‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 44 sur 144 · PUSTULE MALIGNE DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

PUSTULE MALIGNE DES PAUPIÈRES

Sijii. — Die scinvarzc Pocke. Ail.

La maladie connue depuis longtemps en France sous le nom de jnistule maligne est une inflammation gangreneuse de la peau, caractérisée au début par une vésicule remplie d'une sérosité sanguinolente, au-dessous de laquelle il se forme une petite induration lenticulaire qui bientôt elle-même est entourée d'une tuméfaction érysipélatophlegmoneuse d'un rouge foncé et à surface luisante. La gangrène s'empare de la tumeur et s'étend rapidement du centre cà la circonférence. Elle se développe le plus souvent à la suite d'un contact avec des animaux vivants atteints d'une semblable alîcction, ou avec leurs cadavres. Elle se communique quelquefois d'homme à homme. On la rencontre principalement chez des maréchaux, bergers, bouchers tanneurs et autres membres des professions qui exposent au contact avec les animaux et leurs dépouilles ; elle attaque les parties du corps habituellement découvertes, telles que la face, les mains, les bras, ou celles qui ne le sont qu'accidentellement. On l'observe plus fréquemment lorsiquil existe quelque affection épidémique charbonneuse sur les trou- 'Peaux, qu à toute autre époque. C'est par la sérosité sanguinolente de la •pustule que ralfeclion se transmet. Sa marche, dans les cas individuels, ■est rapide et sa terminaison souvent funeste ; on a vu la mort survenir

1^4 heures après son début.

La pustule maligne est, dit-on, rare à Paris, mais elle est coni- Ts nn"if"'"'^"^"''.'" l''*^'"^'>«-Co.nlé et en Lorraine. Je ne sache • erm , LV ^^^"^^ 1« Grande-Drelagne. On ne peut

•"er que les cas publies sous la dénomination de Morve chez l'espèce I 15.

174' MALADir.S I)ll SOimClL KT DKS l'AUPIKUKS.

Immaine (1), ne l'csseniblcnt à quelques égards à ceux de pustule maligiie; mais, dans la morve, une alleclion coiisliluliomielle (\m ressemble un peu au rlmmalisme, précède les syniplômes locaux , caraclérisliques , tandis (\w c'est le contraire (luon observe dans la | pustule maligne. Cette dernière ailection est caractérisée dès le début par rinilammation gangréneuse du point qui a été inoculé; (juant à la morve, ce n'est qu'après qu'on a observé des désordres sérieux dans la santé générale , qu'on voit survenir une affection pustuleuse et gangréneuse de la peau, en même temps qu'une éruption sur la membrane de Scbncider et un écoulement purulent par les narines. Ces derniers symptômes ne s'observent pas dans la pustule maligne (2).

Quand la pustule maligne attaque la face, l'inflammation érysipélatophlegmoneuse s'étend au cou et même à la poitrine. Quand les paupières sont le siège de la maladie, la face enfle énormément et devient extrêmement douloureuse. Le malade éprouve une douleur de tête profonde, accompagnée de délire, puis surviennent la stupeur et un grand accablement des forces. S'il survit à l'élimination de la portion gangrenée, les ■ paupières restent dans un tel état de désorganisation, qu'elles ne sont plus guère représentées que par la conjonctive. La conséquence qui en résulte c est que lors de la cicatrisation elles éprouvent un tel degré de renversement, que l'œil se perd faute d'être protégé comme a l'ordinaire par la paupière. .

Le traitement le plus généralement recommande consiste a tendre crucialement la partie tuméfiée et à y appliquer immédiatement le cautère actuel ou le cautère potentiel. , .r-..-

Ce sont les stimulants et les toniques doux admimstres a 1 intérieur qui méritent le plus de confiance (5). (F. p. lo2.)

SECTION Vin.

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