‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 60 sur 144 · PTOSIS, OU CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

PTOSIS, OU CHUTE DE LA PAUPIÈRE SUPÉRIEURE

ll-ûjt;, lie TTtTCTW, je lonibe. Sj'ii. Blepharoplegia, (Icnorninalion qui ne convient qu'à

la l}<' variété.

La perle de la facullô de relever la paupière siipcM'ieure peul, dépendre de causes fort varic'es, (elles ([u'un excès de longueur des légumeiits, une lésion Irauinalique, un adaiblisseinenl ou une paralysie de l'élévaleur de la i)aupièrc.

§ I- — Ptosis par hypertrophie.

Dans les cas d'inllaininalion de la paupière supérieure accompagnés d'un œdème considérable ou d'un épauchemenl sanguin abondant, dans ceux qui ont été traités par lemploi trop longtemps continué des cataplasmes, la paupière est quelquefois si épaissie et ses téguments si relâchés, qu'ils forment un pli pendant au-devant de l'ouverture palpébrale; d'un autre côté, l'élévateur de la pau|)ière supérieure ne sullil pUis pour la soulever, à cause de raugmentation de son poids et de sa dimension. Dès que le malade cherche à ouvrir l'œil, les contractions du muscle se montrent distinctement, mais la paupière ne se soulève que très peu ou même pas du tout. Si l'on saisit entrele pouce et l'indicatcur un pli transversal de la peau, de façon à débarrasser le muscle élévateur du surcroit de pesanteur des téguments, le malade ouvre son œd sans dilliculté, ce qui prouve qu'il n'y a pas de paralysie; mais dès qu'on lâche le pli, la paupière reprend sa position première. Le relâchement est quelquefois plus prononcé au côté temporal de la paupière qu'à sa partie moyenne. Il arrive aussi quelquefois, alors, que le plilormé par les téguments est très considérable, qu'il comprime par son poids le bord libre de la paupière avec les cils, et les pousse en fleilaiis, au point de déterminer un certain degré d'eiitroj)ion.

Le moyen auquel on a ordinairement recours pour guérir cette variété de ptosis, consiste dans l'enlèvement d'un pli transversal des leguinenis. Abu d'être bien sûr de la mesure du pli que l'on veut enlever, on saisit la peau, dans le point où elle parait le plus relâchée avec une large pince à bords convexes, qu'on appelle communêmen't

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crmcr I œil : si ces mouvements s'exécutent facilement, on a la preu>e " saisi m trop ni trop pou de peau. S'il ne peut pas soulever ' P.Hq„ç,-e, c est que le pli est trop étroit ; il faut alors enlever la pince eu. n.piacer en en saisissant un plus large. S'il ouvre bien l'.dl, mais luii ne puisse le relermer complélement, il faut lâcher un peu de h,

MALADIES DU SOUllCIL KT DES PAUPIÈRES.

peau saisie. On doit aussi prendre garde de pinctr la peau trop près du bord libre de la paupière, car il pourrait ne pas rester assez .

d'espace pour appli(iuer les points de suture. Dès que la pince esl convenablemenl ai)|)li- (|uée, on en serre modérément les brandies lune' contre l'autre, afin que les téguments ne puissent s'échapper, et l'on retranche le pli ainsi formé à l'aide d'un ou de deux coups de ciseaux. L'écoulement de sang esl j)eu considérable et s'ai-réle en quel(|ucs miaules par l'usage de lotions d'eau froide. Jl faut rarement pratiquer plus de deux points de suture; quelquefois un seul sulfil. La réunion s'opère ordinairement très rapidement, sans suppuration, laissant à peine une cicatrice apparente. Dès que la réunion est complète, le prolapsus esl guéri.

g II. Ptosis congénial.

J'ai souvent rencontré un degré d'abaissement de la paupière supérieure assez considérable pour constituer un obstacle à l'exercice de la vision : cet état existait depuis la naissance. Dans quelques-uns de ces cas, la paupière était loin d'être gonflée ; elle était plutôt atrophiée, comme si le muscle élévateur eût manqué dès le principe, ou eût été délrml par une maladie. Cette espèce de plosis uicomplet est quelquefois héréditaire et compliqué de l'aplatissement de l'arcade sourci-

lière (1). ^ ,

On a essayé, dans plusieurs cas de celle espèce, l'ablation d'un pli transversal des té- Pi,, .0 guments , mais généralement avec peu ou pas de succès"' Peut-être serait-on plus heureux en pratiquant l'opération tommandl par M. Hunl, opération que je vais bientôt expliquer.

g III — Ptosis traumatique.

D'Uis les plaies pé.iélranl.es de la paupière supérieure (V. p. I CO) I,. "u ele il valeur peut «re coupé ou déehiré eu travers ; ou b,eu col le "ameau nerveux qu'il reçoit de la troisième paire qu, se trouve .In.sc

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