‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 25 sur 144 · MALADIES DE L ORBITE · texte numérisé non relu

MALADIES DE L ORBITE

IVamma, mais lous deux l'cstèi-cnl aniauroliqucs. 11 dil que chez quelques-uns de ceux qui lurcnl alTeclés d'ainaurose, il y avait tout lieu de croire, d'après le trajet suivi par la balle, que les nerls optiques avaient été divisés; mais chez un nombre assez considérable, il était évident, au contraire, que le proiectile n'avait pas touché ces nerls. Il a aussi rencontré divers cas dans lesquels la balle, traversant les deux orbites, avait passé derrière la racine du nez sans la briser. Dans un cas ou a balle avait passé derrière et sous les yeux, le blesse, au bout de quelques semaines, fut pris de spasmes douloureux de la face, qui, par leur intensité et le mode des attaques, ressemblaient a un tic douloureux (1).

47 - On cite souvent, d'après Valleriola, le cas d'un soldai dont la lèle fui Jveî^éf d'une £.peVl'aulre Ja.- L balle c,«i enlranl à gauc,,e, vml son. un peu p u haul à droite. Il survinl des symptômes apoplectiques dont il guérit, mais il resia aveugle et sourd (2).

Ofa 48. - Dans »n des engasemenls ,ul e«reiu lie» Rl,'!?nlSSi »,1

du sang. La face était considérablement enflée, surtout au niveau de la le.ioii

"''ïes esquilles furent enlevées, les plaies lavées et pansées, '^^^^J'f . ts'aussS presses iLpées dans l'eau froide. On en «onlinua 'usage p^^^^^^^^^^^^ Bour nrévenir l'inflammation du cerveau que pour mo^leier 1 ecouiemen au bdu^ rc eî B uiens ne voulut pas arrêter brusquement cet écoulement, £ ce qu le SderaU^^^^^^^^ salutaire pour le blessé. Pendant les quinze premiers jour, i suimu ;Ss du délire ; mais les applications froides f ^^^^^^^^ ventouses entre les épaules, modérèrent ce symplome. 1 se forma ^^^^ ^

-XJ^Z:V='^ t ?Sde d'u^e .ible

^TZi:;=:S.écutifs decette l>iessure,ledocte.^aud..s .joté^^^^ une plume introduite dans les narines ne détermine aucune sensation, m^^^^^^^^ soit parfaitement sentis; bien que la pituitaire ne fût pas «"^'•^'■<^™f P^^.^'^^^^^^^^^^^^^ a p ésence des vers n'y déterminait aucun prurit; f '^' uss? S^^^

détruisirent, et les yeux s'affaissèrent; l'odorat fut abo i, et ^ 1 J

fence affaiblie. Le malade a conservé la mémoire de ton ce qui lu ela ^ ^ ^ "^^ ^^^^^^^^^ Sut ; mais pour tout ce qui s'était passé depuis loi. j J^^/^^-^ «^1^^

choses survenues la veille au soir. 11 ne '^^"l'^'f ''Vf «iS s'é^ ÏÏ^ en deux

nourrissait encore l'espoir de recouvrer la vue. Ses pUues s tlaieni cicdiubt«

mois (3).

5 Balles extraites de l'orbite, ou abandonnées dans cette cavité - On peut quelquefois découvrir et enlever une balle qui a penctie

gSim:;;:s'oMhe Lilerary and Philosophical SociCy of Manches.cr, vol. IV, p. 2

Manchcslor, 1793.

(5) Op. cit., p. 127.

nLKSSlIllES I)K 1. OUniTU .

rinlérieur de lorbito. DaiUres l'ois, on ne peut ni rexlraire, ni même reconnaître le trajet qu'elle a suivi; de sorte que, si l individu survit, il faut laisser au temps le soin de l'expulser par le gosier ou par toute autre voie.

On doit, si ou le peut, rechercher et extraire jusqu'aux grains de plomb qui auraient |)u pénétrer dans l'orbite ou se lixer dans ses parois. Si on les laisse dans la substance des os, ils peuvent provoque)' la formation d'exostoses. Dans les cas où l'on abandonne ainsi une balle de mousquet, on doit s'attendre à des douleurs intenses et prolongées, à la carie, à l'cxfoliation des os, à la formation de foyers profonds de suppuration, à la mortification des membranes muqueuses, à des gonflements œdémateux de la partie du corps vers laquelle se porte la balle, enfin à une guérison fort pénible. Il se forme, avant la sortie de la balle, des trajets fistuleux qui persistent après sa sortie, et il y a généralement danger à provoquer leur fermeture. Il faut attendre que les parties profondes soient revenues à leur état normal, et alors les fistules guérissent d'elles-mêmes.

Obs. 49. — Le docleiir Heiinen rapporte (1) le cas d'un soldat qu'on lui amena quelques semaines après qu'il eut été blessé, pour qu'il lui pratiquât l'extraction d'une balle qui lui occasionnait des souffrances excessives, gênait la respiration et la déglutition, l'empêcliait de parler distinctement, entretenait une irritation dans le gosier, et provoquait un flux constant de salive, avec tendance aux vomissements. Il la trouva à la partie postérieure de la gorge, formant en arrière une tumeur qui était presque en contact avec le voile du palais. Elle avait pénétré, en fracturant l'os, à l'angle interne de l'œil. Bien que la perte de la vision eiit été le résultat immédiat de la blessure, le globe de l'œil n'était point détruit ; la cicatrice apparente et l'état d'inflammation de l'organe étaient les seuls indices du passage d'un corps étranger auprès de cet organe.

Obs. 50. — Un des exemples les plus remarquables d'une balle ayant traversé l'orbite, pour sortir plus tard de la tête, est celui du docteur IHelding qui fut blessé à la bataille de Newlierry, du temps des guerres civiles. La balle était entrée par l'orbite droit et s'était portée en dedans. Après 30 ans de séjour dans les parties et une multitude d'exfoliations dans le trajet de la plaie, le nez et la i)ouclie, après plusieurs gonflements innammatoires autour de la mâchoire, elle tut eniin extraite par une incision pratiquée au voisinage de la pomme d'Adam (2).

Obs. ad. — Un soldat des armées de Napoléon reçut une balle de mousquet juste audessus de l'orbite gauche ; mais comme un de ses voisins était tombé mort au même instant, le blessé pensa que la l)alle qui l'avait frappé avait ricoché sur sa tète et tué son camarade. Pendant plus de vingt-quatre ans il fut sujet ù de violentes douleurs dans l'œil gauche et la tète; son œil faisait une saillie marquée hors de l'orbite. Les divers chirurgiens auxquels il s'adressa de temps en temps, ajoutant foi à son histoire du rebondissement de la balle, ne lui procurèrent que peu ou pas de soulagement, lîn 1837, il vint à l'iiopital de Vérone, où le docteur de Dorsa, après un examen attentif, arriva à cette conclusion, que la saillie de l'œil s'élant montrée au moment de l'accident, ne pouvait être duc qu'à la ])réscnce d'un corps étranger dans l'orbite; une portion d'os, exfoliée a la suite du coup, aurait dû être éliminée ou absorbée après un laps de temps aussi long. ' ' '

(1) Op. cit., p. 501.

(2) Philosopiiical Transaclions,libri(lgfd l)y Jokes, vol. V, p. 203.

52 MALADIES DE I- ORHITE.

de un

On enleva une portion de l'orlMle à l'aide d'une couronne de lré|)an. On trouva le trajet 3 la balle ossillé, à l'exccplion d'une iielile ouverture d'où s'échappait de temps en temps un peu de liquide. L'os enlevé, une sonde rencontra la balle au fond de l'orbite: on I enleva au moyen de pinces. L'œil rentra alors dans sa cavité, et après quelques semâmes i\ s atrophia. Les violentes douleurs disparurent complètement, et cet homme vécut encore cmq ans: après quoi il mourut d'une pleuropneumonic. A l'autopsie, on reconnut que le trépan n'avait pas ouvert la cavité du crâne. Vis-îi-vis du point où l'on avait enlevé une portion d'os, existait un dépôt de substance osseuse (1).

6 Balles ou autres corps étrangers introduits à travers l'orbite et abandonnés dans le crâne. — Bien que d'ordinaire les plaies d'armes à feu qui intéressent le cerveau, après avoir traverse l orbite, déterminent une mort immédiate, il existe cependant quelques cas rares dans lesquels une balle ou tout autre corps étranger a pu rester longtemps dans l'intérieur du crâne sans déterminer d'accident.

Obs. m. - Petit racontait dans ses leçons le cas d'un soldat qui avait reçu ^f^f^^^ mousquet à l'angle interne de l'œil. La blessure parut très-simple et se cicatrisa sou

y avait un abcès dans le cerveau (2).

n, K-i T finniPiir Heuncn (3) rapporte l'histoire d'un soldat français blessé à Wa- JlooUme ^SS^émsvSS^ii^ le gauche, bien qu'il ne parût nullementlése, ne d?t coï e^^^^^^^^ Le docteur Hen'nen palpa au-dessous de l'apophyse zygonia-

aue e 10 ^Ho^^^^^ de la blessure; mais l'état œdémateux des parties ne lu. pern pas dl découîïir le trajet de la balle. Le blessé lui-même était convaincu qu'elle ava.t pénétré dans le cerveau. Il retourna en France convalescent.

En regard des cas dans lesquels une petite plaie du cerveau, à travers l'orbite, a déterminé une mort immédiate, on peut citer ceux ou des corps tels que la culasse d'un fusil, un morceau de fer de plus de tio Douces de long et pesant plus de trois onces, ont passe, a traveis k fronta clan le cerveau, eï en ont été extraits, dans le premier cas, arboutde deux mois, et dans le second le vingt-septième jour après

ccïnt Ss le pr;mier cas recueilli par M. ^^^^î^ bitaire avait dù être détruite, car c'est par cette voie qu on fit 1 exliac don d'une des vis du chien. Le blessé mourut trois jours après que la "^^Z^ extraite du cerveau (4). Da.is le secon^ cas^ qui appartient au docteur Rogers, le blessé guérit avec la perte d un a l o>

7. Balles ou autres corps étrangers traversant o bit et le cer Jau • perte de substance du cerveau à la suite des plares d ~ u et Z autres blessures de lorbite.-Us effets de semblables blessures

BLIiSSURES DK lAlllIilTE.

doivLMil, en général, rossoinblcM' à ceux Wopl'ei' a décrils dans l'observation que nous allons rapporter; il esl élonnanl que, dans ce cas, la mort ne soit pas survenue plus vite. On cite des exemples bien plus remarquables encore, de balles ou d'autres corps lancés par une force explosive, ayant traversé l'orbite et le cerveau, et où il y a eu guéri son.

Obs. 54. — Un chasseur, dit Wepfer (1), lenant le bout de son fusil à la main, loucha accidentellement la gâchette avec son pied. I.e coup partit, et deux halles entrant par le côté droit de la màclioire inférieure, traversèrent l'orbite gauche et vinrent sortir à travers le pariétal gauche près de la suture lanibdoïde. L'œil gauche fut chassé hors de l'orbite. L'intelligence du blessé parut intacte, et jusqu'à la lin du quatrième jour tous ses membres continuèrent à se mouvoir facilement. Vers celte époque, il se mil à chauler; mais une heure ou deux avant sa mort, la parole cessa d'être distincte, bien qu'il témoignât , encore par des signes de tcle qu'il comprenait ce qu'on lui disait. 11 commença à porter I ses bras de côté et d'autre, comme s'il était en proie à la souffrance; Il survint de petits i accès convulsifs, du délire pendant la nuit, et le malade succomba le cinquième jour. Pendant la vie, un écoulement Ichoreux abondant s'était produit par l'ouverture située près de la mâchoire. A l'autopsie, on put suivre le trajet de la balle à travers le cerveau, du pariétal à l'orbite; on remarqua que ce trajet était rempli d'un ichor semblable à celui qui s'écoulait de la plaie de la mâchoire.

L'observation suivante d'un coup de feu traversant l'orbite et le crâne, et suivi de guérison, ressemble à beaucoup d'égards à l'observation de fracture de l'orbite de M. Cagua que nous avons citée page 8.

obs. S5. — Un garçon de 17 ans fut atteint par une balle de mousquet, qui, se dirigeant de bas en haut, traversa la lèvre supérieure, la narine droite, la voiJle de l'orbite, le crâne, , et vint sortir à la partie supérieure de l'os frontal, toul près de la suture sagittale , point ; où elle détermina une large blessure des téguments avec perle de substance. Il survint un tel gonflement que la tête en devint effrayante.

On pratiqua une incision sur le point blessé de l'orbite, et dès le premier pansement, on en vit sortir une portion des deux substances du cerveau de la grosseur d'un petit œuf de poule. L'œil était énormément gonflé, principalement la paupière supérieure, à laquelle on pratiqua une incision pour permettre la sortie du sang qu'on y supposait exlravasé; mais au lieu de sang il en sortit une esquille et un morceau de matière cérébrale égalant en volume le tiers de la portion déjà sortie. On pansa les plaies légèrement, et le malade fut fréquenmient saigné. Il s'échappa encore quelques parcelles du cerveau. Le quatrième jour, celui-ci tomba en suppuration; le cinquième, l'écoulement devint très-considérable. Le malade alla assez bien depuis le moment où il avait été saigné jusqu'au onzième jour. Le lendemain il était plus faible. Le treizième jour, le pus du cerveau, qui s'élait jusque-là échappé par les ouvertures d'entrée et de sortie, fut en partie retenu; le blessé tomba dans un étal d'assoupissement et d'accablement général.

M. Bagieu, chargé du traitement, ayant de nouveau examiné minutieusement les plaies, enleva une large esquille provenant du sommet du crâne. Aucun soulagement ne suivit celle extraction; les symptômes allèrent en empirant jusqu'au quinzième jour, où chacun s'attendait à voir mourir le blessé. M. Dagieu s'aperçut qu'eu comprimant la jieau dans le I point d'où il avait extrait l'esquille, on faisait sourdre du pus, ce qui le porta à soupçonner une accumulation de ce liquide dans cet endroit. Dirigé parcelle idée, il enleva la peau et quelques portions de la dure-mère, de façon à livrer une libre voie à la sorlie des liquides. Le pouls se releva cl, le lendemain, le blessé put parler; ensuite la suppuration diminua lentement. Vers le dix-neuvième jour, les parties molles commencèrent à bourgeonner, et la plaie du sommet de la tète fut bientôt fermée. Il n'en fut pas

(1) Op. cil. obs., XV, p. ôô.

5/l. MALADIIÎS 1)K l ORBITE.

de même de celle de la piuipière, où il se forma un gros champignon, dû à la présence d'esquilles qui se scparaienl de l'os voisin. On cul iieau couper et brûler ce cliampignon, il fallut allcndre i)alieinmenl la sortie des esquilles; alors on en vint facilement à bout : la plaie se ferma et le blessé se rétablit complètement (d).

Les deux cas suivants de guérisoi» sont, à quelques égards, encoi-e plus remarquables :

OOs. 56. — Nicolas-Joseph Brune, âgé de 17 ans, voulant décharger un fusil, commença par enlever les balles à l'aide du tire-bourre qu'on emploie d'ordinaire ; mais il ne put parvenir à enlever de même le papier et la poudre. 11 brûla, dans le même but, plusieurs amorces. A la fin, il se décida à faire rougir la grosse extrémité de la baguette, et à l'introduire dans le canon du fusil. A l'instant la poudre s'enflamma et lança la baguette qui vint atteindre Brune à l'orbite droit, dans le lieu où l'os unguis s'unit a l'apophyse nasale du maxillaire supérieur. Se dirigeant en haut et en arrière, elle vint faire une saillie de dix pouces au côté droit de l'angle supérieur de l'occipital.

Au bruit de l'explosion, le père, effrayé, accourut au secours de son hls, qu'il trouva tombé à terre. U le releva sur-le-champ, et saisissant à deux mains la grosse extrémité de la baguette, il la lui arracha de la tête. Deux onces de sang environ et quelques débris de matière cérébrale s'échappèrent des deux ouvertures. Un chirurgien pansa les plaies, prescrivit la diète, mais ne pratiqua pas de saignée. 11 ne survint aucun symptôme fâcheux, à part l'inflammation de l'œil qui fut détruit. U s'écoula par les deux plaies une quantité considérable de pus, et du trenle-«ixième au cinquante-deuxième jour, il sortit quelques portions d'os nécrosées. Au bout de trois mois la cicatrisation était complète.

Le urofesseur Ansiaux a eu plusieurs fois depuis l'occasion de l'examiner et de le faire voir à ses élèves. Sa sanlé est parfaite et il peut se livrer aux travaux les plus rudes (2).

Qjjg 57 phinéas P. Gage, âgé de 25 ans, était en train de charger de poudre une mine creusée dans le roc. On a l'habitude, en achevant de remplir le trou, de recouvrir la poudro avec du sable. La charge étant convenablement disposée, Gage prescrivit a son aide de metlro le sable; puis, au bout de quelques secondes, supposant car U availla tète tournée, que le sable avait été bien mis, il bourra comme d'ordinaire la charge avec une barro de fer. L'aide n'avait point accompli son ordre; la barre de fer, faisant jaillir une étincelle du roc. alluma la poudre qui lit explosion. Gage se tenait alors au-dessus du Tou penché en avant, la face un peu tournée de côté ; la barre de fer fut lancée direclemenl en haut à une grande hauteur, après lui avoir traversé la tete. La plaie ainsi faite S Oblique et traversait le crâne, suivant une ligne droite s'etendan de 1 angle de 1 mâchoire inférieure gauche à la partie moyenne du frontal, près de la suture sag ttale. La Z TesailTs elle avait 3 pieds 7 pouces de long et 1 1/4 pouce de diamètre.

L'extrémité qui avait pénétré la première était pointue, la portion amincie mesurai < poucefe aSl/4 depoucede diamètre, circonstances auxquelles le blessé du probablemen T^e lBbL fut ramassée couverte de sang et de matière cérébrale, à plusieurs verges

'^"lalS une hémorrhagie considérable et la perte de matière cérébrale le blessé fut Jéri dans l'espace de deux mois; l'œil gauche resta amaurolique e pme de la faculté de s PO te en dehors et en haut ; la paupière supérieure fut affectée de plosis. Pendant foute la durée du traitement, il ne survint aucun symptôme de commotion, de compression ou d'inflammation du cerveau. ^r„oon,.,. Ce cas a été traité par le docteur Harlow, et habilement commente par le professeur

Bigelo\v(3).

8. Portion de l'orbite enlevée par un coup de feu. — L'angle lem-

(,) Mémoires de l'Académie royale de chirurgie . I, par.ie II, p. 127, 12-. Paris, 1780- 2 Clinique chirursiculc, par N. Ansiaux p. 2/0. Lu-go, 1829. Philadcl- (3) American Journal oflhc Médical Sciences. New Séries, Vol. XX, p. lo. 1 h.laUc. phia, 18S0.

ULESSUUKS U12 l/oUIUTE. ûT)

poral de l'orbile esl surloul sujet à cet accident, Quelquelois, une portion considérable de la face est détruite conjointement avec le bord inférieur de l'orbile ou son plancher ; néanmoins, la guérison peut avoir lieu. On a vu la voûte orbilaire elle-même être tellement fracassée qu'il a fallu l'eidever; la vie a pu être conservée.

Obs. 58. — Le capitaine M..., âgé tic 38 ans, offlcier français, fui hlessé d'un coup de feu le 1" avril 1830, dans une affaire contre les Algériens. La balle pénétra à la partie inférieure et externe de la base de l'orbite, et vint sortir derrière l'oreille, emportant l'os malaire, à l'exception d'une partie de sa face supérieure et de ses angles supérieur et Inférieur, que le docteur Baudens (1) n'enleva pas, bien qu'ils fussent complètement mobiles. Toutes les parties molles, jusqu'à l'oreille, étaient lacérées et offraient une plaie contuse effrayante, dont le fond correspondait à la fosse temporale.

En introduisant doucement le doigt dans le trajet de la plaie, le docteur Baudens put retirer quelques petites esquilles osseuses , mêlées de gros caillots de sang. Il replaça les portions d'os qui avaient conservé quelques adhérences, et ménagea soigneusement la coque oculaire dont les humeurs s'étaient échappées , afin de conserver un moignon mobile qui pût permettre l'application d'un œil d'émail. Ayant ensuite égalisé les bords de la plaie, il les rapprocha à l'aide de la suture.

La cure dura deux mois; il n'y eut aucuns symptômes cérébraux; un linnihis aiirium fort gênant fut dompté à l'aide de saignées locales; la suppuration ne fut pas considérable; les bords de la plaie se réunirent parfaitement, laissant une cicatrice linéaire; il n'y eut pas d'exfolialion.

Obs. S9. — Guibon (2), âgé de 30 ans, fut blessé, le 10 décembre 1832, d'un coup de mitraille à la partie Inférieure droite du frontal. La plaie était contuse et déchirée, avec des esquilles enfoncées dans l'orbite. On enleva toutes les esquilles, et parmi elles une portion considérable de la voiJte orbilaire ; il s'écoula de la matière cérébrale; mais il ne survint ni perte de la sensibilité ou du mouvement, ni altération de l'intelligence. Le 2 janvier la guérison était fort avancée (3).

Obs. 60. — Louis Vanté fut frappé obliquement à la face par un boulet de canon, qui lui enleva toute la mâchoire inférieure et les trois quarts de la supérieure. Les deux maxillaires supérieurs, les os propres du nez, le vomer, l'ethmoïde , les deux os nialaires et zygomatiques furent brisés; les parties molles correspondant à ces os, broyées; l'œil droit rompu ; la langue coupée en travers; le pharynx et l'ouverture postérieure des narines, ainsi qu'une des cavités glénoïdes complètement mis à nu. Tel était l'état de celte plaie que les camarades de ce soldat, le croyant mort, l'avaient déposé dans un coin d'un des hôpitaux français d'Alexandrie. Quand Larrey le vit pour la première fois, son pouls était à peine sensible, le corps était froid et sans mouvement.

Comme il n'avait rien pris depuis deux jours, le premier soin de Larrey fui d'administrer au blessé, à l'aide d'une sonde œsophagienne, un peu de soupe et de vin. La force lui revint ; il se leva seul et témoigna la plus vive reconnaissance. Larrey lava la plaie, enleva les corps étrangers qui y adhéraient, retrancha les parties molles désorganisées' lia plusieurs vaisseaux qu'il avait ainsi ouverts, rapprocha les lambeaux, et les maintint autanl que possible à l'aide de la suture. Il réunit aussi à l'aide de la suture les deux moitiés de la langue. 11 recouvrit le tout d'un linge troué trempé dans du vin cliaud, puis de charpie fine, de compresses et d'un bandage. Toutes les trois heures on administrait a l'aide de la sonde un peu de soupe et quelques cuillerées de vin. Le pansement fut fréquemmenl renouvelé à cause de l'écoulement constant de salive et d'autres liquides. La

(1) Op. cit., p. 151.

(2) Paillaiid. Relation diirurgicalc du siège de la citadelle d'Anvers, p. Ifô Paris, 1833

(o) LAnniîY. Mémoires do chirurgie militaire, I. Il, p. m. Paris, 1812. Vauli' survécut 18 ans a sa blessure et mourut à Cl.nrenlon de mort violenle. On trouve dans le Dicliou. des sciences médicales, l. XXXIX, pi. 2, un dessin de son aspect pendant la vie, et dans le Journal complément, du Dictionnaire, l. VIII, p. H'J, une figure représentanlson crànc disséqué.

56 MALADIES UK L OUblTi:.

suppuralion s'éliiblil, les escarres se dûtaelièrenl, les bords de celle énorme plaie se rapprochùrenl, les parties rapprochées s'uiiirciil; Irciile-ciiKi jours après sa blessure, cet liommeélaileii élal d'être Iransporlé; ciiliii la cicalrisalioii iulparlaile. Apres avoir elé nourri pendant quinze jours à l'aide de la sonde, il put prendre ses aliments lui-même a l'aide d'une cuiller. , ,. .,

Le malade retourna en France et, deux ans après, quand Larrey publia son ouvrage, il vivait en bonne santé ù l'Hôlel des Invalides. Il pouvait mÎMTie parler assez pour se fau r comnrcndre. surtout quand la large ouverture de sa lace était lerniec a 1 aide d une pNuiuc

d'argent doré.

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Je viens d'essayer de cUisser méaiodiqiiemenl les dillerenles ble sures qui peuvent alteindreTorbile, elles diverses conséquenees ((u elh entraînent; j'ai cité des exemples à l'appui. Il ne me reste plus qu quelques mots à dire sur deux points.

1 . Pronostic— Il ressort très évidemment des cas que nous venons de passer en revue, que, bien qu'une mort immédiate soit la conséquence ordinaire d'une plaie de l'orbite s'étendant jusqu'au cerveau, d y a néanmoins des cas où il n'en est pas ainsi. Dans quelques-uns la vie s est maintenue plusieurs j ours ; dans d'autres , le blessé a guéri completemen l .

Laissant de côté l'importante question de savoir si un gros vaisseau a été ouvert et s'il y a eu du sang épanché, on peut dire que ce n est pas tant l'étendue de la lésion cérébrale que la soudaineté avec laquelle elle s'est produite, qui constitue le danger. Nous avons vu des exemples dans lesquels des portions considérables du cerveau se sont désorganisées lentement, et où cependant la vie s'est prolongée pendant plusieurs années,tandis que les plus petites plaies du cerveau, à travers une perforation de la voûte orbitaire, ont détermine une mon immédiate. Les pathologistes ont généralement essayé d expliquer <■ effets soudains et funestes de ces plaies du cerveau, en disant qu ell privent subitement le cœur ou les organes de la respiration, de l inilux lierveux nécessaire à l'exercice de leurs fonctions. Mais comment se fait-il que la mort survienne si subitement dans certains cas tan(li> que d'autres blessés souffrent si peu à la suite d'une plaie souchine ol étendue du cerveau, qu'ils languissent, comme le malade de M. aldon avec sa culasse de fusil dans la tête, ou guérissent comme ceux U MM Cagua, Bagieu et Harlow? C'est ce que l on ne peut explupu i . pas plus^ qu'on ne peut dire pourquoi un homme aura un m^^^^^^^^^ enlevé par un boulet de canon sans éprouver e moindre s>n ptom d'agitation corporelle ou mentale, tandis que la plus légère bk.su c Ï^l^rminera chez un autre une pâleur mortelle, des — n^ copieux, une perspiration abondante, un tremblement geneial. l)i. que ceh dépeml de différences dans la susceptibilité nerveuse, ce.i exprimer la chose en d'autres mots, ce n'est pas l'fxpl^qiH;»*-

2. Trailoment fjénéral. - Quant au i de l'orbite il est facile à établir. Il doit consister dans a lianqu llilc Ît ^"eplls: une diète sévère, la saignée, s'il survient quelque réaction.

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PICaiOSTITF., OSTÉITE, C.VlUK l'T NKCHOSR. 37

les opiacés, les laxalil's, les légers (liai)iioréli(iiies, (iiielqiiel'ois une pilule uiereui'ielle, si racliou du l'oie se dérange, comme on le voil souvent à la suite d'un repos prolongé; rentreticn d'une grande propreté des parties blessées, et l'usage de cataplasmes ou de pansements simples fréquemment renouvelés. Il ne faut pas négliger l'emploi de la saignée, mais il faut aussi se garder d'user de ce moyen trop tôt ou trop abondamment. On doilexaminer souvent les pai'ties, afin d'extraire promptement les esquilles ou tout corps étranger capable d'entretenir l'irritation. Aussitôt que les escliares sont éliminées et l'inflammation tombée, il faut rapprocber les lèvres de la plaie et les maintenir en contact autant que possible ; néanmoins, l'on doit garder une juste mesure, ne pas abuser de la sonde, ou vouloir trop agir, ou fermer prématurément les issues par où le pus et les corps étrangers doivent s'écbapper. Dans certains cas, il faudra inciser les parties molles, ou même appliquer le trépan, pour permettre la sortie du sang extravasé, évacuer la matière purulente, relever les pièces d'os enfoncées, enlever celles qui sont délacbées. Toutes choses égales d'ailleurs, la cure marche d'autant plus favorablement qu'il existe une issue plus facile pour les fluides extravasés ou pour ceux que doit fournir la plaie. Une simple fissure avec efl"usion de sang, suivie d'inflammation, est souvent plus dangereuse qu'une fracture avec esquilles, même compliquée de perte de la substance cérébrale.

SECTION III

PÉRIOSTITE, OSTÉITE, CARIE ET NÉCROSE DE l'oRBITE (1).

Nous n'avons jusqu'à présent étudié que les afl'ections de l'orbile produites par les causes extérieures dans toutes leurs variétés ; il nous reste à examiner celles qui sont dues à l'inflammation ou à ses conséquences.

Les os sont susceptibles des mêmes affections que les parties molles; ils s'enflamment, et alors ils rougissent, se gonflent, deviennent douloureux, et sont le siège d'épanchements; à des périodes diverses, ou lorsque les circonstances diflerent, on les voit se durcir ou se ramollir; ils suppurent, s'ulcèrent, se mortiflenl, tombent en gangrène. A raison de la matière minérale qu'ils contiennent, dans la proportion de 2 contre 1 de substance animale, tous les i)hénomènes, soit naturels, soit morbides, qui s'accomplissent dans les os, bien qu'ils soient abondamment pourvus de vaisseaux sanguins, parcourent leurs périodes bcaucoupplus lentemcntqueles phénomènes analogues qui s'exécutent dans les parties molles. L'inflanunalion, l'ulcération et la mortilication avec

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58 MALAUll'S Dli L'oniilTK.

tous leurs pliéiioniènos coiicoinilaiils, ninrcliciil surtout très-leiilcinciit dans les os. On i)eul y rencontrer rinnanimution aiguë ou chronique; mais cette dernière est de beaucoup la plus Iréciuentc. Le périoste, qui les enveloppe partout étroitement, possède un degré de vitalité beaucoup plus élevé que les os eux-mêmes ; et comme cette membrane n"est pas seulement adhérente à leur surface, inais (ju elle envoie de nombreux vaisseaux dans le réseau non interrompu de canaux et de cellules creusé dans leur substance, on voit presque toujours les os s'altérer lorsque leur périoste devient malade. Le périoste peut cependant se détacher d'un os sans que celui-ci meure ; de même un os peut s'enflammer ou se carier sans ([ue le périoste s'en sépare. Tous les changements qu'entraîne l'inflammation dans les os, ont leur siège dans les canaux de Havers, aussi bien que toutes les tumeurs malignes ou non malignes.

La dure-mère, en s'échappant par les nombreuses ouvertures ([ue présente le crâne, se continue dans le périoste. Lorsque l'enveloppe que la dure-mère fournit au nerf optique est parvenue au point d origine des muscles droits de l'œil, elle se divise en deux lames, une extérieure qui vient se confondre avec le périoste de l'orbite, une autr interne, plus blanche, plus dense, plus épaisse, qui forme en dehoi du névrilème un étui lubulaire au nerf, et vient se perdre dans la sclérotique Entre ces deux lames, existe un canal destiné au passage c e l'artère ophthalmique. Ce n'est pas par le trou optique seul que la dure-mère pénètre dans l'orbite ; elle ferme en partie la fent€ sphenoorbitaire et elle envoie par cette ouverture dans l'orbite un prolongement qui se confond avec le périoste de cette cavité. C'est à travers ceprolongement que les nerfs de la 5^ delà 4% de la 6^ paires et la première branche de la S« pénètrent dans l'orbite, et que s en échappe la veine ophthalmique. A la base de l'orbite, le périoste de cette ca^^te se continue avec celui de la face et avec le fascia palpébral ou couche- fibreuse des paupières. Les os de l'orbite ne tirent pas leur nourriture du nérioste seul - ceux de la voûte sont aussi alimentes a leur face supe- S arTa dure-mère; ceux du plancher, à leur face inférieure, e, ceux d la paroi interne, à leur partie moyenne, par a "uiquc^ise d ^ cavités nasales, et enfin ceux de la paroi externe par le périoste de la

^''^^r/- L'inflammation du périoste et des os de l'orbite peut être

le Stai de causes diverses; par exemple : 1» de blessures , proba-

blem^decellesquis'accompagnentde(Vacture;2^

0 des autres causes ordinaires d'inflammation; o« de la syphilis de la

rit le oude toute autre alTection constitutionnelle agissant loca emeii 4" tî rcxtension de Tinflammation des parties voisines, et s ir- To de ce le des parties molles contenues dans l'orbite. On peut appeler

eUctu rr'e^tà la suite des trois premiers ordres de causes, inflam-

l'ÉRIOSTITE, OSTÉITE, CARIE ET iNÉCllOSE.

malion primaire, el inflammation secondaire celle (|ui succède au dei'nici' ordre.

L'inflammation du périoste et des os de Torbitc, qu'elle soit primaire ou secondaire, peut se terminer par résolution. Si le péi'iostc i-eslc épaissi, on donne à ce gonflement le nom de nodus ou périostose. S'il reste à Tintéi-ieur ou à la sui'lace de l'os enflammé un dépôt de matière osseuse en excès, on l'appelle hyperostose ou nodus osseux. La périoslite et l'ostéite peuvent se terminer par la formation de pus, et ce liquide peut se déposer soit entre le périoste et l'os, soit dans les cellules de celui-ci. Quand la maladie détermine l'absorption ulcérative de la substance osseuse, on l'appelle carie, et nécrose quand elle amène la mortilicalion de la portion d'os enflammée.

La périostite ou l'ostéite de l'orbite, suite des deux premiers ordres de causes que nous avons énumérés, afl'ecte plus souvent une marche aiguë, et s'accompagne plutôt de douleur vive, de fièvre, et d'un danger immédiat, que celle qui est due aux deux derniers ordres de causes. Quand elle est aiguë, il y a probabilité que le pus se déposera entre le périoste et les os; que le globe de l'œil sera déplacé, si l'aflection siège complètement à l'intérieur de l'orbite; et enfin qu'il se développera du côté du cerveau une inflammation sympathique mortelle. L'inflammation chronique, au contraire, détermine plus souvent l'épaississement du périoste et la destruction des os.

Je ne crois pas utile de décrire plus au long que je ne l'ai fait dans la section précédente, les accidents inflammatoires qui accompagnent les blessures de l'orbite. Dans les plaies pénétrantes, et surtout dans celles par armes à feu, on doit s'attendre à l'inflammation des os et du périoste, inflammation presque inévitablement suivie de suppurations, d'escarres, de fistules, de caries, de nécroses et d'exfolialions prolongées.

Demours (1) parle de l'inflammation primaire du périoste de l'orbite comme d'une aflèction extrêmement commune ; mais le symptôme qu'il lui assigne n'est, bien évidemment, que la névralgie circum-orbitaire, qui, s'accroissant chaque soir et diminuant le malin, accompagne quelques ophthalmies internes. Il me parait plus rationnel de rapporter en pareil cas, les douleurs aux branches de la 5" paire qui s'irradient hors de l'orbite, qu'au périoste.

La cause la plus fréquente de l'inflammalion des os de l'orbile parait étrerinfliuumation, se terminantpar suppuration, du tissu cellulaire de l'orbite ou de la glande lacrymale, et les abcès que, par timidité ou négligence, on s'est abstenu d'ouvrir. Dans certains cas de violente inflanunation du globe de l'œil, l'aflection se propage non-seulement aux parties molles voisines, mais aussi au périoste et aux os. Les

(1) Di;>i()i.ns. Tniilé des iiuilaili<-s dos yeux, 1. 1, p. 91. l'iiris, 1818.

/(.() MALADIKS 1)K l'oUUITF..

Iiiniciirs do rorbiU' (jui loinbciil (mi suppuration peuvent prodiiii-e les mêmes ell'ets.

Les inllammations des os de l'orbite varient sous le rapport du siège et de rétendue. Les points qu'on a trouvés le plus souviîiit alVeclés sont: sa cireonlerence externe, la fossette laeryinale,la partie moyenne d une ou de plusieurs de ses parois, enlin le sommet de l'orbite dans le point où il communique avec le crâne.

g I. — Périorbitis aiguë.

Les symptômes de l'inflammation aiguë du péi-ioste et des os de l'orbite sont presque tous renfermés dans l'observation que nous allons rapporter. Le cas d'une dame, cité parle docteur Abcrcrombie (1), et dans lequel une tumeur de la paupière supérieure, ayant été ponctionnée, donna issue à du pus, tandis qu'une sonde introduite pénétra profondément dans l'orbite et fit sentir l'os dénudé, se rapporte jusqu'à un certain point au sujet que nous traitons. La douleur dans la tempe gauche, dont la malade fut prise soudainement au début de sa maladie, se rapporte Irès-bien à l'inflammation du périoste qui tapisse la voùle orbitaire, et il y a quelque raison de croire que l'inflammation mortelle de la dure-mère et de l'aracbnoïde qui s'est développée du côté droit, n'a été qu'un eflet sympatbique de la maladie antécédente de l'orbile gauche.

Ots 61 — Un garçon de quinze ans portail une tumeur à la joue droite et était atteint de mai de" dents. Au bout de quelques jours, la douleur passa au côté gauche de la tele et occupa entièrement l'œil et ses dépendances. Il fut alors pris d'attaques -|;^eguli;;;es de fièvre,, vec insomnie el perte d'appétit, el, vers le septième jour, d'un délrentense. Le huitième jour, la paupière supérieure était gonnée au point de cacher 1 œil ; en la soufev iroTvoS celu\-ci'plus proéminent que de coutume. Nausées, céphalalgie in ense et rèv re modérée, mais avec conservation de la connaissance; il survient un peu de del. la nuit et le gonnemenl s'étend au delà des paupières, sur le front. Le neuvième jour, le fUMire psi nprmanenf le dixième jour, survient le coma, puis la mort.

La pauErg u^^^^^^^ téguments du front du même côté sont infiltrés de pus; le frJ;, a e dénudé et carié dans une étendue considérable ; l'abcès ^ Pt l'on trouva du DUS dans la partie postérieure et inférieure de cette cavité, os était nu si dénuSé d n c o nt. La carie du frontal occupe toute son épaisseur et s'étend en Sruteu. un peu au delà de la naissance des cheveux; transversalement, elle va de

TSS'SrSiëï^rînS ïpus dans un espace qui correspond à l'nff c on e«, mais elle n'est point séparée de la voûte de l'orbite L arachnoïde e

le cerveau, sous tout autre rapport, parait saiii ('2).

Dans la périorbitis aiguë, quelque limitée que soit rinflammalion. on doit, à toute évidence, recourir à des moyens antiphlog.sl.ques

(1) p.„holos;ir,al and Pnu-lieal Uosourchos on Diseasos of Ihc- Brain and Spinal Cord, p. 29.

^tït;?p;??;do.....Ab...;.^

^^sZ, ^ ? HÔspila, U.,.orts, vC. p. .37. O.b.in, tS.S.

PÉaiOSTITK, OSTlilTi:, CVUIE ET MCCUOSR,

Ai

énergiques. On doit aussi inciser avec le bislouri le j)ériosle enflammé, aussilôl (lu on a pu reconnailre la naUur e(, le siège de ralleclion.

g II. — Fériorbitis ohroniqtïe.

La périorbilis chronique recoimail généralenu'ut i)Our cause la syphilis, ou l'usage immodéré du mercure. C'est à M. Ilamillon, de Dublin, que nous sommes surtout redevables de la connaissance de ses symptômes (1).

1 . Les paupières sont gonflées et d'un rouge pâle, ou œdémateuses.

2. Le globe de l'œil lait saillie hors de l'orbite, et le plus souvent il est abaissé; la conjonctive est le siège d'un chèmosis séreux ; le malade voit double, l'une des images se montrant au-dessus de l'autre ; la vision est confuse, les mouvements de l'œil sont empêchés, et il y a quelquefois ptosis.

5. Il existe de la douleur dans l'orbite et au-dessus du sourcil; elle s'étend quelquefois à toute la tète et s'exaspère la nuit. Un des signes les plus pathognomoniques est une sensibilité marquée qui se développe lorsque l'on comprime le rebord ou les parois de l'orbite, ou même le front et les tempes. La pression doit s'exercer perpendiculairement à la surface de l'os malade; en haut, par exemple, quand c'est la voûte de l'orbite qui est affectée. La douleur se manifeste chaque fois que la pression s'exerce; ce n'est pas comme la douleur qu'on développe en comprimant le nerf dans la névralgie sus-orbilaire, et qui, dans le cours de la même journée, se manifeste à un moment et manque à un autre.

4. Dans quelques cas, il y a peu dégonflement apparent du périoste; dans d'autres, au contraire, le gonflement est distinctement senti en dedans du rebord de l'orbite; on perçoit même quelquefois la fluctualion. Ce gonflement peut être assez considérable pour empêcher la paupière supérieure de se relever et de découvrir l'œil. Il peut se former dans le point où la membrane est malade un abcès qui vienne s'ouvrir à travers la peau.

b. Si l'afl'ection continue de marcher, elle attaque les os et détermine la carie des parois de l'orbite. Si c'est la voûte qui est prise, le sinus frontal et même la cavité crânienne peuvent être perforés. Dans le premier cas, le pus s'écoule par les narines; dans le second, la duremère s'enflamme; on peut voir survenir l'hémiplégie, le coma, et la mort est la lermiuaison falalc.

6. Les deux tiers internes de la portion orbilaire du fronlal, dans le point où l'os est le moins protégé par les parties molles, sont les l égions qui sont de beaucoup le plus sujettes à celle alfection.

Dublin "l'slil vol. IX, |..2îi3. Dublin, 1836. Uiiil., vol. XXVM, p. 383.

42 MALADIKS DU l/oUlilTK.

7. Ou Irouvo, pour explKHKM-U's divers syinplùmcs, un simple épaississemeul du périoste de rorl)il,c, un épanchenvcnl d'un liquide séreux ou de pus entre les os cl le périoste, ou même un dépôt de substance cartilagineuse ou osseuse dans le même point.

Traitement. — 1\ consiste : 1 . dans Tusage du mercure à l'intérieur cl à rextéricur. A mesui-e que la bouche san'ectc, on voit les symptômes s'amender avec une rapidité extraordinaire. C'est le sublimé corrosiC qu'on emploie de prél'érence à l'intérieur; à l'extérieur, on pratique des frictions autour de l'orbite avec l'onguent mercuriel.

2. L'iodurede potassium et les autres préparations d'iode sont trèsutiles. On les emploie souvent concurremment avec la salsepareille ou le mercure. Si les symptômes ne cèdent point à cette médication, et que la fluctuation soit obscure dans la tumeur, on doit y pratiquer une pouctiou exploratrice, suivie d'une incision, s'il s'échappe quehiue liquide.

§ III. — Carie et nécrose de l'orbite.

Quel que soit le point de la cavité affecté et quelle que soit la cause de la maladie, on trouve en général, dans la carie ou la nécrose de l'orbite, les paupières plus ou moins rouges et gonflées, chaudes et douloureuses, et souvent extrêmement œdémateuses. A la fin, un point particulier de la paupière supérieure ou de rinlerieure s'élève en pointe et crève; l'ouverture laisse échapper ordinairement pendant longtemps un pus mal lié : la peau est enfoncée, et quelquefois largement ulcérée au niveau de l'ouverture ; mais le plus souvent celle-ci devient fistuleuse et s'entoure parfois de granulations tongueuses. La sonde introduite par le trajet fistuleux, sent l'os a nu, raboteux, et carié ou nécrosé; quelquefois l'exfoliation a lieu, et après un intervalle de plusieurs mois, ou même de plusieurs années, la guerison s'opère; l'ouverture extérieure se ferme, mais la peau adhère au périoste, et il reste une cicatrice fortement déprimée, accompagnée d'un raccourcissement plus ou moins considérable de la paupière, état qu'on a appelé lagoplithalmos, et d'un degré plus ou moins prononce û'ectropion ou renversement en dehors de la paupière. On peut donc distinguer quatre périodes dans cette aflcction : la première ou d inflammation pure ; la seconde ou d'abcédation ; la troisième ou d établissement de la fistule, et la quatrième ou de distorsion des paupières.

1 . Carie du pourtour de /'orftîïe.— L'inflammation chronique des os de l'orbite se rencontre beaucoup plus fréquemment à l'angle inierieur et externe de cette cavité qu'en tout autre point. La maladie s est communément déclarée à la suite d'une chute, d'un coup, et les malades sont ordinairement des enfants qui ont souflerl ou qui souffrent encore do quelque aflcction scrofuleuse d'autres os, ou d'autres organes. On voii survenir au niveau de la portion malaire du contour de 1 orbite une tume-

PKUIOSTITK, OSTKITE, CAUIK KT .MCCUOSF. .

faclion qui le plus souvoul, mais non coiislammonl, s'aocompagno de douleur el de rougeur; bienlôl elle dovionl Ilueluanle. L"une des paupières ou les doux dovienneul généralemenl œdéimileuses; la conjonelive rougit, Tœil no su])porte plus la lumière, el la lièvre se déelare plus ou moins. Le gonllement devient d'un rouge sombre el do plus en plus proéminent; il s'élève en pointe à travers la ])eau, se rompt, el laisse écliai)por un pus mal lié. L'ouverture qui s'est ainsi formée est située tout contre le rebord de Torbilo. Le gonllemenl diminue, mais ne disparaît pas enlièromonl. ]^a rougeur persiste aussi, ainsi qu'une inflammation scrofulo-catarrhale de la conjonctive. La matière qui s'échapi)e de l'ouverluro est ordinairement ténue, mais quelquefois épaisse et griunelouse ; elle détermine quelquefois l'excoriation delà peau avoisinanle. Les bords de l'ouverture se renversent en dedans et contractent adhérence avec le périoste. En introduisant la sonde, le périoste parait épaissi el détaché de l'os; celui-ci est à nu et rugueux. L'œdème diminue, ainsi que la conjonctivite; on continue cependant à voir quelques vaisseaux se porter vers la cornée, qui souvent est nébuleuse. La peau, en s'alTaissant, en- Iraine la paupière vers l'ouverture fistuleuse; elle se renverse fortement (fig. 1) et finit par rester adliérente au périoste. Plus l'écoulement dure, et ])robablement aussi la carie elles peliles exfolialions, plus les adhérences sont intimes. En disséquant un enfant scrofuleuxchez lequel il existait une adhérence de la paupière avec le rebord de l'orbilepar sui te de ca rie , le docteur Von A mmon ( 1 ) a rencontré une union si intime de l'os, du périoste et de la paupière amincie, quoique indurée, qu'il lui a été tout à fait impossible de séparer ces diverses parties; elles constituaient une masse solide, fibreuse et semblable à du cartilage.

La carie de l'os malaire se rencontre aussi chez l'adulte, mais elle suit une marche plus longue, elle se termine mémequelquefois parla mort (2).

2. Carie de Vinterieur de l'orbite auprès de sa base. — J'ai l'encontré plusieurs cas dans lesquels une tumeur Iluetuante s'élant formée juste au-dessous du sourcil, généralement à sa partie moyenne, s'ouvrit, donna issue à du pus, et fut suivie de l'établissement d'une ouverture iistuleuse (pii persista longtemps, et i)ar laquelle on pouvait sentir une portion de la voûte orbitaire dénudée et rugueuse. Dans presque tous, il s'agissait de gens âgés qui ne pouvaient assigner aucune cause à cette alVection ; au début elle ressemblait à une attaque

(I) Zeitscl.rifirûrdio Opiillialmolofçin, vol. I, p. /.I. Dr.-.silen, 1800.

IhvNKs VV4I.T0N-S Operulive Opiulialmic Surgcry, p. 229. Londoii, 18150.

Fig. I.

MALADir.S l/(»U»lTK.

Fig. 2.

(rnysipèlc. Clu'/ un v'u'illiinl, malade au Eyc In/irmary û(i Glascow, l'un (les orhiles lui pris d'abortl, i)uis se guérit; l'autre s aU'ecta ensuite.

Chez un autre individu, il survint un raccoureissenient considérable de la paupière ; Tœil n'étant plus sunisaninienl recouvert s'enllaninia, et il se lornia un abcès dans la cornée. Je ne sais quel a été, dans ce cas, le résultat délinitif, niais il y avait lieu de craindre que la cornée ne se perforât et ne devint staphylomateuse. Dans le plus grand nombre des cas de cette nature que j'ai observés (ng.'2),"lc trajet fistuleux s'est fermé sans donner naissance à un degré bien prononcé de lagopbtbalmie. [Ohs. 63. - Inflanmation de la paroi inlerne de lorbUe CarU d^ f^''^'^^^^^^^^

msÊÊêÊim

Su e s S d os m ades^ passage plus grand à la snm;.l^

M I a corn ué longtemps à moucher du pus ; quatre nouveaux morceaux d os n e os îpplnLTl ù rethmoïde sont sortis à différentes reprises. D>x-huit mois après. .1 ela.t entièrement guéri. T. W.]

5 Carie secondaire de la fosse lacrymale. - On rencontre assez

souvent, chez les cnlanls scrofulcux, de la suppuration à l'intérieur de l'orbite, au

niveau de l'angle externe du frontal : il se forme un trajet fistuleux qui conduit dans la fosse lacrymale, et il y a en définitive un haut degré d'eclropion et de lagophthalmie (fig. 5). On pense généralement que c'est la conséquence d'une inllammation de la glande lacrymale. On 3 suppose que celle inllanuuation s elend

(I) (;,'i/,i;llnd(!sUopiln"^. ISÎiô, n" 2J).

PÉIUOSTITK, OSTKITi;, CAUIK KT iMÎICUOSr.

de la glaiulc au |)ôi'iosU', (jui, vciianl à se (UHaehcr ou à sccrcler du ( pus à sa lace iiilerue, auièue rinllauiinalion de Tos, (|ui tombe en suppuration, ou se néei'ose dans une cei'taine éleudue.

4. Carie secondaire profonde de l'orbite. — 11 |)eut survenir, dans un point plus ou inoins i)rorondémenl situé, une inllaniniation du tissu cellulaire de l orbile, se lerniinant ])ar suppuration : entre la voûte orbitaire du frontal et l'élévateur de la paupière supérieure; ou bien au-dessous du globe de l'oeil, entre le droit inférieur et le planelier de rorbite. L'inllaniniation et la suppuration, dans ces points, s'accompagnent de douleur, de (lèvre, d'immobilité et de distorsion du globe de l'œil et d'un gonllement considérable des pau])ières. Si l'on reconnail la maladie dès le début, et qu'on mette en usage un traitement antij)blogistique énergique, on pourra prévenir la suppuration, lorsque celle-ci vient de se former. On peut encore prévenir tout désordre grave en ouvrant l'abcès de bonne heure; mais, négligé ou méconnu, un abcès, même lorsqu'il n'est pas profondément situé, qui vient I soulever, par exemple, l'une ou l'autre paupière et y faire sentir la lluctuation, peut étendre ses eflèts nuisibles jusqu'au périoste cl aux os, ou s'insinuer dans quelque cavité voisine : dans la narine par le canal nasal, dans la fosse zygomalique par la fente sphéno-maxillaire, dans I le sinus maxillaire à travers le plancher de l'orbite, ou même dans la ' cavité du crâne à travers la voûte orbitaire du frontal. Le pus, dans ces trois derniers cas, pénètre à travers les os par le processus auquel on a donné le nom (ïabsorption progressive; dans ce processus, les os com- 1 primés s'amincissent en partie, mais restent rarement atteints de carie ou de nécrose. Ce n'est pas dans les points où il se forme des perfora- ■ tions, qui font communiquer l'orbite avec les cavités voisines, que la carie et la nécrose se rencontrent ; on ne les voit que là où l'inllammalion s'est étendue au périoste et à l'os.

L'inflammation qui se développe à la partie postérieure de l'orbite, ou dans la membrane celluleuse qui enveloppe immédiatement le nerf optique, est d'un caractère encore plus dangereux. La vision est alors toujours endommagée et souvent détruite par la suppuration ; l'œil est poussé en avant, et cet état iVexophthalmos est souvent suivi (ïexopthalmie , c'est-à-dire d'inllammation désorganisatrice. J'ai même observé un cas où l'un de ces abcès profonds de l'orbite a déterminé la mort : le malade présenta pendant un jour ou deux des symptômes de compression du cerv('au et mourut apoplectique. J'ai à peine besoin de dire qu'en pareille circonstance le jjérioste et les os sont souvent pris, surtout si la maladie s'est prolongée et si l'on n'a rien fait pour évacuer l'abcès qui a pu se former.

Il peut arriver que dilVérentes portions de l'orbite soient malades en même temps, et délerminont la formation de plusieurs listules qui viennent s'ouvrir à travers les paupières, dans la direction des parties

4(j MALADIKS \)V. L OUUlTi:.

malades, et (lueUiuclois à la leinpc!. En pareil cas, les tégumenls sonl toujours boursoullés el forlenuMil luuu'Iics. Un lel clal de choses est ordiuairemeul le résultai d une inllaniniation interne et générale de la membrane cellulaire de Torbite, se terminant par suppuration. Quand le plancher ou la paroi interne devient le siei^e d une cane ou dune nécrose développée de cette façon, on trouve pres(pie toujours l'os détruit dans toute son épaisseur, sur une étendue plus ou moins considérable, ce qui permet au pus de s'échapper dans la narine ou dans le sinus maxillaire. Demours a publié une observation de ce "cnrc rédisîée d'une façon aussi prolixe que peu melhodupie.

Obs 64 - Le malade était un chanoine de Besançon, chez lequel il paraîtrait que tout le tissu cellulaire de l'orbite avait été détruit par la suppuration, et une Portion de la lauVièr ïpé eure par la gangrène. Le globe de l'œil était détruit, la pau,nere s p - Sx enver e et raccourcie; il y avait quatre trajets lisluleux dans l'o-'l^'l^: .^^^yj"

chaque jour (i).

Bien que la carie de l'orbite s'accompagne ordinairement d'un abcès (si toutelois celui-ci n a pas été lui-même la cause de la cane) déve oppé dans les parties voisines, dans l'une ou l'autre des paupières exlnle, et de 'établissement de fistules externes, il se rencon re pai extmpit,t,iu ^ i.,Ac nmfnndémentdansrorbile,

S"a:orav::; ;e .a ^p^uration d^s panies>„s.en,,.s cachée.

« „! L iule de la sïphilis.cl après qu'une, douleur, qu. n esl pas

„û ™ sur » r un gonlleraenl delà paupière, qu, saeeompagne, au X but de peu e rougeur et de sensiLUité au toucher; n.ais a rougeur.

i ^I! ,! h inméfaction ausmentent lenteineut, jusqua ce qu aria douleur «\ » ■ f „io,.s d'elle-tnéme ou esl incisée

"ÎCide d"a rett C a entent oeeasion dohsener le délutt et ie s 1 eCafe Le plus souvent, le tnalade ne ree^ante

d^s'l^onseils que lorsque TaLcès est déjà ouvert et suppure deputs un

" Iltl7c"!oute itnpossiinlité de reeonnaitre par la seule inspee.ion de ,„ „„..n.,,.u,„.r».vo>» b„ .s ,«i...i.s»in,.v™.N .....,wa.

,„,l',,lips.l™y.!"x. 11.80. Paris,

PKHiosTiTi:, osTiiiTi:, c.viui; i;t nécuose. M

llos inahule, {iiiclle esl la iialiirc do riii(laimnali()n (|ui a produit la 1 carie ou la nécrose, si elle est sypliililique , scrofuleuse ou autre. 11 ifaiit s'en rapporter pour décider ce point, (piand c est possible, à I l'histoire de la maladie et aux syniplônies constitutionnels.

Dans les cas syphililiqnes il existe ordinairement une violente douleur s exaspérant ia nuit. D'autres os sont presque toujours alors alVeclés de la même lacon que ceux de l'orbite. Les os du nez, le frontal, dans |sa partie qui répond au front, ont beaucoup plus de tendance que les j parois de l'orbite à devenir le siège d'une inllammalion syphilitique. ' Sur un malade que j'ai observé et où les deux orbites étaient pris, l'acromion droit availété ailecléde la mémefacon ; il y avaiteu un nodus : douloureuxsur la partie gauche du front, etpendantles dix-huitmoisqui

i avaient précédé l'invasion de l'alTection orbitaire, des chancres et des bubons fréquents. De tels antécédents portaient naturellement à

; penser que la maladie des orbites était syphilitique (i).

I Pronostic. — Il est évident que le pronostic et le traitement doivent

' varier suivant les cas. Le pronostic sera beaucoup plus favorable et le traitement plus simple chez un adulte sain, chez qui l'afl'ection des os sera le résultat d'une cause traumalique, que chez un enfant scrofuleux, ou chez un individu infecté de syphilis, ou dont la constitution aura été affaiblie par des traitements mercuriels nombreux.

Sous le rapport du pronostic, je dois dire que la carie de l'orbite

( menace l'oeil de destruction, par cela seul qu'elle amène la lagophthal-

ii mie, ou impossibilité de fermer les paupières. Dans presque tous les cas de carie de l'orbite que j'ai observés, il y avait, soit renversement des paupières, soit lagophlhalmie, soit l'un et l'autre; et par suite de l'impossibité dans laquelle se trouvaient les malades de protéger complètement l'œil en fermant les paupières, la conjonctive était toujours enflammée, et quelquefois la cornée finissait par devenir nébuleuse. Dans un cas que j'ai déjà mentionné, et dans lequel le lagophthalmos ( lait très-prononcé, la paupière supérieure était attirée d'une manière permanente en haut et en arrière dans l'orbite, de façon qu'une portion considérable du globe de l'œil se trouvait constamment en • ontact avec l'air et avec les particules qui y flottent: il y avait pustule (le la cornée et onyx. Je n'ai vu ce malade qu'une fois; mais je ne doute pas que la cornée n'ait dù se rompre peu après ma consultation, cl que l'œil n'ait fini par rester staphylomateux ou atrophié. La carie existait à la voûte orbitaire immédiatement derrière la partie moyenne (le l'arc sus-orbitaire.

Quand la carie marclie pendant plusieurs années sans être arrêtée, surtout dans les cas de scrofule ou de syphilis, l'une ou l'autre des

l,.; 'iy,T.yrvi/'n '■«■•'^i"'- •'A^vK,^s, Mc.licai an.l Plnsiral

4^ MALADIKS l)K L OlUtlTF,.

niumièros pcuUMre coiuplolcinciU délniUc, à l'exccplion de son bord ciliairc. On voil alors de larges plis de la conjoiiclive enllaïuinee laire

saillie en avant. . ,. . ,

[ M Sichel a signalé (1) une forme de cane orbilaire donl il a souvent rencontré des exemples, et qui n'a pas été décrite par les auteurs : c'est le soulèvement du périoste orbitaire par un luiuule secrète en re lui et los liquide dont la pression produit l'épaississement de cette membrane et en lait une espèce de tumeur iibreuse.

n/« m - Un homme de 27 ans, maçon, présente à la partie inférieure anlérieure de''o;i)ft!;iroii u e Uimeur transversalement ellipsoïde, occupant dans ^«-.3 honzon a PI ver cal un peu moins que l'espace limité en avant par la paupière infer eure Cell.f .rcu ad ér^^^^^^ sa base, mais pourtant un peu mobile, est reintenlc.

tumeurs qu d faut ru-ueux de l'os. -Un stylet enfoncé au delà

dénudé et rugueux à sa surface.

De pareilWs tumeurs guérissenl toujours lrès4euleraeut elles so,,t ,vès-\oSucs à saffiùsser el à perdre leur forme, à cause de 1 epa.s^em c„, s iSwe que le périoste a ae(,«ise. Les tumeurs par lesquolle» début Ue e pèce d earie orbitaire oui eela de parliouber, ,|u après

r.^cl la première ou période d'iullammaliou pure, ,1 do.l

de la dénudalion de l'œil.

Ga/ellf (les Hôpitaux, ISbô, n" 84.

l'ÉUIOSTlTK, OSTÉITK, CAIUH, KTC. /(•*.)

Le traittMnc'iil ilcs deux |)rcMnièi'es péi'iodes so préseiUc si iialuri'llc- ; ment à lespril, que je crois supcrdu d entrer dans des détails à cet I égard. Les reniar(|ues qui vont suivre s'appliquent, surtout au traitement de la troisième et de la quatrième périodes.

Il est donc de toute évidence que dans la première |)éri()de, celle I d'inllammation, on doit appliquer largement les sangsues autour de I l'orbite. Je suis d'autant plus porté à recommander l'emploi de ce i moyen dans tous les cas de contusion du contour de l'orbite, que j'en ai vu qui, traités trop légèrement et sans emploi des sangsues, ont parcouru toutes les périodes que nous avons décrites, et qui très-probablement se seraient arrêtés, si l'on avait eu recours à un traitement anlipblogislique bien dirigé.

On peut aussi retirer quelqu'avantage des contro-stimulants. Dans I quelques cas, le mercure, employé avec précaution, fera du bien; l'iodure de potassium sera encore plus souvent avantageux. Si les antiphlogistiques et les absorbants ne parviennent pas à empêcher la suppuration ou à la faire disparaître, on doit ouvrir, autant que possible à travers la conjonctive, l'abcès formé dans la seconde période. Si on ne le peut pas, il faut l'ouvrir à travers la peau, aussi loin que l'on I pourra du bord libre de la paupière, afin d'éviter le renversement qui I a une si grande tendance à se produire.

I Obs. 65. — Un enfant scrofuleux, âgé de six ans, recul un coup à la partie inférieure et externe de l'orbite; pendant plusieurs mois il n'en ressentit rien. Quand le docteur Cunier le vit pour la première fois, il trouva à l'angle externe de l'œil, une tumeur fluc- (uante qu'il ouvrit à travers la conjonctive. Il s'en écliappa une grande quantité de pus j mêlé de sang. En introduisant une sonde il sentit qu'une portion du bord de l'orbite était I mobile. Le lendemain, il réussit à la saisir avec des pinces et à l'enlever. Elle avait quatre I lignes de long sur deux de large et était complètement nécrosée. Au bout de sept jours la ' plaie de la conjonctive fut guérie. On prescrivit le calomel à doses altérantes, l'huile •le foie de morue, des bains iodés, et le malade se rétablit parfaitement. La dépression de l'angle externe qui était d'abord considérable s'effaça au point de ne laisser qu'une légère ililTormité (1).

Il peut arriver que, dans certains abcès développés sur le rebord de Torbite, l'os se trouve simplement dénudé. Une large incision faite de bonne heure empêche souvent la maladie de l'os de s'étendre, comme HIe ne manquerait pas de le faire par la temporisation. On a recommandé d'ouvrir ces abcès, quand ils sont scrofuleux , avec la potasse caustique, de préférence au bistouri.

Dans la troisième période, nous devons nous proposer, s'il y a carie, d'arrêter le travail ulcéralif de l'os, et, s'il y a nécrose, de provoquer la séparation et l'expulsion des parties mortes.

Il n'y a guère moyen de remplir ces indications sans agrandir les ouvertures qui conduisent aux os malades. On peut atteindre ce but,

(1) Annales d-Qculisliqud, t. VU, p. 8. Bruxelles, 1842.

50 MALADIKS DlC LOUUITF..

Cil partie à raide du bislouri, en partie à l'aide de tentes. On élargit la listule avec le bistouri , puis on la maintient dilatée à l'aide d'une mèche de charpie trempée dans l'huile, (pi'on pousse jusiiu'à ce qu'elle arrive en contact avec l'os malade.

Chez les enfants ou chez les adultes (|ui redoutent le histouri, on est forcé de recourir aux tentes d'époni^e préparée, hien que cette méthode soit, en réalité, beaucoup plus douloureuse que l'autre, si douloureuse même, qu'on ne peut quelquefois pas la supporter. S'il existe des granulations fongueuses au pourtour de l'ouverture lisluleuse, d laut conimencer par les détruire au moyen du causti([ue lunaii-e. On introduit alors un morceau d'éponge préparée, taillé comme un crayon, et on 1 y maintient pendant 10 à 12 heures. On augmente progressivement la grosseur des morceaux d'éponge, jusqu'à ce que l'ouverture s élargisse assez pour admettre une tente de charpie qu'on renouvelle tous les

iours 1 ' Ouelques chirurgiens se bornent aux applications émollientes. D autres recommandent divers moyens de cautériser l'os mis a nu; ce sont surtout le précipité rouge en poudre, le caustique lunaire solide ou en dissolution, les acides minéraux, l'acide phosphonque. Je crois au'il Y a plus de chances de voir ces substances déterminer de Nouvelles inflammations de l'os, et, par conséquent, l'extension delà maladie, qu'il n'y a de bénéfice à attendre de leur emploi (1).

En général, il n'y a pas de guérison sans que des portions d os se séparent. Cette séparaliou n'est pas toujours évidente Quelquefois rcxfoliation ne consiste que dans la chute de petites ecai les qui adhèrent à la tente de charpie, ou qui sont entraînées par les injections dont on fait usage ; dans d'autres, au contraire, il se détache une por- Son c nsidérable dont la sonde révèle la mobilité, et quon doit exti-alre 1 l'aide d'une petite gouge ou d'une pince. Cette période d exfoliation a une durée illimitée. Tantôt elle s'accompht en un mois; tantôt elle en dure plusieurs. Ce sont les causes traumatiques qui

NOUS no pas s.^s ^ ^S^^^^- r^ofau ^^^^^

caulérisauon en gênera coni e a cane ne m p ^^^^^ ^^ ^^^^^^^^

le trailemcnl des caries de 1 orbilc. ^^^}l''2VTi\ss^ni et héroïque. Nous savons que la crainte le même silence, àrendroU de ce ^Z'"'^^?^ ;;^I^u^^^^^ ^j^,,^^ ,^ q„i ,i

a-intéresser le globe oculaire et ce le de ^ il ^oussemble queccttecrainlc ne

voisin des parties à atteindre, 0"l'>">'''"!''-'^;, "^^Xl ^^ fe^ "^^^^^ avantages. Le cautère doit pas faire abandonner une mcd.ea.ion qu a d ^ans les caries de

actuel, et surtout le caut re J ;> ^ ^ ',V ' 'le voisinage du cerveau empêche de

rorbite, au moins dans celles du poui 2^^^ i U,oduit .\ froid dans les parties, sans

l'oser dans celles de l^^^^.-;- Ç'^,' ™

endommager aucunement 1 œil, '""J 'Jf «^H-.dur des parties molles, on y parvient à

parlejeudel>pared;oubicn,s.lon veutev.t^^^^^^^^^^^ 1^^., ,,^5, ,,,,

,v„„ocaus..ue, A. T„. M,u„.auo..» 01 Ax.^... ArCWes g.n.ra.cs de M.deOne,

[(A) Voir sur In gnl ai)ùl et oclolire 1855.]

l'KlUOSTITi:, OSTlilTK, CAUIF-, KTC. 51

' provo(niciil les exfolia lions les plus étendues. Aussitôt qu'on peut I croire que le travail d'élimination est terminé, on supprime la lente et. I on laisse la plaie se fermer.

j Je ne crois pas que dans les cas de carie ou de nécrose de Torhite, I l'os se reproduise jamais à un degré bien marqué. La nature se borne alors, jepensc,àamener la guérison, en détermiiuint la formation d'une cicatrice osseuse sans faire aucun eflbrt pour réparer ce qu'ont détruit l'absorption ulcéralive et l'exfoliation. On doit se considérer comme ; bien heureux lorsque le premier de ces processus s'arrête, et que le ! second s'accomplit de telle sorte que l'os malade puisse granuler et * se guérir, et la plaie extérieure se fermer sans entrainer d'autre (Uiforniité qu'une cicatrice fort enfoncée.

Il arrive qu'on se trompe sur l'état dans lequel se trouve l'os ; la J fistule peut se fermer, et cependant la maladie de celui-ci continuer. Des granulations peuvent se développer et combler la fistule sans que son extrémité la plus profonde soit guérie. Une exfoliation insulTisante peut avoir lieu, sans que toutes les portions malades de l'os soient évacuées, et le chirurgien , trompé par les apparences , s'efforce alors de clore la plaie. Rien n'est obtenu cependant tant que l'os n'est pas guéri; on se voit au contraire obligé de recommencer la dilatation et d'attendre une nouvelle exfoliation. Peut-être y aurail-il alors avantage à ruginer l'os ou à enlever les portions malades , à l'aide de la gouge.

L'exfoliation et la cicatrisation d'un os ne se font qu'en vertu d'un processus organique ; elles peuvent donc être favorisées par tous les remèdes qui tendent à améliorer la santé générale. Il faut, lorsque la syphilis est en Jeu, avoir recours au mercure, à la salsepareille et aux autres antivénériens. Lorsque c'est la scrofule, on conseillera avec avantage les toniques, tels que le sulfate de quinine, un régime nourrissant et l'air de la campagne. Je n'ai point expérimenté l'assa fœlida et d'autres remèdes internes auxquels on afaitla réputation de favoriser l'exfoliation et la cicatrisation des os. S'ils agissent réellement, ce n'est probablement que comme stimulants et nullement en exerçant une action spécifique sur les os malades. Dans beaucoup de cas, l'iodure de potassium et l'huile de foie de morue seront avantageux.

A moins que la portion d'os malade ne se détache très-promptement et que la fistule ne se ferme dans un temps beaucoup plus court que d'ordinaire, il est rare que la guérison s'eflectue sans qu'il survienne un degré considérable de déplacement des paupières ; ce qui conslitue la quatrième période.

La lafjophthabnle, qui survient alors, est, en général, diminuée par le relâchement de la paupière rétractée, relâchement qu'amène naturellement l'action lente de l'orbiculaire des paupières. Si cette action ne s'exerce pas suflisamincnt pour perinelireaux paupières de se fermer, peut-être y aui'u-t-il ([tu'l(|ue bénélice à retirer des opérations

MALiVDllîS mî L OIUJITIC.

(lue nous déerinuis pour le renversemeiil des piMii)ières, en les niodilianl suivant les circonstances.

Olig (3(j Chez un niiilade (|iie j'ai Irailé au liye Infirmary do Glascow pour une carie de la voùle des deux orhiles el une lasoplillialiuie des deux paupières supérieures, celles-ci arrivèrent graduelleinenl ù recouvrir do plus eu i);us le glol.e de l'œil. Celle hronhUialmie avail néanmoins, i)eiidanl ([uchiue lenips,élé assez prononcée pour laisser liœuioncllveconslaninienlexposéeà l'aclion del'airel desparliculesqui y volUgenl. Je me ; servis surtout pour traiter la conjonctivite et la cornéite (luieii résultèrent, d'une solution de nitrate d'argent, jusqu'à ce que l'éiongation des paupières produite par I orhiculairei des paupières dans l'action de cligner, rendît la lagoplillialmie de moins en moins prononcée de sorte qu'à la lin l'œil se trouvait presque complètement recouvert. A la sortie du malade les traiels listulcux étaient depuis longtemps cicatrises, il existait encore une nelile tache sur l'une des cornées, et l'on senlait un vide manifeste dans le point ou chacun des orbites avait été malade. La solution de quatre grains de caustique lunaire „ar once d'eau distillée rendit dans ce cas de très-grands services, en moderaiii l'innamraation déterminée par l'exposition des yeux à l'air, jusqu'à ce que leur appareil de protection eût, jusqu'à un certain point, repris ses lonclions ; elle a sauve ce> organes.

Dans les cas de lagophthalmie plus prononcée, il est vrainieii!

curieux de voir à quel point la pan pière demeurée libre se prête à suppléer à l'action de celle qui est restée adhérente, en lubréfiant lœil dans le clignement et en le garanlissanl contre l'introduction de particules étrangères.

Lorsque la paupière supérieure , par exemple, est fixée à la voùle de l'orbile. l'aspect de l'œil, quand il est ouvert, est tel que le représente la figure 4 ; quand Fi. 4 - Empruniée à Von Amiuon. l'individu exécutc le dignement, la paunière supérieure ne pouvant descendre au-devant de lœil l inie-

HeTre dev nue sa suppléante, remonte au-devant de la supérieure 1 leure , utvt n ^^^^^^^ ^^^^^ ^^^^^^ ^^^^^^

mettre en contact avec elle et de recouvrir presque complètement l'œil. Cette action du muscle orbiculaire ne s'exerce malheureusement que pendant la veille.

J'ai à peine besoin de dire qu il y aurait folie à vouloir tenter la cure du déplacement de la paupière , lanl (pie \es fistules sont encore ouvertes el l'os malade. Si l'on détachait la paupière

Kig 5. - .....p. . - du bord de l'orbite auquel elle est fixée,

nour la replacer dans sa position naUirelle, cl qu'on essayai, a au e Te e ue q j opération, de la maintenir appli-inée contre le glob e œi y perdrait ses peines; car la maladie con.inuanl de marche. ,

Fig.5. — Empruntée!! Von Ammon.

j PliUlOSTOSK, HYPEUOSTOSE, KXOSTOSF., KTC. 55

! la paupière ropreiulrail hieiilôl sa |)osilioii vicieuse. Nous exaniine- I rons plus au louji, au cliapili'C 111, dans rarliclc f.nthopion, les nioyciis I opératoires auxquels ou i)eul recourir (|uaud raU'eclion de Tos est ler- I minée.

[Cei)endanl, si la pau|)ière est entraînée vers la fistule cl qu elle s'y 1 engage de plus en plus par le lait de la sup|)uralion, M. Desmarres (1) î conseille de se hàler de la repousser vers Toeil, qu'elle doit protéger.

« Voici, dit-il, le moyen très-simple que, dans plusieurs cas semi blables, j'ai employé avec succès : j'isole la lislule en incisant la peau i par deux traits de bistouri qui se rejoignent; je fais glisser la lèvre i inférieure de la plaie que je viens de faire, par-dessus le trajet fîstui leux, jusqu'à ce que l'œil soit largement couvert, et de manière à 1 redresser complètement la paupière renversée; puis je fais à la peau, i au niveau de la fistule, une boutonnière assez large qui doit être ï fixée en cet endroit, autour de la fistule, par des points de suture. i Les lèvres de la première plaie sont réunies par première intention au moyen de serres-fines ou d'une épingle, et il résulte de cette petite opération que l'œil se trouve protégé convenablement par les paupières, que la difformité a disparu et que la fistule continue, comme par le passé, à donner du pus , mais à travers une partie (le la peau plus éloignée de l'œil. Toutefois, cette petite opération n'est pas toujours applicable , soit parce que la peau a suppuré 1 dans une trop grande' étendue, soit parce que, la fistule étant I depuis longtemps fermée, l'œil se trouve protégé par une sorte (I allongement de la face muqueuse de la paupière renversée et du lapprochement de la paupière saine. T. W. »]

SECTION IV

PÉRIOSTOSE, HYPEROSTOSE, EXOSTOSE ET OSTÉOSARCOME DE l'oRBITE, KYSTES DE SES PAROIS (2).

Par périostose on désigne un épaississement du périoste ; par hyperostose, une augmentation dans le volume ou l'épaisseur d'un os; par exostuse, une tumeur osseuse; par osfeosarcowe, une dégénérescence de l'os, généralement /le nature maligne, et dans laquelle celui-ci est transformé en une masse molle, à travers laquelle s'irradient de nombreuses aiguilles osseuses. L'orbite est sujet à toutes ces an'cctions: aussi bien qu'au développement de kystes dans ses parois.

[(I) Gazelle (les Uùpilaux, 1885, n» il ]

Loïïi.^;; Vsss'Tssg.'"' •^'"='"'''=-''' G"'-"^'- vol. XXII I .

34 MALADIKS l/0l\IUTF..

(ï) I, — Pérïostose.

Un nodus ou une périoslosc poul se développer ii la surface de n 'imporle quel os, sur la surface exlcnie du crâne, ou à rmleneur ( C lorbile. J^ai vu un gros nodus vénérien occupant le bord supérieur (c rorbile. L exostose s'accompagne souvent d'un gonllenient eonsiderahie

du |)érioste. i -i

Les nodus sont assez souvent an'eclés d'inllammalion secondaire; ils au-mcnlent alors de volume, et deviennent douloureux au toucher ; on V perçoit une sensation de lluctualion, ce qui fait qu'on s attend a en voir sortir un flot de matière lorsqu'on les incise. Il en sort alors (luelnuefois du pus ; d'autrefois il ne s'en écoule que du sérum rouge.

Il n'est pas facile de reconnaître , ni de traiter avec succès les périostoses de l'orbite, excepté celles qui se sont dév-^l^PF^s ^'j;;,^ nnfluence de la sypbiUs, et alors qu'elles ont ete soumises a 1 action du mercure, ou de l'iode (1). , ,

uTe incision praùquée jusqua l'os feit cUsparailre ^urme» U, douleur intense el le senlimenl (le tension produits par un nodus. ma comme on voit succéder à cette opération une longue suppuration r mauvaise nature, qucU|uef«is aussi une ex oliation de les, e, con tomment une cicatrice déprimée et difforme, il vaut mieux essaye Sord 'usage de vésicatoircs répétés sur la tumeur, et a 1 intérieur fe nic lre et l'iode. Ces moyens réussissent assez souvent a provoqu r larsorptondu lluide épanehé et à déterminer ladhésion du perioslo lues t'«uments à la surface de l'os. On peut voir alors une dépression

"îuletèurTdliell Hcwson (2) recommande, de préférence à Pi c'i ionTla peauiiisquà l'os, la section sous-cutan e du perms^ au moyen d'un petit ténotome. On fait ainsi, sut anl u , tl spaïailH auss Tac lement la douleur et l'étranglement, et l'on évite les conse- Tuene^ Suses de l'ineision, qui sont suppurations longues, l'p^fnlintion et les cicatrices difformes. 1. VV.J .,, . . , u y a ru«s affections spécifiques qui déterminent l'épaississemeiK

du périoste de l'orbite (5).

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