une plaie "i^isniflante a la paupie e supérieure gauche, immédiatement au-dessous de l'angle orbitaire interne '^^^^ présentant aucun des caractères d'une brûlure récente, et deja reunie La P; "P' « c a, ennée et noire par l'ecchymose, elle était étroitement appliquée sur 1 œil lestc intact tt
ns iilmmatlon. La fale élai't paie, la voix faible, et ''-P^^\Sénéral celui d une sonne qui a perdu beaucoup de sang. Pouls à 50, plein, mou et régulier L ntell'f ^nçe est intacte et il a du goût pour la nourriture. Pupilles régulières et contractiles. On le S'I' le se ond jour apïès l'accident, on le saigne au bras à cause de l'existence du ma dï ll!e Le quatrième jour, il commença à uriner dans son lit, et perdit la faculté de mouvoir la jamb gauche et en partie le bras du même côté. Jusqu'au quatrième jour son ^la pamt s'amé io?er; le pouls persiste à 50; le malade n'éprouve aucune douleur; son in ellk .1 e esui pleii e activilé l'appétit vif; néanmoins il continue d'uriner involontairenîft et ifpa^l^^^^^^ extrémités persiste. Ce jour-là il fut pris tout a coup d une Site tislaxirévidemment artérielle; immédialement après le coma survint, et trois
'';"S-n.èi^'1iTanchnoïde sous^acente sont parfaitement saines. Pas d. sérum dantles veît icule En soulevant les lobes antérieurs du cerveau, on aperçoit un gros Jaillo an'u n du poids de trois onces environ, couché sur la voûte orbilaire du frontal
e cVil 0 en le^é on met à découvert une ouverture ovalaire, à bords tranchan s et itl (ûe tés Sudemi-pouce de diamètre, occupant la voûle orbitaire du frontal et la lame S rdÏÏè irome et .enant se terminer à côté de l'apophyse crista-galli. Pas un 'ou e de iu r 'élai formée ni à l'intérieur, ni dans le trajet de la blessure, qm etai frë lue compLn^^^^ à l'extérieur. On ne put découvrir le vmsseau qui avai
S à cetretlrrhagie mortelle. Le docteur Little croit
nnlérieure- il pense que c'est ce même vaisseau qui avait fourni lesaii^ que le t>iessc avS uvIS^; puis vomi! et qu'un caillot ou une escharre, bouchant son orihce, avait en se séparant fini par occasionner la mort (2).
Ce cas offre plusieurs circonstances remarquables. La permanence du pouls à 50, l'apparition de la paralysie le cinquième jour sans aucun nouveau symptôme survenu du côté de la tète , 1 amclioralion dans la santé générale du malade, se montrant à cette époque jusquau iour de sa mort, l'absence de lésion du cerveau et de toute uiflammation , la cause comprimante découverte à l'autopsie et existant du même côté que la paralysie : tout mérite une attention particuliôre
I,' Svpimration. - Convulsions. - Les observations que je vais maintenant rapporter serviront à conlirmer ce qui ressort deja de
(,) Voyez, un cas semblable- .lans Bn.c.TS Ueports of Mc.Ueal Cases, vol. 11, p. «11. ''';?'ï;,SQuc,..erly Journal of Mc.lieal Science, vol. Xil, p. 226. Dublin. IS.l.
DLESSUUES UIC L omilTK.
celles que nous avons données, c'esl-à-dire qu'il peut n'exister d'aijord rien d'alarmant, siée n'est la situation suspecte de la plaie; puis à mettre en relief un symptôme qu'on a toujours considérécommc excessivement grave, sinon comme constanunent mortel, dans les plaies du cerveau : les convulsions; enlin, à l'aire voir à quelle époque survient la suppuration et (luels sont les eUets qu'elle produit. La rapidité avec laquelle l'araelinoïde sécrète du pus dans les cas de blessures du cerveau est déjà démontrée d'une manière frappante par l'observation que nous avons extraite des leçons cliniques de Sir G. Ballingall.
Quant aux convulsions qui dépendent d'une irritation du cerveau, et qui surviennent assez souvent immédiatement ou très-peu de temps après une blessure grave de la tète, je crois qu'elles sont dues plutôt à la compression exercée par les fragments d'os fracturés ou le sang épanché, qu'à un changement quelconque survenu dans la structure du cerveau, etqu'elles annoncent, comparativement, un danger moindre que celles qui sont consécutives à la désorganisation produite par l'inflammation. Ces dernières sont presque toujours accompagnées de strabisme et de coma, et se montrent quelque temps après le développement des symptômes dits secondaires, parce qu'ils surviennent des jours ou des semaines après la blessure; elles sont alors les avant-coureurs d'une mort presque toujours inévitable.
Obs. 23. — On apporte à onze heures du soir, à l'hôpital de Brest, un soldat blessé par une fourche, à la partie moyenne de la paupière. La plaie, oblique, a environ trois lignes d'étendue et parait n'avoir intéressé que la peau et le muscle orbiculaire; peu d'écoulement de sang; paupière tuméliée; conjonctive enflammée. La simplicité apparente' de la plaie, le bon état du pouls, l'exercice régulier de toutes les fonctions , dictaient un pronostic favorable; le malade affirmait qu'il n'avait rien ressenti de particulier au moment de la blessure et qu'il avait à peine été étourdi. — Application sur la plaie de compresses imbibées d'un mélange d'eau et d'eau-de-vie. — Le malade repose bien la nuit; le lendemain il est tout à fait gai, il se promène dans les salles, n'accusant qu'une légère douleur dans la plaie , et mangeant même avec appétit. Ce même jour, à sept heures du soir, il fut saisi de convulsions, que ceux qui l'entouraient prirent pour une attaque d'épilepsie. Le jour suivant, on le mit à la diète et on le saigna au bras; les convulsions revinrent, on le saigna au pied. On vit survenir des vomissements, du malaise, de l'agilation et du délire; le pouls devint faihleet contracté; des sueurs froides se montrèrent cl le malade mourut vers deux heures du matin.
A l'autopsie, on trouve les paupières œdémateuses et la plaie déjà réunie. En incisant la paupière supérieure et l'orbiculaire, on rencontre dans l'orbite une collection purulente circonscrite entre la voûte et l'élévateur de la paupière supérieure. Cette collection do pus communique avec l'intérieur du crâne, à travers la voûte orbilaire du frontal, qui aval! été traversée par une des dents de la fourclfe. L'œil enlevé, on voit que le plancher de l'orliito a ete fracture et presque complètement enfoncé dans le sinus maxillaire. M. I\lassot. qui a recueilli 1 observation, compare cette fracture à la dépression qui se produirait à faidedu pouce refoii ant en dedans la coquille d'un œuf. Le crâne ouvert, on trouve la dnremerc perforée au niveau de l'ouverture de l'os; elle est altérée en ce point. Les fosses cérébrales antérieures sont couvertes de pus, les lobes antérieurs du cerveau sont on supi)uration le reste de l'organe est sain. I\L Massot regarde comme probable qu'au moment de I m roduction de la dent de lii fourche dans l'orbite et le crâne, le «lobe de l'œil fixé et violemment comprimé entre elle et le plancher de l'orbite, a réaçi sMir la milice paroi du
18 MALAUllîS DU LOUBITE.
maxillaire suiicricurc (lui, ne pouvant résister, s'est enfoncée sous l'action du globe de l'œil comprime par la fourche (1).
[Obs. 24. - M. Richard Montgomcry, cliirurglen du dispensaire d'Ardee, rapporte le
^"'I'lc 28 Sil 18S2, Jolin Clarke, âgé de quinze ans, fut atteint à la partie interne de la paupière de l'œil gaud.e, pendant qu'il était baissé h côté d'un compagnon ' « Irava.l pa une fourclic à trois dents recourbées qui sert à charger les voitures de fumiei 1 ne ^ômba oi t après l'accident, et put se rendre à pie.l à son domicile d.stan de deux mUl • on œil fut lavé, et comme il ne se plaignait pas beaucoup,. .n se borna a des lot.ons su la paîSe n ^ide. Le 1" mai, il se présenta au dispensaire d'Ardee avec une innammlt J cinsidcrable de la paupière supérieure de i;œil gauche : elle ta. gon ee et un rou-e écarlate En entr'ouvrant en partie les paupières, ce qui ne pouya t se faire qu avec pehie m^ap îcevailsur la conjoncUve, vers l'angle externe, une légère apparence de î sme e reste de l'œil était sain, sans trace de blessure à l'extérieur, sans symptôme Ï rmmatiîn interne, ni de lésion du -rveau - Application de quatre sangs^^ vnisim^ede l'œil fomentations continues et purgatif drastique.-4mai.-Les sjn ptomes, àTe n iïppS les mômes que lorsque j'ai vu le malade; legonnement n'a pas dimiime - Lotions avec une solution de sous-acétate de plomb, nouveau purgatif Suis % iour ïïn'entends plus parler de ce garçon au dispensaire.-'lOmai -Le malade est vu Tso'rdin c e par m autre médecin. Les symptômes de compression du cerveau soit alor évirnts les pupilles sont dilatées, mais l'œil n'est pas enflamme; le blesse se Su d'un violent fête, mais parle raisonnablement et avec suite; pas de convu -
?io respir Uo naturelle : il y a bien encore un peu de rougeur à la partie interne de iè.îe nS î s assez pour attirer l'attention sur le point blessé. Le ma ade a pu se PvcrXniïe ^r et se promener. La mort arriva pendant la nuit du 10 au 11. Quelque emns p'è rôir parlé à son père, le blessé se tourna sur le coté et mourut sa S ior /usqu'^^^ même de la mort, la famille ne croyait pas le malade en dan' r et quaiTe le vis, il n'existait aucun symptôme alarmant. L'autopsie praliqu mnSIle-deux luiures ap ès la mort, lit découvrir à la voûte orbitaire du front 1 une ïeSe aÏÏez 1 rge pou admettre là pointe d'une pince à disséquer ; on y voyait rois n„/riô7;ri.Ss et flottantes. La pointe de la fourche avait pénètre obliquemei l ''"■r 1 pf en cSans Se ant la voûte orbitaire à un pouce environ de la base de JoS En soS ie c™^^ trouva une forte cuillerée à thé de ; en pressant snr 'œil orvoyait jaillir le pus à travers l'ouverture delà voûte orbitaire; le cerceau éS inîact' mais ses membranes étaient le siège d'une inflammation considérable et étendue. »T. W.]
•i Paralysie. - Les plaies qui pénètrent à la partie supérieure ouVnterne (le l'orbite amènent quelquefois la paralysie, énanehements de sang auxquels elles donnent l,cu a I tnlerieu, d fàl Généralement, mais pas toujours, la paralys.e se montre d, cô é opposé à la blessure. Ce sont les extrémités supeneurcs et le ÏÏérieures, ainsi que le sphineter de la vessie, q«. se paralysent e p uTvit;. Cette paralysie se montre tantôt ,mméd,ateme,u. aprcs h blessure tantôt seulement après i.lnsieurs jours Lorsque I ecoulo- ™, t de san, s'arrête, le malade peut survivre, et la pan, ys.e d.spa-
alre len raenl, à mesure que le sang se résorbe. S, l'èeotderaon pli° te oi se renouvelle après avoir eessé, le coma et la mort arrivent nlors ordinaircmenl.
• . III „ 'no oiUMlau'; 11- Diction, des sciences médicales, l.XXXVll.
BLESSURES DE 1. OUUITE.
Obs. 25. - Le fils du général Excelmans, cl6ve à l'École polytechnique ù Paris, reçut, en faisant des armes, un coup do fleuret qui traversa la voûte de l'orbite; il devint hémiplégique du côté du corps opposé à la blessure. L'œil fut conservé (1).
Obs. %. — Thomas Haie, âgé de 35 ans, aidait à faire du foin. On avait élevé un échafaudage à coté de la meule; un de ses compagnons, nommé Joslyn, étant occupé à empiler le foin, manqua son coup, et sa fourciic vint frapper llale au niveau du sourcil droit. Au lieu de retirer sa fourche, Joslyn, la croyant dans le foin, l'enfonça plus profondément, de sorte qu'une des dents pénétra dans l'orbite, tandis que l'autre vint se montrer à la partie externe de la tète.
Quand la fourche eut été retirée, ce qui ne se ût qu'avec diiriculté,Hale voulut quitter le champ; il éprouvait une sensation qui lui faisait croire que son œil avait été arraché de la tète; il n'avait pas parcouru plus de quelques yards, que son côté gauche s'affaissa sous lui, et qu'il tomba. 11 se rélablil,mais la paralysie persista; les doigts delà main gauche restèrent conlracturés, et son pied gauche ballottant de côté et d'autre ; néanmoins, au boutde quelques mois, il put marcher assez bien pour parcourir un mille en 30 minutes. Le docteur Roe qui a publié ce cas, avait essayé la strychnine à l'intérieur et l'électro-magnétisme sans amélioration bien évidente. Haie a conservé l'intégrité du goiit, de l'odorat et de la vue (2). .
Obs. 27. — M. Geach a aussi rapporté un cas semblable. Il ne dit pas cependant que le cerveau fut lésé, mais seulement que l'instrument vulnérant vint frapper la paroi interne de l'orbite, laissant dans le doute la question si les symptômes de paralysie qui suivirent devaient être attribués à un épancliement de sang à l'intérieur du crâne ou à une lésion plus directe du cerveau. L'instantanéité de la chute du malade lorsqu'il reçut le coup, ressemble beaucoup à un effet d'une blessure du cerveau; tandis que, d'un autre côté, la lenteur du pouls et l'hémiplégie sont plutôt des symptômes de compression par un épanchement de sang. Mais quand même on supposerait que la petite épée qui avait produit la plaie n'avait pas traversé l'ethmoïde pour arriver jusqu'au cerveau, le cas n'en serait que plus intéressant, car il mènerait à conclure qu'une plaie des os de l'orbite, sans perforation, peut déterminer la rupture de vaisseaux situés à l'intérieur du crâne, et par conséquent la compression du cerveau et la paralysie. A l'époque où M. Geach rédigea son observation, le bras et la cuisse paralysés commençaient à récupérer lentement leur mouvement de flexion et d'extension (3).
6. Corps étranrjers restés dans Vorbite. — Dans tous les cas que nous avons rapportés jusqu'à présent, l'instrument vulnérant avait toujours été extrait' immédiatement après la production de la blessure; mais onen rencontre d'autres où le corps étivanger est resté dans la plaie.
En pareille circonstance, nous l'enlevons sur-le-champ; car il survient bientôt un tel degré de gonflement qu'il rend cette extraction très-clifficile, sinon tout à fait impossible : si on laisse l'instrument dans la plaie, on doit, d'un autre côté, s'attendre à une inflammation destructive du globe de l'œil, de l'orbite et des parties avoisinanlcs parmi lesquelles se trouve le cerveau.
Obs. 28. — Un ouvrier en frappa violemment un autre avec la poinlc d'une longue atte vers l'angle interne de l'œil gauche. Celle-ci se cassa de telle sorte, qu'un morceau long de deux pouces et demi, large d'un demi-pouce, et d'un quart de ponce d'épaisseur, resta dans 1 orbite, et si profondément enfoui qu'on pouvait à peine le voir ou le saisir, li
f I) Traite ihOorlq.ic cl. i)raiiquc .les blessures par nrinos de guerre, rédige d'après les leçons clm.ques ,1e nui.uyiren, par 1'a,i.,,ai,i. .:t Mahx, t. M, p. 216. Paris, I85i. (2) Médical I unes., Mareii. 22, I8;)l, p. SKI. (ô) Phllosopbiral Transaelioiis for 17GÔ, vol. l,in, p. 234.
20 MAl.ADIKS l)K l/oillUTi:.
se rendil ii clieval jusqu'à un mille do dislance, à Bariiet, où M. Morse pratiqua avec dlllicullé rexlnclion du fnignienl; il leuait si fort que plusieurs personnes avaient deja cherché en vain à l'extraire. Cet homme fut pendant longtemps dans un elat grave : il linil par se rétablir complètement , conservant l'usage de son œil et de ses muscles; niais même longlemps après qu'il lui rétabli, il lui suffisait de se pencher en avant, pour être pris d'un violent mal de tète (1).
A répoquc où les javelots et les flèches constituaient les principales armes de guerre, il a dû se présenter beaucoup de cas difficiles de cette nature. Alhucasis en rapporte brièvement deux observés par lui. Dans l'un une flèche pénétra au côté nasal de Torbite et fut extraite audessous de loreillc. Le malade guérit sans lésion permanente de 1 œil. Dans l'autre, il s'agit d'un juif qui fut frappé au-dessous de la paupière inférieure par une grande flèche non barbelée partie dun arc turc. Elle s'était enfoncée si profondément, que ce ne lut qu avec la plus grande difficulté qu'Albucasis put atteindre le point ou le 1er s'unit au bois. Ce blessé guérit aussi sans conséquence fâcheuse (i).
Il faut quelquefois employer une très-grande force pour extraire un corps étranger enfoncé à travers les parois de rorbite On connaît le cas heureux de Paré (3), qui dut employer des tenadles de maréchal pour extraire, chez le duc de Guise, l'extrémité rompue dune lance. Celle-ci avait pénétré au-dessus de l'œil droit, vers la racine du nez, et était venue ressortir entre la nuque et l'oreille, déchirant dans son trajet les vaisseaux et les nerfs et fracturant les os.
Obs 29 - Percy a donné ses soins à un maître d'armes qui, dans un assaut, a^'ail reçu un sV^iol eut coup de fleuret sur l'œil droit, que l'armeavail P'^ff '^^^^l^;''; .i^terû u dLsla tête et s' était cassée. Le blessé perdit <^0'-f--«;:?=^;l,^,';[;^^^^^^^^^^ gonflement si considérable que le corps étranger resta ^0" ! "
sa blessure (4).
PercY, 611 commeiilaiit ce cns, i-ecoramaïKlc aciilevei- plulôl l'œil nue de laisser dans loi-Wte un corps étranger volumineux ; i rapporte, ^ l'a nui de son opinion, une observation de Bidioo, dans laquelle on ba dlia à " s^.puration le soin d'entraincr bors de l orbite un S d" bois. L-,«il finit par éclater après les accidents les plus lorn dables et avec menace de destruction pour l'autre a-.l par inflaninia.ion sympathique (5).
(,) ibid.for 17/Avol XLV p m n.lGG.na.iloteJliil. (3 A. Paioî, Apologie cl yoynges.-\o>ag<Mk 10 ,1
4) Pi.nr.v.Mnuu..lduclu,M.rgunu armce ^ précepte vrnanl
a Sr îse:;; Jc;;;: ^^lo.. . .^^i ... .s e«... po.
BLESSURES DE LOHIJITE.
Obs. 30. — Siil)iUier rapporlo un cas do blossuro par un coup de couteau qui traversa la paupière supérieure en endommageant le bord du frontal. Ce ne fut qu'après quatre heures de tentatives, dit-ii, que le chirurgien put réussir, à l'aide d'un écrou à main, à extraire la portion de la lame du couteau qui était restée dans l'orbite, et qui faisait à peine saillie hors de la plaie. Le malade criait qu'on lui arrachait l'œil. Cet accident ne fut suivi d'aucune conséquence fâcheuse ; la cure fut prom|)te et la vue bien conservée (i).
7. Dangers qui suivent V extraction du corps étranger. — Il no faut pas s'imaginer qu'une l'ois le corps étranger extrait de l'orbito, il n'y ait plus rien à reclouter. On peut, au contraire, voir surgir une inflammation destructive de l'œil, ou même une inflammation mortelle du cerveau, comme dans le cas déjà cité par Percy : il y a plus, on a vu le blessé expirer subitement, immédiatement après l'extraction du corps étranger.
Obs. 31. — Un ouvrier, âgé de 4i ans, coupant du bois dans une forêt, trébucha contre la racine d'un arbre, et heurta de tout le poids de son corps sou œil gauche contre l'extrémité d'une lime qu'il tenait à la main. La lime se brisa en travers et un fragment en resta dans l'orbite. Le blessé, dans un état d'insensibilé complète, fut transporté à une petite ville située à trois milles de là, et où trois chirurgiens essayèrent vainement tour à tour d'extraire le corps étranger, que la sonde et les pinces leur faisaient sentirau-dessous de la partie moyenne du sourcil. Ils élargirent la plaie, et firent avec le bistouri pendant trois jours des tentatives réitérées d'extraction ; mais le corps étranger resta immobile.
Le 4'^ jour, le malade fut apporté à la clinique chirurgicale de Prague. La paupière est très-gonflée, il existe vers sa partie moyenne une plaie triangulaire à bords renversés. Le globe de l'œil est immobile, et tellement poussé en bas et en dehors, qu'il repose presque sur la joue, entraînant au devant de lui la paupière inférieure. La cornée paraît plus brillante qu'à l'ordinaire. Le malade est presque dans le coma. Fritz s'efforça d'enlever le corps étranger à l'aide de fortes tenailles et de pinces à polype, mais 'ces instruments plièrent sous la pression. Il réussit enfln, à l'aide d'une petite 'tenelte à litholomie lrès-for(e, à saisir et à extraire à l'aide de ses deux mains le morceau de lime. Il était de forme triangulaire, long d'un pouce et demi ; sa pointe était mousse et dentelée.— Le malade ne répond que très-lentement aux questions, ou pas du tout ; sa face est pâle et abattue ses yeux fermés; il est étendu sans mouvement, si ce n'est qu'il porte souvent sa main çauche vers la partie gauche de sa tète. Respiration lente; pouls déprimé et dur. La plaie est largement béante; la paupière, complètement partagée en deux moitiés, est d'un rouge sombre, et si gonflée qu'elle ne laisse voir qu'une petite portion de l'œil déplacé Maigre l'emploi répété de la saignée et des sangsues, et les applications froides tenues
extraire les corps élrangcrs de l'orbiie, mais on doit toujours respecter rœil quand il esi inlact ^irr-r'^'T", ■ ''"'^ '•","' '''■«?»"•'•« conserver un moignou capable do supporter un
aù ' ' I'; -.^r^T'^r"' •'"'•'^'"^ '"«l'ilil^ 'l'' ^'•"'■i-ci,
qu se pitle fi ,lcs .leplaceineuls vrawncnl exlraor.liuaires, souvent sans en soullVir, font tiuc sà présence ,lo,t être b,cn rarement un obstacle insurmontable à Pextraelion .les corps ° , ers souv n,'?: Vonv des corps d'un volume surprenant ^c.,^ ~;^î^^^-
^ri; ^ îriurr-'^'^'r-"'' '^"'^'l ^I";? ^oyén ex.rème recomman b'
hâcce^si I le u\ n I 2 dans l'observadon 32, que le corps étranger, d'abl.rd
rS ù ,n n^^.^ „ '^•^l>'"<-lio", se présente au bout
•œil S c r Zs !' •'•^^"■^""^ 1"'^ rextirpalion .le
Lsou. r. •> moin .rccM^ 'r 7""''" ^ '"'l"'""'' '«^ <dnrurgieu ne devra 'point se
I.îe,T ne, r a s iS^ "rnudablcs qu'il n.. saurait conjur..- aulrentenl. ce qui î.rrivera . ,û" ies . n.,Ml^^^^^^ '"^'""■'^ B--""lc".S après av.'ir retiré ,le
dont les Immeurs sYialen? el à^^^^^^ ^"l!^'"-'-""'"' roque oculaire
l'application .l'un œil arUlicLl (T W )] P'"" •«''•'"^"'"•'^
(I) SiBATiKn. Médecine opératoire, i. l, p. 4.09. p,„.is,
«22 MALADIES Dr. L OUDITi;.
consliiinmciu sur l'œil, la cornée se rciiiplil de pus, cl se rompit vers le 12'^^jom-, ce qui donna lieu à une hernie de l'iris. En lin de coniple, la cornée resta opaciue etatropiuee, la plaie suppura abondamment, et pendant quelque temps on |)ut introduire, sans occasionner de douleur, une sonde jusqu'à la profondeur de cinq pouces; el e se portait en arrière et en dedans, et passait au-dessous et au travers de la portion orlntaire du fronla . A latin la plaie se ferma, mais la i)aupière supérieure resta paralysée. La saule générait du malade se rétablit parfaitement (1).
Obs 32. - Une jeune enfanl de 10 ans, jouant avec d'autres près d'une ma» du coton, tomba sur 'une des broches pointues, de cinq à six et 'S
on place la bobine. L'instrument pénétra dans 'orbite en re s pa o ^^^^^^^^^ de l'œil jusqu'à la profondeur de deux pouces, e se rompit c l aveis, « ^ 1" '
np rnnn'iil an-dessus du niveau de hi peau qu'une saillie de '2 a 6 lignes, un ui uts îenh i e ) ur iS ra^e, mais on éprouva tant de dimcultés qu'on ne persista point Dix ou ai rè «au le fer faisait une saillie de 9 à 10 ligues ; un mois plus lard cet
aSrdSi miné de Symptômes bien marqués. L'enfant avait toujours pu aile, et venir (2).
8. Luxation d« Iml. - U importe de faire ..emarque,- ([ue différenls chirurgiens ont mentionné des eas où Tceil a ete luxe ou chasse ho s de rorhite par un eorps étranger enfoncé dans r.nteneur de cette cav t ou qui eu traversait les parois. Il faut, en scmhlable cu-consta' ce no,Leulement extraire le corps étranger, ma,s encore redu, mT ou a pu quelquefois le faire avec conservat.on parfaite de la
"tarées mots luxé, chassé hors de i'orbUe, il faut entendre que le .lobe de rœil a dépassé la couche fibreuse des pauptéres ; cette couche es, un continuation du périoste et se trouve située au-dessous de 1b culâire des paupières. Naturellement, à la suite d'un pare.l acculent, k S optique se trouve allongé et les paupières ne recouvrent plus le globe, chassé en avant.
Obs. 33
M B Bell rapporte un cas dans lequel l'œil fut presque coinplétemenl
rieure de celte cavité. Ce morceau ''^'f ' J^-'^ff P°^^^^^^^^ des douleurs extrêmes. La ,'espace d'un quart d;heu.-e V^^^^,^^ ",^^^,^^^^^ qu'on ne pouvait vue était abolie f '^^e le )t '■■ M. Uell douta même qu'il y eùl quelque
5S S:'Ï^fœ;Sï^^;;;lS - ^-temem prévenir
ri'h.fîamn'aUon, et la vision fut parfaitement conserNce (3).
() Plaies cachées de Mite. - Corps étrangers non extraits.^ On a qudquclbis laissé sans les extraire les eorps étrangers qui
BLKSSliaES Dli 1. OUUITE.
avaient produit des plaies de l'orbite, soit parée qu'on n'en avait pas soupçonné la présence, soit parce que le chirurgien n'avait point suffisamment exi)loré la plaie à l'aide de la sonde ; dans d'autres cas, on les a abaiuloiuiés dans l'orbite ou la cavité du crâne, à cause de Timpossibilitc de les extraire sans compromettre l'existence.
Les cas de corps étrangers enloncés par la seule force de la main au travers de l'orbite et abandonnés dans la cavité crànicniu', sont fort rares. Mais la science possède un grand nombre de cas de plaies d'armes à feu, où le corps étranger a été laissé à l'inlérieur de cette cavité, et il est évident, qu'en tant que corps étranger, ses effets doivent être les mêmes, soit qu'il ait pénétré à travers l'orbite dans le cerveau par la seule force de la main ou par celle de la poudre. La mort, en pareil cas, survient presque toujours, soit immédiatement, soit après quelques jours : on a cependant recueilli quelques observations remarquables de corps étrangers ayant séjourné plusieurs années dans le cerveau lui-même, sans qu'il en fût résulté d'inconvénients apparents (I).
Obs. 34. — Un lieulenanl d'un régiment de liiglilanders, en courant pendant une nuit obscure pour échapper à une averse, vint heurter un vieillard trop irascil3le, qui lui lança un coup de pointe avec son parapluie dont le liout l'atteignit au-dessous du sourcil gauche. Cette blessure occasionna si peu de douleur et d'ébranlement que l'offlcier se rendit à pied à la distance d'un demi-mille chez sir Philip Crampton, et après lui avoir raconté son aventure sans y attacher d'ailleurs d'importance, il le pria d'examiner la plaie de sa paupière qui continuait à saigner légèrement.
Sir Philip reconnut qu'il existait une plaie de trois quarts de pouce de long à la paupière supérieure, dans le point où l'action d'ouvrir l'œil et de regarder en haut détermine la formation d'un pli. Quand Foeil était dirigé dans ce sens, on n'apercevait pas la moindre trace de plaie; mais quand la paupière était close, la plaie devenait béante et laissait voir la conjonctive, qui recouvrait encore la partie supérieure du globe de l'œil. La vision était parfaitement conservée. La plaie fut réunie à l'aide de deux points de suture, et le malade retourna chez lui à pied. Sir Philip alla le voir le lendemain malin et le trouva à déjeuner; il ne se plaignait plus que d'un peu de raideur de la paupière. Le surlendemain à 7 heures du matin, sir Philip fut appelé en toute hâte auprès de son malade ; il le trouva en proie à de si violentes convulsions, que deux personnes avaient peine à le maintenir dans son ht Les convulsions persistèrent, avec de courts intervalles de coma, jusqu'à huit ou neuf heures du soir où il expira.
A l'autopsie, on trouva que le bout en cuivre du parapluie, long de deux pouces, aval! traverse la portion orbitaire du frontal et s'était logé dans la substance de Thémisphère gauche du cerveau; il était recouvert d'une légère couche de sang coagulé qui se prolongeait un peu dans le ventricule latéral gauche; les deux ventricules conienaienl une petite quantité de sang coagulé ('i).
Quant aux corps élrangers qui n'ont point intéressé le cerveau et qui, après s'èire introduits par l'un ou l'autre côté de l'orbile, v onl été laisses, ils donnent lieu à une irritation |)lus ou moins forle, détruisent