‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 5 sur 144 · C. OpHTHALMOSCOPE DÉPOCUVU de UKPIiECTELiR · texte numérisé non relu

C. OpHTHALMOSCOPE DÉPOCUVU de UKPIiECTELiR

A une époque peu éloignée de celle où il avait fait connaître, pour la première fois, son instrument, M. Helmlwllz- reprit de nouveau le même sujet, et, dans le mémoire qu'il rédigea sur la forme la plus simple à donner à un spéculum oculaire, il nous a montré combien étaient réduites les exigences qu'un but si élevé demandait pour être réalisé. C'était une conséquence de la découverte antérieure, due à son génie, qui avait frayé la voie dans cette direction, et qui l'avait su dégager dès l'abord de toutes les difilcultés principales.

Une petite lentille convexe, d'une distance focale d'un pouce et demi à deux pouces, suffît pour examiner le fond du globe de l'œil, pourvu qu'on fasse l'observation tangentiellement à la flamme d'une lampe, selon la méthode indiquée par M. Briieckc, et qu'on tienne la lentille devant l'œil en examen. Le rôlede la lentille consiste d'abord à renforcer rinlensité de l'éclairage en grossissant les cercles de dispersion qui viennent se former à la place de l'image de la flamme au fond de l'œil, lorsque celui-ci n'est pas accommodé pour la dislance même à laquelle cette flamme se trouve. En outre, les rayons renvoyés par l'œil en observation sont condensés par la lentille de manière à venir produire de l'autre côté de celle-ci une image réelle, distincte, que l'observateur peut facilement voir dès qu'il se place à la dislance convenable.

Nous pouvons ajouter, de plus, qu'il est des cas où il n'est pas même nécessaire de recourir à celte lentille. 11 est clair, en ellet, qu'un sujet excessivemenl myope se trouvera placé tout naturellement, au point de vue qui nous occupe ici, dans les mêmes conditions que nous produisons artificiellement chez un Individu à vue normale, ou chez un presbyte, en plaçant une lentille convexe devant son œil. Les milieux réfringents d'un œil myope n'ont besoin d'aucune lentille, pour projeter une image renversée du fond de Tœil, à une distance peu considérable, puisque le plan dans lequel celte image est projetée, est le plan pour la dislance duquel l'œil en observation est accommodé. L'"observateur peut, par II. b

XVIII 1)K I.'r.XAMKN t)K I, OEII. '

consôquenl, la voir dès que lo regard qu'il dirige sur l'œil observé rase la Hammc d'une lampe, loiil eu se Irouvanl accoinuiodé, uou pour la dislance où se irouve l'œil en expérience, mais pour celle du plan en qucslion. Cependant, celte méthode d'observation offre un inconvénient notable : le champ visuel se Irouve toujours considérablement restreint par l'iris du palient, et c'est là une circonstance qui, comme on le comprend facilement, s'oppose à ce que celle méthode entre dans la pratique. Le manque de liberté dans les mouvements fait que ce procédé, même dans le cas où l'on a recours à une lentille convexe, a une valeur plus théorique que pratique.

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