TRESSAILLEMENT, OU TREMBLEMENT DES PAUPIÈRES
Syn. — Kuvixà? OTiaffiJLÔç Arclœus. Tic non douloureux, Fr. Spasmodic or muscular lie.
Li(e-l)lood, YuU/.
J'ai souvent ctéconsul lé par des malades qui se plaignaient de ressentir dans l'une ou l'autre paupière, ou dans toutes les deux, un mouvement de lremblement,de tiraillement oudelressaillemeutqu'illeurétaitimpossihle de prévenir ou d'arrêter, et qui par sa fréquence devenait extrêmement désagréable, bien qu'il ne s'accompagnât d'aucune douleur. Souvent ce tiraillement est si léger qu'on n'aperçoit aucun mouvement dans la paupière aflectée , le malade sent seulement que la partie se meut; mais dans d'autres cas le mouvement est très apparent, et ne reste pas borné à l'orbiculaire des paupières : il s'étend à d'autres muscles de la face, aux zygomaliques surtout, de sorte que, eu même temps que les paupières sont le siège de contractions convulsives, l'angle delà bouche est attiré en haut. Quelquefois, comme dans les cas rapportés par M. François (1), tous les muscles de la face auxquels se distribue la portion dure de la septième paire sont aifeclés de convulsions. 11 paraît même que dans un cas, les muscles du voile du palais, le slylo-hyoïdien, et le ventre postérieur du digastrique ont été aflectés (2). J'ai vu dans quelques cas le spasme s'étendre au cou et au bras , de sorte que ces diverses parties, ainsi que tout un côté de la face, devenaient le siège de mouvements étranges chaque fois que le malade se mettait à parler. Le clignotement morbide et le blépharospasmc, dont nous traiterons dans des sections suivantes, se rapprochent beaucoup du tressaillement des paupières ; il en est de même de cette aflection
(1) [Essai sur les convulsions idiopatliiqi.cs de la faco, par FnANr.ois, professeur à ITniversité de Louviiin. Bruxelles, 18/,.3.] - i:il'>>l>i"'ë"' '^l'"''''"'' ï>>''-g'*-'«l Journal, vol. LWV, PP- «"^ 581. Edinbur),'li, ISril.
(2) Ibid, p. lOi.