L'exophthalinos anémique s'accompagne généralement d'une
(1) HaysesWalton. Operative Oplillialmic Siirgery. London, 1835, p. 575. [(2) Il paraiti ait ccpendanl qu'il ii en est pas toujours ainsi, car voici la description que M Walker donne d'une des malades (lu docteur Begbie :
Les deux yeux sont beaucoup |ilus saillants qu'à lordinairc ; néanmoins les paupières peuvent se fermer complètement, mais iM's M. dit que pendant un certain temps il lui a cte impossible de le faire. La vue n'est point affaiblie, et il n'y a iioint de douleur dans les ye"x ; souvent la malade y éprouve un sentiment de distension. Les cornées ont leur forme et leur dimension naturelles ; les cbambres antérieures ne sont pas plus grandes qu a 1 unlinauT e iris sont très coulracliles ; les cristallins parfaitement transparenis. Les srleroluiues des dewc yeux soiHévidemmenl distendues par raugmenlation du produit d une seerctiun interne ; ctus sont plus volumineuses que de coutume, et présentent, tin peu en avant des insertions des musci^ droits, une lénbre teinte bleuâtre, bien qu'elles ne paraissent pas amincies dans ce P"'" • sont légèrement a|daties, et n'ont point la forme globuleuse qu'on rencontre dans 1 .vit .-am. l<deux yeux sont aussi beaucoup plus durs qu'à rordinaire (1). T. .]
[(1) AntcmU and its Conséquences, Enlargement of .lie Thyroïcl Gland and Eyebalts, etc., dans Monltily Journal of Médical Science, l'ebruary, 1819.]
EXOPIITIIALMOS OU IlI'UMlî 1)K i OEll.
au^meiUalion de voUiine de la i^liiiulo thyroïde. Le yoiilleincnl de la .riaude csl ordiiiaireiiieiil mou el iinil'orine, de la nalui-e des hyperlro- Jhies simples; ([iielquelbis cepeiulanl, il est dû à la présciic(!de diverses produclioiis accidenlelles. L exoplillialmos peut exislei' sans le hroii-
cKocèle, el vice versâ.
3. Le malade oiïre à un degré plus ou moins prononcé la i)àleiir el l'air exsangue (jui caraclérisenl l'anémie.
&. Il y a des palpilalions, un pouls vile, faible el vil'; le malade accuse de la dyspnée, une tendance à la syncope, de la douleur et des baltemenls dans la tète, des vertiges, des bourdonnements d'oreilles. Tous ces symptômes augmentent par l'exercice. Les veines de cou sont quelquefois i-emarquablement distendues. Le cœuret les grosses artères font entendre le bruit de souille, surtout lorsque le malade éprouve des palpilalions à la suite de quelque agitation. Dans quelques cas, le cœur est dilaté ; mais en général les symptômes cardiaques n'indiquent (|ue l'étal d'anémie.
5. Le malade se plaint de dyspepsie, de faiblesse, et d'excitation nerveuse.
Causes excitantes. — l . Les perles fréquentes ou continues de sang, comme les attaques d'hémorrlioïdes, de ménorrliagie, ou d'épistaxis. -2. Une leucorrhée abondante, une diarrhée chronique, ou d'autres ccoulemenls épuisants, o. De fréquentes grossesses. 4. Une surexcitrtlion, la fatigue, les inquiétudes, le chagrin (1).
Dissection. — La seule autopsie que je connaisse a été publiée par Sir Henri Marsh, qui a trouvé le cœur, surtout les oreillettes, extrêmement dilaté. Il en était de même des veines du cou. La veine jugulaire interne droite était si dilatée, que, lorsqu'on l'eut vidée par la ponclion, elle mesurait encore un pouce et demi transversalement (2). L'exophthalmos anémique peut être considéré comme le signe précurseur (le cet état que le docteur J. S. Combe (5) a si bien décrit dans lin cas d'anémie où les yeux n'étaient point aiïeclés. On doit s'attendre à trouver, à la dissection, une diminution du sang rouge.
Cause prochaine. — La cause prochaine générale est l'appauvrisseiiicnl du sang, dont la librine et les globules rouges ont diminué, en même temps que la masse du sang elle-même. L'absence d'une qnanlilé suiîisante d'un sang normal traversant les vaisseaux du cerveau, sulfit pour expliquer plusieurs des symptômes. La cause immédiate du iléplacemcnt de l'œil est inconnue; peut-être faut-il l'attribuer à l'étal ■iiriqueux des veines ophlhalmiques. Cette hypothèse a en sa faveur
(1) L exoplitlialiTios anémique pcul survenir dans un violent accès de loux. On Toliserve cliiv. l' ssiijels roux et eiiez les anémiques. Sloiics Va appelé aneurosis du cœur. — Banks. Dublin llospilal Gazelle, l^r j„ii, 18;).'}, p. 129. {Nnic de M. Mackenzk.)
(2) Dublin .lournai of Médical Science, vol. XX, p. 472. Dublin, I8i2.
(5) Transactions of llic Medico-Cbirurgical Socieiy of lidinburgh, vol. I , ii. I9i. Kdinl'iM-gh, 1824.