‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource] (volume 3)Chapitre 99 sur 144 · HERNIE DU TISSU ADIPEUX DE L ORBITE · texte numérisé non relu

HERNIE DU TISSU ADIPEUX DE L ORBITE

Obs. 270. — Un garçon, âgé de 46 nns, se présenta à la consulUilion île l'iiôpilali oplithalniique de Moorfieids, à cause d'un gonflement rougeàlre des deux paupières supérieures qui pendaient légèrement. Cet état lui paraissait déplaisant, ainsi qu'à ses amis, bien qu'il n'en éprouvât aucune douleur. Le gonflement était exactement le même des deux côtés. Il était presque complètement limité à la moitié ou aux deux tiers externes de la paupière, s'élendanl depuis le sourcil jusqu'à un seizième de pouce du bord tarsien. Il l était complètement mou, comme s'il eût été dù à un œdème des parties sous-jacentes. La i sensation qu'on éprouvait en palpant n'était point celle d'une tumeur, mais bien celle pro- duite par une surabondance du tissu cellulaire lâche situé au-dessous du muscle orbicu- laire. On s'assura, en renversant la paupière, que la conjonctive et le tissu sous-jacenl i étaient dans un étal parfaitement normal. Une pression exercée derrière l'apophyse t orbilaire externe n'y fit découvrir aucune tumeur. Après avoir essayé sans succès diffé- rents moyens, M. Bowman se détermina à employer l'opération de l'entropion modifiée, à i enlever non-seulement une portion elliptique horizontale de la peau au point la plus sali- lante de la tumeur, mais en même temps une portion correspondante de l'orbiculaire et l du fascia située au-dessous de ce muscle, afin de faire adhérer fermement les téguments ■ aux parties sous-jacentes, où la maladie semblait avoir son siège principal. On saisit avec f la pince à entropion et l'on retrancha avec des ciseaux un morceau de peau de la Ion- geur des deux tiers de l'étendue horizontale de la paupière et du tiers de son étendue • verticale. Le muscle orbiculaire ainsi mis à nu était sain, on en enleva une portion de la i même étendue que celle de la perte de substance faite aux téguments. Un tissu cellulaire r dense fit alors saillie en avant à travers l'ouverture; lorsqu'on l'eut retranché, une masse ' de tissu adipeux ressemblant à la graisse normale de l'orbite, et du volume d'une amande, . se présenta à l'entrée de la plaie et fut immédiatement enlevée. 11 n'était point étroitement i embrassé par une capsule que lui aurait formée le tissu cellulaire environnant, mais divise r en pelotons ou petits lobes qui se mouvaient librement les uns sur les autres. Cela ne ■ ressemblait donc point à une tumeur graisseuse. Après l'extirpation totale, on ferma la i plaie à l'aide de points de suture, et au bout de quatre jours M. Bowman eut la salis ac- • tion de la voir guérie. La difformité avait presque complètement disparu Cette opération i d'abord pratiquée à gauche, le fut ensuite à droite avec le même succès (1).

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