‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 59 sur 144 · TRESSAILLEMENT OU TREMBLEMENT DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

TRESSAILLEMENT OU TREMBLEMENT DES PAUPIÈRES

spasniotliquo du frontal, dans laquelle les sourcils se Irouvenl à chaque niinule violcninieiU allirés en haut. Ce sont là en général des allections rélk'xes de la portion dure de la sc|)liènie paire; ce sont des spasmes oloniques ou toniques des nuiscles qu'elle anime.

Toute agitation dos])rit aggrave ordinairement le tressaillement, des paupières, de sorte qu'il augmente beaucoup lorsque le malade |)ai'le à un étranger. Le malade en a conscience; aussi est-il fortement tourmenté par la connaissance qu'il a de son alfection, et se montre-t-il disposé à subir toute espèce de traitement, sans en excepter même une opération. Bien que, dans le plus grand nombre des caS;, il n'y ait pas de douleur, elle se fait quelquefois sentir au point que l'an'ection ressemble alors au tic douloureux.

Causes. — J'ai ordinairement trouvé les organes digestifs du malade dérangés, et le plus souvent par suite de l'usage des alcooliques. Dans un cas, cette affection était survenue chez une servante, pour avoir veillé la nuit et trop fatigué ses yeux à repriser du linge fin.

La découverte faite par sir C. Bell, que la cinquième paire préside à la sensibilité, et la portion dure de la septième paire aux mouvements de la face, nous conduit à attribuer ces mouvements irréguliers à un état morbide de cette portion de la septième paire. Dans certains cas, la maladie peut dépendre de l'afléction de l'une ou de l'autre des branches du nerf facial, déjà parvenu hors du crâne; mais, en général, l'action irrégulière du nerf parait provoquée par quelque désordre éloigné, qui agit en troublant la faculté qu'a le cerveau de diriger les mouvements réguliers de la face. L'irritation primitive semble le plus souvent avoir son origine dans l'estomac, d'où elle se propage au centre nerveux, probablement par l'intermédiaire du nerf vague; de là elle est réfléchie à un ou plusieurs rameaux du nerf facial et se manifeste sous la forme de spasmes cloniques des paupières et de la face.

L'état de spasme ou de convulsion d'un côté de la face fait quelquefois paraître l'autre côté comme paralysé. « Une dame se plaignait de douleur dans la téte, dit Sir B. C. Brodie, et sa bouche était aUirée de cote, ce qui fit croire qu'elle était affectée d'une paralysie des muscles de 1 autre cote de la face. Néanmoins, lorsque je fus consulté par elle je remarquai que, du côté où la bouche était attirée, la joue et les paunlns '""^''''i P''<^^^q"c continuels ; un examen

I n ' tT" ^I"^ tiraillement de la bouche

m.,i I t r " T'^r "^"^^^'^^ ^l'^» de la face, niais de elat de spasme dans lequel se trouvaient les muscles du côté

7111, '''f^''^ ^^'^ ^> l"''licolis spasmodique,

auxL .lf ^"^'^"^'^^l"^ o««"P'^il dnutrcs muscles, c'esU-dire ceux auxquels se distribue le nerf facial (1).

(I) Médical Gazette, vol. V, p. 3o9. Lomlon, 1850.

248 MALADIIÎS DU SOUUCIL ET DES l'AUlMKUES.

PronosUc. — Quand ralVecliou est récenle, limitée aux paujjièi'es, et que le malade a assez de résolution pour se sounieltre à un régime ' convenable, le pronostic n'est pas défavorable. Dans le cas contraire, la maladie persiste toute la vie.

Traitement. — 1 . Le malade doit renoncer complètement à l'usage du vin, de l'aie, des spiritueux et autres substances analogues.

2. Il retirera de grands avantages de l'emploi des laxatifs, des altérants et des toniques. Une blue pill chaque soir, ou une tous les deux jours, et une ou deux pilules composées de rhubarbe, tous les matins, pendant quinze jours, produisent généralement de bons eilets; on doit ensuite prescrire l'usage continu d'une infusion amère, le carbonate de fer obtenu par précipitation, ou quelque préparation de quinquina, puis l'air de la campagne et l'exercice.

3. On a recommandé l'usage de frictions avec les liniments anodms, le long du trajet de la portion dure de la septième paire.

4. On a obtenu des résultats avantageux de la compression continue; en limitant l'action des parties alfeclées de spasme, elle tend à rompre l'habitude, d'où dépend en grande partie la continuation de la maladie, quelle que soit la cause qui lui ait donné naissance.

5. On doit conseiller les émissions sanguines, à laide de ventouses scarifiées ou de sangsues appliquées derrière les oreilles. Quand la paupière inférieure est aiïectée , j'ai vu survenir un soulagement considérable par l'application d'une sangsue à l'angle interne de l'œil. Turberville avait un malade qui souffrait depms longtemps de douleur et de convulsions de la joue; on aurait pu couvrir avec un penny l'étendue de la partie où la douleur se faisait sentir : les convulsions déterminaient une déviation latérale de la bouche , de la face et de l'œil. Turberville apphqua une ventouse sur le point douloureux, scarifia et réappliqua la ventouse, puis mit un emplâtre : son malade se trouva parfaitement guéri (2).

6. Un cautère, placé entre l'angle de la mâchoire et 1 apophyse masloïde, a donné des résultats très évidemment utiles.

7 La section des filets du nerf facial ferait disparaître la maladie mais pour la remplacer par une paralysie. Pour atteindre le même but sans courir ce danger , Dieffenbach a une fois pratique la section souscutanée des fibres du muscle malade (2). On exécute cette opération e» introduisant sous la peau un bistouri étroit, dont on to^";.^ ^^/^^"^ chant vers le muscle , et l'on divise celui-ci en ramenant le bistouri au

dehors.

(,) Philosophical Transactions, no 164. Lo.Tnon,.'s\br-ulgcmcn., vol. 111. part. 1. P- '^?I;,!i;;'^'sMunual ofU. Ncvous Discases of Man, .ranslaled by Sieveking, vol. l,p.29.

CLIGNOTEMENT MOnniDE.

SECTION XX\

c L I G N 0 T F, M R N T M 0 lllî I D R.

Le clignoleineiU naturel s'accomplit si rapidement cl si aisément (jinl attire à peine notre attention ou celle des autres; mais il existe un clignotement morbide qui paraît dépendre d'un état convulsif de f rorhiculairc des paupières, plutôt que d'un relâchement du muscle ôlévaieur de la paupière supérieure ; celui-là est trop appai'cnt pour n'être pas remarqué de tout le monde, et la douleur qu'il détermine (init par attirer aussi l'attention du malade. Dans les cas dont nous parlons, l'œil, au lieu de se fermer une seule fois, se ferme plusieurs fois de suite en un instant. Quelquefois c'est la paupière supérieure qui est surtout afl'ectée ; d'autres fois, c'est l'inférieure. Un seul œil peut être pris, mais les deux sont généralement affectés. Cette maladie, analogue à celle dont nous avons traité dans la dernière section, bien qu'elle s'en distingue facilement, est aggravée par les mêmes causes, surtout par les émotions morales et les troubles de la digestion.

Un simple cil qui pousse de façon à se diriger en dedans et à toucher le globe de l'œil, est quelquefois la cause du clignotement morbide. D'autres fois, il est dû à l'existence d'une légère ophthalmie conjonctivale. Ces causes enlevées, la maladie cesse. Souvent le clignotement n'est que le résultat d'une mauvaise habitude, de ce que les Français appellent un tic. On l'observe fréquemment chez les enfants qu'on a obligés à trop se servir de leurs yeux. Quelquefois il est le signe d'ime indigestion. Le traitement à suivre est le même que celui indiqué pour le tremblement des paupières. On peut prescrire avec avantage l'usage d'une visière verte et l'emploi d'un collyre composé ' de 1 à 2 drachmes de teinture de belladone dans 8 onces d'eau. On se 1 trouve bien aussi de faire prendre, chaque soir, 6.à 12 grains de I poudre de rhubarbe, avec un sixième ou un douzième de grain de tartre émélique.

SECTION XXXI

nLliPHAROSPASME.

L action réllexe, en vertu de laquelle les pau|)ières se ferment, revêt quelquefois la forme d'un spasme tonique : on l'appelle alors blépharomme. Il s'accompagne ordinairement, nuiis pas toujours, d'into- 'eranee pour la lumière, ou pliotophobie, et souvent d'épiphora. 11 'Uiaquc habituellement les deux yeux assez également , quel(|uefois un seul. Ccst naturellement par le nerf facial (luarrive à Torbieulaire

MALADIES DU SOLIICIL KT DES l'AUl'IEUES.

des paupières le sliiuulus en vertu duquel il se coiilracle spasuiodi- (|uenient. La cause exeilaiile de rirrilalion réside lanlôl dans lœil , , lanlôl dans un organe éloigné, l^lle agit sur le centre nei-veux qui donne naissance au nerl" facial , par rinlermédiaire de la cincpiiènie paire, par celui du nerf optique , du nerl' vague, ou du grand s}nipathi(iue; ou enfin elle dépend immédiatement de ([uelque désoi-dre cérébral.

1 . Une particule de poussière adhérente à la face interne de la paupière supérieure, un cil renversé, quelque corpuscule déposé sur le trajet des follicules de Méïbomius, sont des causes fré(iuentes de hlépharospasme ; l'irritation est ici transmise au cerveau par la cinquième paire. La pholophobic et le spasme des paupières disparaissent ordinairement sur-le-champ, dès qu on a enlevé la cause irritante.

2. Dans la conjonctivite scrofuleuse , ce spasme se prolonge quelquefois pendant des mois entiers, avec de légères rémissions le soir. Le malade, qui presque toujours est un enfant, se trouve, tant que dure le jour, dans l'impossibilité de supporter le moindre rayon de lumière et d'ouvrir les yeux à un degré quelconque. L'inflammation peut être alors très peu considérable, de sorte que si on entr'ouvre les paupières de force, on aperçoit à peine un vaisseau rouge. Telle est cependant la sympathie qui existe entre la conjonctive, qui est le siège primitif de l'irritation, et les parties voisines, la rétine, l'appareil optique du cerveau , la glande lacrymale et l'orbiculaire des paupières, que les rayons lumineux qui parviennent dans l'œil paraissent au malade flamboyer comme les rayons solaires réfléchis par un miroir ; la glande lacrymale laisse à l'instant échapper un flot de larmes, et la contraction spasmodique de l'orbiculaire rapproche les paupières avec une nouvelle force. Le seul moyen d'obvier à ces actions réflexes, cest de guérir, par le traitement que nous indiquerons ci-après, l'ophthalmie

dont elles sont les efl"ets. , , • ^ .

5 Quelques cas de blépharospasme intense avec photophobie n ont pu être guéris que par l'extraction de dents cariées, ou de dents a la racine desquelles existaient des abcès. Le docteur Hays, de Philadelphie (1), a rapporté plusieurs observations remarquables de ce oenre- elles démontrent bien la nécessité d'examiner avec soin si quelque cause semblable ne provoque pas l'irritation qu'on observe.

4 Dans uiie quatrième catégorie de cas, l irritation originaire parait résider dans la rétine et être le résultat d'un usage abusif des yeux.

n/K 177 - SirC. Bell (2) rapporte un cas de pliolopliobie avec blépharospasme

(1) M.MlicnlGnzc.tle,vol.XXVni,p.CI7.Lonaon 1841

(2) Ncrvous Systems of U.e lluman Body, AppouLN, p. M. London. 18o0.

BI.ÉPIIAROSPASME.

2oi

d'une doulciirs'éteiidanl autour de la tôle qui paraissait comme comprimée par un cercle, et d'un silllenicnt dans les orciiles. Tout à coup le spasme disparaissait, les yeux s'ouvraient, et ia malade pouvait regarder fixement les olijels etivironnants, pendant l'espace d'une heure à peu près. L'excitation mentale déterminée par la conversation provoquait celte amélioration temporaire; et ce qui est Ijien remarquable, la malade, jeune dame très-intelligente, avait découvert qu'en comprimant avec le doigt sur le petit creux qui se trouve au-devant de l'oreille, au-dessous de l'apophyse jiigale, les yeux s'ouvraient instantanément et restaient ouverts tant que durait la compression. Sir C. Bell découvrit qu'en plaçant le pouce sous l'angle de la mâchoire, et en comprimant la carotide contre les vertèbres, il obtenait le même résultat; ce qui démontre, suivant lui, que la cessation du spasme était due à quelque influence exercée par la circulation sur le système nerveux de la tête. Lorsque l'on comprimait les caililages costaux au niveau de la région hypochondriaque gauche, de façon à agir sur la portion cardiaque de l'estomac, les yeux restaient également ouverts pendant tout le temps que durait la compression.

Dans les cas de cette espèce, l'intolérance pour la lumière est souvent excessive ; on trouve le malade dans une chambre complètement obscure, les yeux bandés : il ne peut les laisser examiner ; il compare la sensation qu'il éprouve, lorsqu'il essaie d'ouvrir les yeux, à celle que lui ferait éprouver la vue d'une mer d'or en fusion. Chez un jeune homme qui se trouvait dans cet état, et par qui je fus consulté, toute tentative faite pour ouvrir les yeux menaçait de déterminer une attaque de convulsions générales. Il guérit complètement par l'emploi des sangsues, des vésicatoires et l'usage longtemps continué du calomel et du sulfate de quinine. J'ai vu beaucoup de cas de cette espèce qui, après avoir résisté pendant des années à tous les traitements, avaient fini par guérir spontanément.

0. Quelquefois le spasme de l'orbiculaire des paupières d'unseul côté survient à la suite d'un coup ou de quelque autre lésion de la tète dont les eflélssesont transmis au cerveau ou à ses membranes. Le spasme dure ordinairement longtemps, pendant des semaines ou des mois : on peut le confondre alors avec la paralysie du muscle élévateur de la paupière supérieure. L'état d'agitation continuelle du bord libre de la paupière supérieure , et la difficulté que l'on éprouve à la soulever avec le doigt, servent à distinguer cet état d'avec la paralysie. ^ La congestion cérébrale produite par la fièvre ou par d'autres causes, l'apoplexie et divei^s autres désordres cérébraux peuvent produire le blépharospasme. Lorsqu'il en est ainsi, les deux yeux sont le plus souvent allectés, la photophobie est excessive; l'exposition à un soleil ardent détermine de violents spasmes de tous les muscles du corps; enfin la guérison est très lente à s'opérer.

6. Les nerfs organiques de l'appareil de la digestion sont quelquelois l'mtermédiaire par lequel l'irritation est transmise au centre nerveux, d'où elle est réfléchie par le nerf facial aux muscles qu'il i'nnne, comme elle l'est souvent aussi par d'autres nerfs à d'autres organes. La guérison s'obtient, en pareil cas, |)ar l'usage d'un régime convenable et l'adminislration des |)urgalifs, des altérams et des loni-

252 MALADIES DU SOL'UCIL KT DKS l'AliPIÈUES.

quos. Les anlhelmiiUi((iies, à raison de leur aclioi» spécili(|iie, l'Ciideiit (liiel((uorois (les services.

7. Beaucoup de cas de blépliarospasmc ont une origine hystérique On les confond souvent avec la paralysie de l'élévateur de la paui)ière supérieure, et on les a désignés à tort sous le nom Aaplosis hystérique.

Obs 178 — Le docteur Sclion (1) rapporte le cas d'une.fillc scrofulctisc, âgée de IS ans, qui affectée d'un blcpharospasme de l'œil droit, n'avait pu, durant l'espace de 15 mois, l'ouvrir une seule fois. Il mit en usage, sans le moindre succès, tous les moyens recommandés, tant internes qu'externes. L'œil gauche resta sain, et l'œil droit n'offrit jamais la moindre trace d'inflammation. Les règles se montrèrent pour la première fois pendant la nuit du 24 avril 4831 ; dès le lendemain matin, cette lille jmt ouvrir son œil en toute liberté, et elle ne vil plus double, comme cela existait auparavant lorsqu'une autre personne lui maintenait les yeux ouverts.

Chez une dame par qui j'ai été consulté , l'impossibilité d'ouvrir l'œil malade durait quelquefois deux à trois jours , tandis que dans d'autres moments- elle l'ouvrait parfaitement. Chez une autre dame, en même temps que les orbiculaires des paupières, les muscles du nez et des lèvres étaient entrepris ; de sorte que, lorsque les yeux se fermaient, il se manifestait un resserrement particulier et douloureux de la bouche J'ai obtenu de bons elfets, dans ce dernier cas, de l'usage continu de l'aloès avec l'assa fœtida. La combinaison de ces médicaments avec les toniques réussit souvent dans les cas attribuables à l'hystérie.

Traitement général. — J'ai déjcà signalé la plupart des remèdes propres à guérir le blépharospasme. On doit d'abord rechercher quelle est la cause qui a produit l'irritation, et c'est contre elle qu'd faut

diriger le traitement.

Dans les cas où la cause est de nature inflammatoire, ou dans ceux où on peut la faire remonter à une lésion traumalique de la téte, la saignée du bras, les applications de sangsues aux tempes et le mercure sont indiqués. Dans les cas gastriques ou hystériques, les purgatifs, les antispasmodiques et les toniques, tels que le fer et la quinine, sont les meilleurs remèdes. La belladone à l'intérieur rend souvent de grands services : il eu est de même de l'inhalation, tous les deux ou trois iours, de l'élher ou du chloroforme, poussée au point de produire une légère insensibilité. A l'extérieur, on détermine une révulsion a laide de frictions sur le front, la tempe et derrière l'oreille, avec un Uniment volatil, la teinture de cantharides, ou quelque agent analogue On passe à l'application des vésicatoires et des cautères quand es movens plus doux ont échoué. On se trouve bien d'exposer l œil : l'action des vapeurs d'opium ou de belladone, en mélangeant un peu de leur teinture avec de l'eau chaude , dans une tasse à the que on place sous les yeux, qu'on peut également fomenter avec une décoction

(I) Ammon s

■s Zeilschrifl fur die Oplill.almologic, vol. Il, p. 133. Drcsdcn, 1852.

BLÉl'lIAROSPASMK

de lèlesdt' |)avols ou de fouillos do belladone. On a aussi recoiiimaiidé l'applicaliou sur TumI de calaplasnies couleuant de l'opium, de la jusquianie, ou de la cijïuë. Le doeleur Jiiuiiken reeoniuiaiide ])eaucoup un jol eoulinu d'eau froide ou saturée d'aeide earhouique, dii'igé eonire I'umI à l aide (rime seringue ou d'un syphon (1). Le hain de v;i|)eur s'est montré utile dans queUpies cas ; dans d'autres, c'est du hain de poussière d'eau froide qu'on s'est bien trouvé. Le malade doit porter une double visière verte et essayer d'habiluer graduellement ses yeux à la lumière, au lieu de ehereber, comme il ne le fait que trop souveni, il augmenter l'obscurité (|ui l'entoure.

[Dans le cas suivant, cité par le docteur A. Gracie, de Berlin Q-2), le bléi)liarospasme, accompagné de convulsions générales, guérit par la section du nerf sus-orbilaire :

Ohs. 179 — A la suite d"unc contusion de l'œil gniiclie, un individu, ygé de 17 ans, hien conslilué, fut allcini, imniédiatemenl après l'accident, d'une contraction convulsive permanente de la paupière de ce côté, et qui n'avait cessé que pendant un court espace de leinps; l'œil d'ailleurs était sain. L'œil droit ne présentait pas de contraction convulsive, et ce n'est que dans les violentes douleurs que le malade ressentait à sauclie, qu'il éprouvait quelques légers frémissements : il offrait d'ailleurs une autre affection dont il sera question dans la suite. Pendant l'inhalation du clilorol'orme, l'état convulsif cessait complètement; on put facilement ouvrir les paupières et reconnaître que l'œil ne présentait rien d'anormal et qu'aucun corps étranger n'y était engagé. Une foule de moyens locaux et généraux ayant été employés en vain, et des convulsions générales, qui donnaient au malade un aspect semblable à celui d'un épileptique, revenant une ou deux fois chaque jour, et l'auteur croyant devoir rapporter tous ces symplômes à un étal d'irritation morbide, situé à la périphérie et placé dans le muscle orbiculaire, eut recours, d'après l'avis du docteur Roniberg, à la section du nerf sus-orhitaire au lieu de celle de la branche du facial qui se rend à l'orbiculaire, dont il croyait devoir d'abord faire la section. En effet, Romberg considérant la maladie comme un état convulsif rénexe provenant de l'irritation pathologique des nerfs sensitifs, crut que celte opération ferai! disparaître le mal en interceptant la communication avec les nerfs du senlimeni Le malade ayant élé chloroformisé fut soumis à cette petite opération, à la suite de laquelle Il put ouvrir facilement les paupières, et toute douleur locale et générale disparut entièrement; au bout de o jours, les paupières avaient repris leur sensibilité et leur mobilité normales. Depuis cette époque/le malade n'a plus offert le moindre svmplôme de bléph'irospasme ni de convulsions générales. La guérison de cet élat convulsif si intense et sj permanent, avec toutes les conséquences fiiclieuses qu'il pouvait entraîner dans la suite pour la vie du malade, et ce au moyen de l'interception de la continuité du svstème nerveux dans un aussi faible cordon, est certainement un fait des plus intéressants pour i liistoire des maladies nerveuses. Les observations sur la section du nerf sus-orbilaire jans le blepharospasine, que l'auteur a cherché à reunir, semblent parler en faveur de

opunon qui attribue cette affection à une suspension de la sensibilité des nerfs moleuiN u.ns le muscle orbiculaire; c'est pourquoi la section du nerf sus-orbitaire dan-; les

onvidsions de l'orbiculaire principalement, a une signidcation toute particulière^ t-n conscquence, on pourrait donner à l'observation dont il est ici question le titre .le ■

n é^r ! ' susimmon de la sensibilité récurrente; celte l.vperesihésie

luïdio, r I?, 1 """'"^ •''■''"-'"'"'^ vraisemblableinenl d'une

S. I.W^^ -'""sculaires, inappréciable par nos moyens diUNesli-

(t) I.rhn. voM diT Anf;i.,ikrankl,ril,.ri, p. 77S. n.M-lin. ISô-2

l(^) An lMvIiir 0|.l„lu,l>noN.,'iL., I. 1, p. m. |i,,|in, is;ii. .leanrrnand.]

MALADIES DL) SOlUtIL Kï DES PAUPIÈRES.

SFXTIOlX XXXII.

PAUALYSIE DE l\)1U>1CIILAI1\E DES PAUPIÈRES ET DES MUSCLES DU SOlUCIL. Syn. — Bliglil. Vulf/. Paralysie de la porlioii durt du lu seplicme paire. Hémiplégie faciale.

Fig. rialrjniple, Pl. XXXI.

Il existe , clnns la pluparl des cas de paralysie de la face, un cerlaiii degré de lagophllialmos , ou, en d'aulres lermes , les paupières ne peuvent se leriner complètement, à cause de l'état paralyrupic delorbiculaire des paupières. Le malade ne peut ni cligner l'orlement les yeux, ni presser les paupières contre le globe de Tœil, et la maladie s étendant au frontal et au sourciller, il ne peut, du côté paralysé, ni élever, ni froncer le sourcil. Toutes ces particularités deviennent plus apparentes quand le malade tient l'œil sain ouvert et qu il essaie de fermer les paupières du côté paralysé. Il s'aperçoit alors qu'il ne peut pas y réussir, du moins complètement ; mais qu'il y parvient beaucoup mieux lorsqu'il ferme en même temps les paupières du côté sain. L'élévaleur de la paupière supérieure ayant conservé son action, relève celte dernière comme à l'ordinaire, et lorsque sa contraction cesse, la paupière retombe jusqu'à un certain point; mais les deux paupières ne peuvent être amenées au contact. Elles restent, dans cerlains cas, écartées de (juatre dixièmes de pouce. Quand le malade regarde en bas, l'élévateur de la paupière est dans le relâchement, et celle-ci tombe plus bas que lorsqu'il regarde droit devant lui. Les larmes coulent sur la joue, par suite du défaut d'action de la paupière inférieure qui pend renversée en dehors ; le-nialade est inconunodé par l'introduction de la poussière qui voltige dans l'air ; l'inflammation de la conjonctive et l'opacle de la cornée peuvent ainsi se produire (1). La^paralysie de lorbiculaire se rencontre toutefois à des degrés variables. Il est rare quelle existe au point de déterminer quelqu'allération matérielle de l'œil, excepté chez les enfants, chez qui la cornée devient quelquefois complelemeul opaque, ou même est détruite par une ulcération. En gênerai, il n > a que les paupières qui ne puissent pas se fermer complètement, el I on voit le globe de l'œil se porter en haut, à cluuiue tentative mlructueuse pour fermer les paupières. Mais queh|uefois celles-ci sont largemcnl écartées, et le malade, quclqu'elfort qu'il fasse, ne peut abaisser la supérieure ni relever l'inférieure. Si Ton abaisse la paupière snperituire avec le doigt, elle forme des plis lâches el se relève inHuedu. emenl dès qu'on enlève le doigt. Si l'on abaisse la paupière mleriouu et qu'on l'abandonne ensuite à elle-nuMue, elle ne s'élance point um> rœil à la manière d'un ressort, comme dans Télat de santé. Lorsque le

(1) Vi.ye/. Sn.uv. Medico-Cl.in.rgicul Transactions, vol. XIl. p. 117. 1.ondon, 1823.

PARALYSIE DE L'ouniCLLAlUE DES l'ALl'IÈUES, ETC. 25o

malade dort, la paupière supérieiii'c recouvre la pupille, pai'ce que le globe de l'œil se dirige en haut cl que rélévaleur de la paupière est dans le relàelieinenl; mais riiil'érieure reste abaissée et renversée en dehors. Les paupières paralysées sont ordinairement empâtées , et le globe de l'œil parait saillant.

Les autres muscles de la face sont ordinairement paralysés en même temps; les mouvements naturels des lèvres sont abolis, de soi'te que la bouche s'ouvre davantage du côté non adecté, et que l'action de siffler, de rire, etc., se trouve empêchée. Tandis que le côté sain de la face est arrondi, plein, et marqué d'une fossette , le côté paralysé est lâche et aplati. Si la maladie dure depuis longtemps, le volume des muscles a beaucoup diminué. La joue devient si mince que, lorsque le malade parle, elle ttotle comme si elle n'était plus formée que de la peau , et les muscles sourciliers et occipito-frontal sont tellement atrophiés que les os ne paraissent plus recouverts que par les téguments; la bouche est attirée du côté sain, de même que le nez. La sensibilité de la l'ace est conservée, à moins que la cinquième paire ue soit malade en même temps que la portion dure de la septième. La dénudai ion constante de l'œil et l'évaporation qui en est la conséquence, y déterminent une sensation de froid dont le malade cherche à se garantir en le couvrant quelquefois avec la main. Au début de son affection , il s'endort l'œil à découvert ; mais l'air venant à dessécher la surface de cet organe, y développe une sensation douloureuse ; aussi, le malade s'habitue bientôt à s'endormir, les doigts maintenant les paupières closes , ou couché en partie sur la face, de façon que l'oreiller remplisse le même office. Il se plaint parfois de ressentir de la douleur à la racine de l'oreille, au voisinage du trou stylo-mastoïdien, par où la portion dure de la septième paire sort pour envoyer ses branches à la face. Landouzy prétend que, lorsque la cause de la paralysie ne siège point dans le cerveau, bien qu'elle puisse siéger audessus du ganglion genouillé, il existe une exaltation de l'ouïe (1). La dureté de l'ouïe est un symptôme qu'on remarque assez souvent, même lorsqu'il ne s'agit point d'une affection cérébrale ; elle est due, non à queh|u'élat morbide de la portion molle de la septième paire,' mais à quelque dérangement dans les mouvements des osselets du tympan. La surdité complète indiquerait une lésion de la portion molle de la septième paire. Au début de la maladie, on voit quelquelois de la douleur exister et se répandre le long des diverses branches tlu nerf. Lorsqu'on examine la gorge, on voit quelquefois la luette courbée en arc et sa pointe dirigée du côté paralysé (2). J'ai observé cet ela chez un pauvre homme dont l'affection reconnaissait pour cause des mauvais traitements qu'il avait reçus sur une route; il avait,

(J) M.Mliral Gazciln, v„I. XI,VF, p. 909. Lon.lon. 18^0.

W Noyoz une obscrvalion dv. Macus. ,MuLL..:n's Arohiv fiir Analomio, 1837, p. m.

M.VLADIKS 1)11 SOl'UCIL F.T 1)KS PAIPIK UK S.

enlraulrcs, reçu un coup de pied sur loccipul. I.c malade éprouve, en pareil cas, un certain degré de dyspliagie; il nasille el présente d'antres , symptômes qui indiquent la |)aralysie du voile du palais (1). ■ Causes. — La paralysie de la laee dépend toujoui-s de (piehiu alIVction de la portion dure de la septième paire; mais il est (rune liante importance de pouvoir distini|;uer les cas dans ies(|nels rallection du nerf est située à l'intérieur du crâne, d'avec ceux où le nerf est attaqué dans son trajet à travers l'aqueduc de Fallope, ou lorsqu'il est sorti de ce canal et se distribue aux muscles de la lace. Avant les découvertes de Sir C. Bell, on attribuait généralement la paralysie delà laee à une alVcction cérébrale, et même, lorsque le siège de la lésion était tout à lait hors du crâne, on traitait le malade avec toute la sévérité qu'exige une aiïection grave du cerveau. Si la luette est attirée du côté non paralysé, et qu'il existe des symptômes de i)aralysie du voile du palais, on doit présumer que le mal siège au-dessus du ganglion géniculé, qui est situé sur la première courbure du nerf facial, dans raquedu'c de Fallope, là où le facial communique avec le ganglion de Meckel par le grand nerf pétreux superficiel (2). Si la luette n'est point déviée, on suppose que l'altération siège au-dessous de ce ganglion.

L'exposition à un courant d'air froid est la cause la plus fréquente de la paralysie de la face. Cette cause agit probablement en produisant l'inHammation de la portion dui-e de la septième paire, et peut-être aussi quelquefois en déterminant le gontlement inllammatoire du périoste qui tapisse l'aqueduc de Fallope, ce qui diminue son calibre et amène la compression du tronc du nerf. Suivant le docteur Marsball Hall à mesure que l'aflcction inflammatoire de la portion dures apaise, les symptômes paralytiques se transforment en symptômes spasmodi- (lues (5). On a vu cette altection produite par la compression exercée par un ganglion lymphatique situé entre l'apophyse mastoide et 1 angle de la niâchoire, et augmenté de volume par suite d'une mnammation de la bouche, due à l'action du mercure. Le docteur Bennet (4) rapporte un cas dans lequel cette compression élait due a une tumeur cancroïde de la parotide. J'ai vu de nombreux exemples de la parahsie de la face due à des abcès par suite de carie de la caisse du tympan, la maladie s'étendant sans aucun doute à ra(iueduc de Fallope. Dans un cas soumis à mon observation, la maladie avait succède a une chute grave faite sur le côté de la tète, et qui avait délerminé un écoulement de sang par le conduit auditif, et probablement un épaneben.eni de ce liquide dans les cavilés de l'os temporal. La section de la por ion dure par quelque plaie accidentelle, ou à la suile dune opération

(,) sur 1. paralysie .lu n.Tf facial .les deux cMés, consultez I)^v.u^^:. Gazelle mé.licalc do

ô Dublin .Mc.li..,l Press, vol. XXIV, p. 18.. Oui. hn, 8;.0 i) OnCancerousaml Caueroi.l Growlhs, p. 80, bliubuvi^l., I8W.

PARALYSIE DE l/oRDlCULAIRE DES PAUPIÈRES, ETC. 237

elliriii'gicalo prjUiqiu'e vers l'angle de hi mâchoire, l<i délcrniiiie. M. Sliaw (I) rapporte un cas dans lequel, pendant lahlaiion d'une lumeur située au-devant de rorcille, au moment où Ton cou|)a les branches du nerf facial, le malade s'écria : « Oh! je ne peuv |)Ius fermer mon œil. » L'une ou l'autre des branches temporo-faeiales du nerf peut se trouver ainsi divisée, et par suite la paralysie siégera l'une ou à l'autre paupière.

L'ohservalion démontreque l'hémiplégie faciale peulétre occasionnée par une alleclion morale vive. Amiral l'a vue survenir à la suite d'un violent accès de colère; Bellinghieri, après une vive frayeur ; Frank, à l'annonce de nouvelles fâcheuses ; Boltu-Desmortiers, chez une jeune lille, à la suite de contrariétés nombreuses pendant une menstruation abondante (2).

L'hémiplégie faciale peut dépendre d'une affection cérébrale, de la compression du nerf, par exemple, par des vaisseaux congestionnés, ou par quelqu'épanchemcnt ou quelque production morbide développée à l'intérieur du crâne, entre l'origine du nerf et sa sortie par le méat auditif interne. En pareil cas, je l'ai vue produite par un excès de fatigue ou par une position courbée trop longtemps soutenue. On observe d'autres symptômes cérébraux, tels que de la céphalalgie avec un sentiment de plénitude dans la tête, des vertiges, de l'assoupissement, etc. Si d'autres nerfs sont affectés, comme celui de la septième paire, par exemple, la cause en est probablement due à la compression du pont de Varole.

Il arrive quelquefois qu'une paralysie de la face, dépendante d'une altération siégeant dans l'aqueduc de Fallope, coexiste avec une affection grave située h l'intérieur du crâne, cette dernière, néanmoins, n'agissant en rien sur la portion dure du nerf. D'autres fois, la maladie de l'os temporal, qui a originairement déterminé la paralysie de la face, marche au point d'atteindre la dure-mère et le cerveau; la suppuration s'empare de ces parties, et la mort survient rapidement. Ceci arrive surtout chez les enfants scrofuleux (5).

Traiiement. — Dans les cas ordinaires, ce n'est ni sur le cerveau, m sur les paupières qu'il faut diriger le traitement, mais sur la portion dure de la septième paire et l'aqueduc de Fallope. Il faut recourir, au début, aux anliphlogistiques, aux sangsues derrière l'oreille, auprès de 'angle de la mâchoire, aux ventouses scarifiées à la nuque, et aux purgalils a large dose. On peut employer ensuite les pilules Je caloinel

(!) Op. cit., p. 138.

(2) Tra.luçt. .lecel ouvrage on français par Laijgier ctRicriELOT, p. viij. Paris, mi. cZo, t"l' ■ ''^ ciu la l.aso.1,, nrnnc, Lancel, Janvier 8, I8:i3, p.n. neilruo.ion .lo l'os moilii (l.oiie du pont de Varole, Mcdieal Times, ISov. 22, 181)1 . p.

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avec ropimmcl les (liai)lu)i'éli(iues. L'acUoii coiilinuc de ces pilules sur le lubedigeslif produit de bons eiïels. Un cautère ou un vésicatoire de forme semi-lunaire, placé derrière Toreille, et des frictions stimulantes pratiquées le long du trajet des branches nerveuses (pii se rendent au\ muscles paralysés, donneront des résultats avantageux. Il en est de même de Tapplicalion d'une série de petits vésicatoires (ju on saupoudrera avec de la strychnine. Si ces moyens échouent, on peut essayer rélectricité, le galvanisme et l'électro-magnétisme. On peut toucher lune et l'autre joues avec une plaque métallique et leur commuiinpier une secousse; on voit alors les paupières saines se fernu-r, tandis (pie celles qui sont paralysées restent immobiles. L'électro-puncliirc |)arail avoir quelquefois réussi (1). .

Quand la paralysie de la face est duc à Taction d une cane de la cavité du tympan sur le nerf facial, on doit établir un exutoirc à demeure derrière loreille. On peut injecter avec précaution Toreille malade, tous les deux jours, avec une faible solution de nitrate d'argent. La membrane du tympan est toujours, en pareil cas, partiellement ou totalement détruite, et des injections poussées sans précaution pourraient déterminer une inflammation s clendant au cerveau et a ses membranes. Si le malade est un enfant scrofuleux, il faut prescrire Tbabitalion au bord de la mer et l'usage du sulfate de quinine.

Les aflections cérébrales qui produisent la paralysie de la lace seront combattues surtout par les déplétifs, rabstiiience et les revulsils

Afin de prévenir les mauvais elfets de Texposilion constante de 1 œil I à l'action de Tair et des particules de poussière qui se rassemblent sur la conjonctive, on recommandera au malade de fomenter Irequemmenl son œil avec de Teau tiède et de faire mouvoir au-devant de lui, a 1 aide du doigt, la paupière paralysée. La nuit, il maintiendra la paupière abaissée au moyen d'une compresse et d'une bande.

Dans les cas qui paraissent incurables, on peut remédier au renversement de la paupière inférieure à l'aide de la larsoraphie C^ - l^-»»» ceux où la paupière supérieure reste constamment relevée, Dienenbach a proposé la section sous-cutanée de l'élévateur de la paupière supérieure (3).

(1) Voyez uneobsc-valion de Momu:,.t. Mcdkal and Pl.ysical Journal; vol. lAlIK P- ^65

l.ondun, 1830.

(21 FnvNxi;. Lanccl, January 5, IS.iO, p. U. (5) DieOpcralivetliirursiu,\ol. I, p. /-'.o. Leipzig, i84j.

PTOSIS, OU CHUTE DR I.A PAIP11>RE SI PÉRIEI'RE.

SECTION XXXIII

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