‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 84 sur 144 · CAIUE DES OS QUI ENVIRONNENT LE SAC LACRYMAL ET LE CANAL NASAL · texte numérisé non relu

CAIUE DES OS QUI ENVIRONNENT LE SAC LACRYMAL ET LE CANAL NASAL

Fig. Von Aminon, Mil. II, lab., VIII, flg. 17.

On ne saurait nier que les fistules compliquées de carie ne s'établissent quelquefois de la façon que nous avons décrite dans la troisième section. Il n'y a pas non plus à révoquer en doute que l'os unguis et les autres os qui l'avoisinent ne s'enflamment parfois sous l'influence de la scrofule ou de la syphilis, et que celle inflammation ne puisse se terminer par la carie.

Dans les cas de carie dus à une cause constitutionnelle, le gonflement est situé plus profondément, et les symptômes delà maladie de l'appareil lacrymal marchent plus lentement que dans les cas où l'affection s'est développée primitivement dans le sac lacrymal. Les organes excréteurs des larmes continuent à exercer leurs fonctions quelque temps après l'apparition d'une tuméfaction obscure, s'accompagnant d'une douleur très considérable, aux environs de l'os unguistandis que, lorsque c'est la membrane muqueuse qui s'affecte d abord l'arrivée des larmes dans la narine est beaucoup plus tôt entravée. A la fin, le sac lacrymal el le canal nasal s'enflammant, les symptômes se rapprochent beaucoup plus de ceux que nous avons décrits dans les précédentes sections. La paroi postérieure du sac s'ulcère, et, à moins que l'on ne mette en usage un traitement efficace contre raffection constitutionnelle , la carie des os et l'ulcération des parties molles c^n tinuent à faire des progrès, les téguments cèdent, d s'échappe un ichor fétide et le canal excréteur des larmes peut se trouver détruit. Traitement gméral. — Si l'affection locale dépend de la syphilis

(1) Journal coniplémenlaire des sciences médicales, l. XL, p. 588. Paris, 1851. Ammons Zeil schrill lïirdie Ophllinlmnlogic, vol. I,p. 40î). Dresdcn, 18û1.

nF.l.ACIlEME\T un SAC I.VCnYMAL. 409

0,1 doit adiniiuslrei- les remèdes |)i'0|)i"es à coinbaltre cet éiiU morbide. On emploiera les Ioniques, et surtoiil l'iode, si la earie parait avoir une oi-ii^ine serofuleuse.

Traitement local. — 11 n'y a aucun Irailemenl local qui puisse être mile contre ralVection osseuse tant que l'action s> pliililique ou serofuleuse n'est point épuisée ; il est même très probable (|ue ces moyens ne feraient qu'exaspérer la maladie. On doit se borner à l'introduction d'un stylet et à quelques injections au nilrale d'ariçent poussées avec précaution. Le jii-emier de ces moyens a poui- résultat d'attirer les larmes dans leur canal naturel, tandis que le second sert à amender l ocoulement blennorboïque et à i-éprimer ta tendance à la formation (le granulations fongueuses.

Quelquefois le stylet tombe du sac lacrymal dans l'antre d'Higbiiiorcelde là dans la boucbe, à travers une ouverture (|uc la carie produit à la voûte palatine. Cela peut arriver non-seulemenl dans les cas syphilitiques, mais encore dans ceux qui sont scrofuleux, et qui s'accompagnent d'une ulcération qui entoure l'œil el envahit la cloison et les ailes du nez ; le vomer se détache avec des fragments du maxillaire supérieur, et le nez tombe en dedans. Dans les cas de cette espèce ([ui dépendent de la scrofule, la salsepareille m'a rendu les plus grands ^ervices.

SECTION VII

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