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24 MALADIES DE |. ORUITE.
les OS dans une étendue variable, et prennent différentes routes pour s échapper au dehors; le plus souvent ils passent à travers le sinus maxillaire , ou par la fente sphéno-maxillaire, dans la gorge, et sont expulsés au bout d'un temps variable.
Obs 35 - MarcliclU a donné ses soins à un mendiant qui, un jour d'été qu'il demandait la charité avec trop d'importunilé à un noble Padouan , reçut de ce i^ourru un cSup de manche d'éventail à l'angle interne de l'œil ; le coup avait été por e avec une le e ?o." e u'un morceau de l'éventail, de trois pouces de long, avait pénètre dans l'orb.le, y ét t rompî. t enfoncé hors de la vue dans la direction du palais. Lorsque cet homme entra r '1 ô3 Marchett'i enleva quelque petits morceaux qu'il trouva adhérents a l'ang e nlernè de l'œil combattit l'inHammation, laissa la plaie se fermer et renvoya le malade comme gu r^ Trois mois après , celui-ci 'revint avec une enllure considéra le a la reg.on oaSe qî nd Sarchettl i pratiqua une incision, son bistouri rencontra le manche de iSS, donu, nt immedytement l'extraction au moyen de pinces. Le malade se relablit rapidement (1).
nijs 36 - M White rapporte le cas d'une personne à qui on enfonça la petite exUémité d'une ipe à travers partie moyenne de la paupière inférieure. Ce corps passa entr^è î^loL de l'œil et la circonférence inférieure et externe de l'orbite et pénétra a rayer fa po tion du maxillaire qui en forme la partie inférieure et interne. La niue se cass^ e îe fragment détaché, que par l'inspection du reste on jugea être d n ôTs T,ouce ne pouv èîre ni vu, ni senti. Le malade ne put donner aucun renseignement tioispoutes,nepouva tiicm , comprimant la paupière supérieure
Z'Z f au." e'f é »ïe dWg™ ,.r e„aicS,a,,eme„t en haut ,e nju^l.
M. Wliite appliqua l'un (le ses pouces au-dessus I ,ne,,„es.e„;aLesJer«u^^^^^^
Lng d urpouce, et par la siite il n'éprouva plus la moindre incommodité (2^.
Le fait suivant, extrait d'une lettre adressée à Horslius, smii^ à démontrer quel long espace de temps un corps étranger peutmettie à s échapper de cette façon :
^7 Tin snrcon de 14 ans recul, en jouant, un coup de flèche Celle-ci resta ,„Se,^^li.^e'lrr.t;\:,s |.en-nu l-aj2^^^^^^^
survinl, el les pellls eamar^nles 1" Wef ' f S °"n e ort; mais l'entant s'ilanl fer. Le clilrurgicn essaya d'explorer la plaie a • * « ' , 1^., i,,,, évanoui, il s'aiTèta de sor e qt.
olndredouleurt»).
BLKSSL'Rl'S DE l'oRBITE,
^ VIII. — Plaies de l'orbite par instruments tranchants.
Dans les coups de sabre sur la tèlc, Torbile se trouve (luelquelbis fendu; dans quelques cas rares, à la suite de la séparation complète d'une porlion de ses parois, l'orbite a été largement ouvert et les parties qu'il contient ont été mises à nu.
Obs. 38. — Miirclielti rapporte brièvemenl le cas d'un soldat allemand qui fut blessé au front par une épée large et pesante. L'os frontal et le cerveau furent coupés jusqu'au niveau de yeux, et la vue fut abolie sur le champ. En deux mois il fut rétabli de sa blessure, mais il resta aveugle, bien que les pupilles fussent claires (1).
Obs. 39. — Edward Power reçut un coup affreux avec une épée à dos; la blessure s'étendait du sommet du frontal à l'orbite gauche, formant un hiatus étendu et effrayant, dans lequel se trouvaient compris les os, les membranes et le cerveau. La plaie saigna considérablement, et resta près de trois heures exposée au grand air, le blessé n'ayant même pas un chiffon pour la couvrir. On devait redouter la lièvre et l'inflammation du cerveau; néanmoins au bout de cinq semaines, par l'usage de deux saignées et de quelques autres antiphlogistiques , il guérit sans exfoliation et sans qu'on eiit pratiqué la moindre opération (2).
Les observations suivantes démontrent l'utilité qu'il y a de tenter la réunion par première intention, même dans les cas où une portion des parois osseuses de l'orbite a été complètement séparée par un instrument tranchant :
Obs. 40. — Un jeune homme reçut une blessure faite avec un instrument tranchant, et s'étendanl obliquement de la partie supérieure de la fosse temporale gauche, en traversant la racine du nez, jusqu'à la fosse canine droite. La peau, les branches temporales de la portion dure de la septième paire, le muscle auriculaire antérieur, une partie du muscle temporal, l'orbiculaire des paupières et le sourciUer, la branche frontale du nerf ophthalmique, et l'artère sourcilière, toutes ces parties pendant au-dessus de la joue, formaient un lambeau dans lequel se trouvaient aussi une partie de la portion orbitaire du frontal et son apophyse externe, de sorte qu'une partie de la cavité de l'orbite et de celle du crâne se trouvait ouverte et laissait apercevoir le globe de l'œil et les mouvements du cerveau. Le nerf nasal et l'artère nasale, les muscles pyramidaux, et dans une petite étendue les os du nez, étaient divisés; du nez à la fosse canine droite il n'y avait que la peau d'intéressée La portion de cerveau mise à nu paraissait intacte; l'œil aussi avait l'air parfaitement sain, aucune de ses parties n'ayant été touchée excepté l'élévateur de la paupière supérieure, qui avait été divisé en travers à la partie moyenne, et dont la moitié antérieure était relâchée et attirée en bas et en avant par le lambeau qui pendait sur la joue.
Le blesse n'avait éprouvé ni commotion, ni perte de connaissance; mais quand f nii , Ln J ' '[^'T'^f, '"^al^"- ^» chirurgien, qui l'avait vu avant lui, avait déjà ? nï, -M r?^-, P''°'^'î^'«'"'="l' ^ l'iniHalion de Magatus, qui conseille en pareil cas cher imn •"""^'^ P'^'-'^^^ de trous, et de ra|,pro-
nlacé nt T '^'^ "'"^ ^'"^ ''''''' chirurgien'avait
livrer passage d la suppuration qui ne devait pas manquer de se développer; il avait
bande le tes 'ifln^ivï P"""^' '«'^ ''''*'1<-' ''^^
bandelettes agglutinativcs. En six semaines le blessé fut guéri sans lièvre ni suppuration.
(1) Marciietti Op. cil. Obs. 17. Londiiii 1729 ^ (2)^0'Halloi.an. On Injuries of ihc Heml, Transactions oClhc Royal Irish Acadcmy, vol. IV,
26 MALADIES DE l'oRHITE.
Néanmoins, l'œil qui avait élé mis à nu perdit la faculté de voir, et la paupière supérieure resta immobile. Dix ans après, l'œil avait encore sa forme et sa transparence, mais son volume était diminué. M. Ribes pense que la perle de la vue, dans ce cas, a été duc a une action sympathique exercée sur la rétine par la section des branches de la cmqu cme pa re. 11 considère la rétine comme n'étant pas seulement une expansion "f'^^l'i'^)"'^' "^^^^^^ une membrane nerveuse dans la composition de laquelle entrent '1^^, ' f-J^i,?"'; ' nathiaue des nerfs ciliaires ou de l'iris, en même temps que des hlcts du neif optique Sstl cause de cela que, suivant lui , les blessures du grand cinquième paire peuvent entraîner la cécité, sans que le nerf oplniue ait ete louche (1).
Bien que, dans ce cas, la portion dclachée de lorbile paraisse s'être réunie il arrive quelquefois que les parties molles seules s unissent, les os restant divisés. En voici un exemple que nous empruntons au docteur Ilennen :
n/K M - Un officier recul, à la bataille de Waterloo, un coup de sabre en travers des îeux la plaie, d S o Uquément en dedans, pénétrait à une telle 1-ofondeur qu^ le f^rP^nit L voir le pharynx. Un des yeux fui détruit. La fenleélail si considérable qu on
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^ IX. — Blessures de l'orbite par armes à feu.
I es couns de feu ctui inléressent l'orbite, ainsi que les explosions, de queCe"^ nalure qu'elles soient, sont les blessures 1"' P^-t'"e 1 ' ls"le variété dans leur direction. La profondeur a «que le elle, ^tirent, leur étendue, leurs effets, varient ---^^^^ 1 Lésions des parties exIOTîes de ( oriile. — L aicacte souicuiue et ks aie partis externes de l'orbite sont souvent intéressées mr S CO p de feu. Quelquefois, une balle traverse laparo, extern de 'orbite d'au res fois,la personne étant penchée en av^nt au momeu
^'cuèt^ott le coup, la balle traverse 'f^l^^X X'''-'™ Borte le plus souvent, à travers le plancher de 1 oib.te, dans le sinus maxillaire ou dans la narine, détruisant l'œil sur son passage.
L staus frontal, quand il est fort développé, sépare en deux table la nor on 0 h tair du frontal, et forme une cavité dans laquelle ou a
oreut "use loger une balle de mousquet. Cet accident estaccorapag I nlns souvent de la dépression de la table interne, ce qui nécessite r„|:i™tion du trépan(3)'. Les anciens chirurgiens «'appliquaient pas
''7l''ii;"l»..ai.».,ac.toi.i.i".i'«™-*'™.i'-''^ ''»"''
BLESSURES DE l'oRBITE.
le trépan au niveau de ecs sinus, lanl par la crainte de délei'ininer une fistule ineural)le, qu'à cause de la diflicullé de scier, sans intéresser la dure-mère, les deux tables de los, situées obliquement l'une au-devant de l'autre. On ne redoute plus maintenant la listulc ; quant à la seconde difliculté, on l'élude en partie en faisant usage de deux couronnes de trépan, une plus grande pour la table externe, une plus petite pour l'interne. On peut ainsi relever un enfoncement, ou extraire une balle fixée, soit dans la table interne, soit dans la voûte de l'orbite.
On a quelquefois abandonné une balle dans le sinus frontal, d'où elle a fini par sortir en se faisant jour lentement.
Obs. 42. — Le général français T. reçut à Waterloo une balle dans l'orbite gauche. Après avoir déchiré le globe de l'œil, elle traversa la portion supérieure de la paroi interne de l'orbite et alla se loger dans le sinus frontal. Elle y resta pendant 12 ans sans déterminer aucun effet : au bout de ce temps, le général s'éveilla une nuit avec la sensation d'un corps qui lui tombait dans la gorge. C'était la balle, qu'il rendit immédiatement dans un effort de toux (1).
2. Les os de Vorbile sont susceptibles de réunion. — Les os de l'orbite fracassés par une balle sont, dans quelques cas, susceptibles de se réunir; on ne doit donc pas se liàter, même quand on les sent mobiles, de les enlever après une blessure de ce genre. La grande quantité de sang qui afflue dans toutes les parties de la face, fait que les os y montrent bien plus de tendance à la guérison que dans aucun autre point du système osseux.
Obs. 43. — Poneyes a donné ses soins à un soldat dont une balle de mousquet avait fracassé la paroi antérieure des sinus frontaux, la partie supérieure des os du nez, et l'angle interne de l'orbite droit. Il tomba au moment de la blessure, vomit peu après, perdit connaissance et saigna par le nez. Poneyes enleva la portion d'os qui constitue les sinus frontaux, mais il laissa les os du nez et la portion détachée de l'orbite. La paroi postérieure des sinus frontaux n'avait pas été fracturée. Il survint du délire et de l'assoupissement; mais ces symptômes cédèrent aux saignées répétées. Les pièces d'os mobiles se réunirent, et la guérison était complète au bout de deux mois et demi (2).
5. Différences dans la direction du trajet des projectiles à travers Vorbite. — Les balles qui traversent l'orbite directement d'avant en arrière, déterminent généralement la mort en pénétrant dans le cerveau, tandis que celles qui y entrent obliquement, bien qu'elles abolissent le plus souvent la vision, soit en frappant le globe de l'œil, soit en divisant le nerf optique, respectent ordinairement cet organe. Une balle qui pénètre transversalement, ou seulement avec un léger degré d'obliquité, à travers l'un des orbites, ou à travers tous les deux, détermine la mort, si la lame cribriforme de l'etbmoïde est fracturée, le choc que l'apophyse crista galli communique au cerveau et à ses membranes déterminant la cérébrite et la méningite.
(1) Ibid., p. 163.
(2) Mémoires de l'Académie royale de chirurgie, t. VI, p. 202, 12 mo. Paris, 1787.
28 MALADIES DE l/onUITE.
Le (locleiir John Thomson rapporte un cas dans lequel la halle, enlréc presqu'au milieu des deux sinus, traversa le sinus gauche el parut se loger dans la cavité de l'orhite, produisant la cécité et un gonflement considérahle de l'oeil et des parties voisines. Dans un autre, où la balle pénétra dans la face à la partie supérieure et gauche du nez et sortit au-devant de l'oreille droite, le hlessé devint amaurotique de l'œil droit. L'œil gauche futaiïccté de la même façon dans un cas où la halle entra au côté droit du nez, et sortit au-devant de l'oreille pauche. Chez un blessé, la balle entra à l'angle interne de l'œil gauche et sortit au-devant de l'oreille du même côté. Une autre ibis, la balle entra au-dessus de l'angle interne de l'œil droit, et sortit au-devant de l'oreille droite. Dans l'un et l'autre cas, l'œil correspondant au côté par où la balle s'était introduite, fut détruit. Dans un cas où la balle entra dans l'œil droit et sortit entre l'œil gauche et l'oreille correspondante, l'œil gauche devint amaurotique (1).
Oi^s 44 — Wepfer a rapporté le fait d'une personne qui fut blessée accidentellement par son compagnon de voyage, pendant qu'elle était couchée à terre La Dalle entra un ne . au-desslus du lobe de l'oreille droite, et passant derrière l'angle de la macbo.r ïi dessus de la voûte palatine, derrière la racine du nez, traversa 1 orbite gauche et Mnl ïr S ru-ave sla^^^^^^^^^^ supérieure. Le globe de l'œil fut chassé de sa place, de sorte m 'il pendait hors de l'orbite avec la cornée déchirée : il y eut en même temps une portion du frontal détachée de l'orbite. 11 s'écoula du sang par les deux ouvertures de la plaie par e n™ nés et par la bouche, et, pendant quelques jours, cet écoulement se renouvela chaque 0 s qu Te blessé faisait quelque mouvement. 11 ne s'échappa jamais de pus par le nez n. ,a la 1 ouch 11 n'y eut pas de convulsions. Le malade put toujours avaler, bien qu au débuUl éFOUvât de la difficulté à mâcher et à ouvrir la bouche L'œil droit et les parties avoisinantes restèrent ecchymosés pendant un certain de jours
L'ouverture de sortie livra passage à une copieuse quantité de pus louable. In al ce* .'Plan foime au-dessus de l'angle interne de l'œil, on y pratiqua une incision de plu d un Lté c ri el e resta ^^^^^^^^ la sortie de quelques esquilles détachées de l os
Cal nuis elle e ferma Au début non-seulement l'œil se trouvait sorti de l'orbite m s les mus s a gSe lacrymale et le tissu graisseux de cette r gion, se trouvaien
d'os. Ensuite le blessé guérit parfaitement, mais avec la perte d un ail [>).
Ohs. 45. - A la bataille de Pultusk, un boulet canon vemuU fi^pper ^^^^^^ innrn rello-ci de facon qu'elle vint heurter un soldat a la tempe dioite, eue
perle de l'œil droit (3).
(1) THOVSON's Reporl of Obsc-va.ions in .he Mili.ary Hospi.als, afu-r .ho Balll- of WaU-doo,
p.f4.Edinlnirgh,18IG. „, ,,„.,.„;c Ç\h^ Il n 27. Scaphiisii, 1727.
(2) Do alVccUbiis capius .nlcrms rl, cxu . i . "'^r^îJ^^l^ ^g- ' ^ B.uor, dans son Histoire de 5 EMrail .h. Journal fionoral ,k mol ec.ne, \ \\\\ , P- , 1 «r
la chirurgie miliUnrcM.n Franco, p. LU. Tans, i817.
BLESSURES DE l/oUBITE.
4. Balles traversant les deux orbites. — On a recueilli beaucoup de (ails dans lesquels une balle a passé d'une Icinpe à Taulrc à travers les deux orbites.
Obs. 46. — Heisler a publié un cas de cette nature. La personne guérit; seulement, elle perdit la vue au nioniont de la blessure et resta aveugle pour toujours. L'entrée et la sortie de la balle se trouvaient situées, de chaque côté, juste au niveau de l'angle que l'apopliyse zygomatique fait avec l'apophyse de l'os nialairc, au moment où elle se porte en haut pour se joindre au frontal. La balle avait dii traverser la partie postérieure de chaque orbite, divisant probablement le nerf optique, les nerfs et les muscles de l'œil sans atteindre cet organe ni le cerveau. Les yeux étaient parfaitement transparents, et sans inflanmiatlon, mais immobiles et complètement amaurollques (1).
A la suite dépareilles blessures, diverses parties peuvent être lésées, et leurs effets consécutifs permettent parfois de déterminer quels sont les organes qui ont été atteints. Les parois externe et interne de l'orbite, et quelquefois la lame cribriforme de l'elhmoïde, sont réduites en esquilles ; le muscle temporal et son aponévrose, de nombreux fdets nerveux provenant de la portion dure de la septième paire et des trois divisions de la cinquième, des branches nombreuses des artères maxillaires interne et externe, peuvent avoir été divisés; les ner|"s situés à l'intérieur de l'orbite, les muscles de l'œil , les branches de l'artère ophthalmique, peuvent avoir plus ou moins souffert.
Un coup de feu qui traverse les deux orbites doit être considéré comme moins grave que celui dans lequel la balle ne se dirige pas aussi exactement en travers d'un côté de la tête à l'autre; soit que celle-ci, prenant sa course en ai^rière, pénètre dans le cerveau; soit que sa force de projection étant en partie épuisée, elle se loge dans les os. Heister, en parlant des blessés devant Mons en 1709, dit que la plupart de ceux qui étaient blessés à une seule tempe mouraient immédiatement, ou peu après avoir reçu le coup.
Le docteur Thomson rapporte qu'après la bataille de Waterloo, il a vu huit ou dix blessés chez lesquels une balle avait passé derrière les yeux d'une tempe à l'autre. Chez tous, il était survenu un gonflement considérable, de la douleur, et une tension de la tête et de la face. Il dit qu'un examen superficiel aurait pu faire croire que dans ces cas la balle avait pénétré dans la cavité crânienne. Il fait observer qu'on a rapporté des cas de cette espèce, dans lesquels on a attribué la cécité qui avait suivi, à la lésion de la partie inférieure des lobes antérieurs du cerveau par la balle , mais qu'il est plus que probable qu'en semblable circonstance le cerveau n'avait pas été louché.
Dans un des cas observés par le docteur Thomson, un des yeux fut détruit par l'inflammation ; l'autre devint amaurolique. Dans un autre, où la balle avait suivi la même direction, aucun des yeux ne s'en-
(1) Mrdioal, Chirurgical an.l Analomical Cases and Observations, Iranslatcd by WirKnian Obs. LXXIV, p.92; Lonilon,17y3. ^