‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 3 sur 144 · PRÉFACE DES TRADUCTEURS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES TRADUCTEURS

« En présence d'une réimpression répétée jusqu'à quatre fois « en peu d'années, rendue nécessaire chaque fois par l'épuise- « ment des éditions parues, et d'une reproduction dans les princ< cipales langues en usage chez les nations civilisées, il y aurait « quelque bonhomie, pour ne rien dire de plus, à se faire l'apo- « légiste, et peut-être quelque fatuité à se constituer le critique « du livre que nous annonçons. La mesure de son mérite peut '< être calculée par celle des épreuves dont il est sorti triomphant. « Le temps, si fatal aux publications vulgaires, n'a fait qu'en " accroître le succès, et sa comparaison, avec plusieurs produc- « tiens analogues, (jui ne se sont pas beaucoup gênées pour y « faire de nombreux emprunts, ne peut servir qu'à on mieux « faire comprendre la supériorité. Fruit d'une vaste expérience <( personnelle, préparée et fécondée par de fortes études spéi< ciales et acquises dans la direction d'un hôpital consacre aux « maladies des yeux et dans une cHcnlèle étendue; dicté par un

l>UKI'ACB.

« espril d'observation où la sagacité s'allie à la prolondeur, dans

'( un style remarquable par sa clarté et par sa concision, ce traité

<v constitue, dans sa rédaction substantielle, le manuel d'ophthal-

« mologie pratique le plus complet que nous connaissions. »

Nous ne pouvions mieux faire, pour donner une idée de la valeur de l'ouvrage dont nous avons entrepris la traduction, que de citer ces lignes écrites, il y a peu de temps, dans un compte rendu par un de nos critiques les plus savants et les plus consciencieux, le docteur Fallot. Un éloge aussi complet, émanant d'une source si pure, ne pouvait nous laisser de doute sur l'utilité du travail que nous venons d'entreprendre. Nous y avons d'ailleurs été décidés par d'autres considérations dont la valeur ne saurait être contestée.

Quatorze années se sont écoulées depuis l'apparition de la troisième édition du Traité pratique de Mackenzie. Depuis cette époque, une révolution complète s'est opérée dans l'ophthalmologie. L'auteur, placé dans les plus heureuses conditions pour en suivre pas à pas les progrès, a recueilli, pendant cette longue période d'années, une foule d'observations nouvelles qu'il a consignées dans sa dernière édition. Elles en font un livre entièrement neuf et le traité pratique le plus riche que la spécialité possède.

La traduction française, exécutée par MM. Laugier et Richelot, sur la troisième édition, était donc désormais insuffisante malgré l'incontestable mérite qui la distingue. Non-seulement elle remonte à une époque déjà fort reculée, mais elle manque encore de diverses autres conditions nécessaires à un travail parfait. La suppression des notes bibliographiques, dont l'auteur se plaint dans la préface de sa dernière édition, constitue une lacune regrettable; d'autre part, les figures intercalées dans le texte ori-

PIŒFACK. XI

ginal ont disparu dans l'édition française. Nous avons résolu de rétablir les unes et les autres. Notre traduction reproduit les renseignements bibliographiques et les figures dont le texte anglais est abondamment pourvu.

Quelque complet que soit le magnifique traité du chirurgien de Glascow, il en est néanmoins certaines parties qui exigent de nouveaux développements. A l'époque où M. Mackenzie entreprenait la publication de sa dernière édition, les recherches au moyen de l'ophthalmoscope commençaient seulement à jeter quelque jour sur le diagnostic des maladies des yeux. L'auteur ne pouvait encore, à cet instant, en profiler; aussi, les données ophthalmoscopiques sont-elles à peine effleurées dans son livre. Notre traduction, paraissant un peu plus tard, a pu puisera cette source féconde d'enseignements séméioliques et n'y a pas failli. Le docteur Liebreich, de Berlin, professeur de physiologie oculaire et d'ophthalmoscopie à la clinique du docteur Graefe, s'est chargé, à notre demande, de faire, au point de vue de l'ophthalmoscopie, toutes les annotations nécessaires pour mettre notre livre au courant des découvertes les plus importantes et les plus nouvelles qu'elle a amenées. La collaboration du docteur Liebreich donne à cette partie de notre travail toutes les garanties désirables.

Nous nous sommes assuré en outre, le concours actif de plusieurs confrères de la Belgique et de l'étranger, qui nous permettra de poursuivre avec une certaine rapidité notre publication et de l'enrichir d'annotations précieuses. Ces annotations, puisées dans les traités spéciaux les plus récents, dans les journaux les plus recommandables , publiés pendant ces dernières années en Allemagne , en Amérique , en Angleterre, en Belgique, en France, en Hollande et en Italie, et dans les enseignements de notre pratique personnelle, nous permettront

XII PRKFACE.

de combler les vides, rares à la vérilè,. qui pourraient exister dans le livre de l'illustre auteur écossais, de faire, en un mot, de notre traduction un ouvrage sans lacunes de quelque importance, et un traité pratique aussi complet que possible, de pathologie oculaire (1).

Pour assurer à notre traduction toute la fidélité désirable , et rendre bien exactement le sens de l'original, nous l'avons fait passer sous les yeux de M. le docteur James Dixon, chirurgien au Royal Lonclon Ophthalmic Hospital Moorfields , etc., à Londres, qui a bien voulu la revoir avec soin et nous indiquer, le cas échéant, ce qu'elle a de fautif. Nous lui en offrons publiquement nos remercîments les plus vifs et les plus sincères.

Les traducteurs, E. Warlomoint, a. Testelix.

(1) Les additions lailes par les Iradiiclcurs ne se distinguenl du texte qu'en ce qu'elles sont comprises entre des [ ] et marquées des initiales T. Sv. (Testelin-WarlomonI). Les observations critiques ont été renvoyées, aussi euire croclieis, au bas des pages. — Les crocbcts ont été supprimés pour les. wi/oH /« de divers cliapitrcs, concernant les abiiormitcs congénitales , bien qu'elles n'appartiennent pas à l'édilion anglaise. Le lecteur saura qu'elles ont été fournies par M. Coriiaz.

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