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TRICHIASIS ET ENTR0PI0N OU RENVERSEMENT DES PAUPIÈRES EN DEDANS

6. Procédé de M. de Graefe (1). — A. Paupière inférieure. — iA une ligne et demie en dessous du bord antérieur de la paupière,

on pratique une incision parallèle à ce dernier, et s'arrêtant, de

chaque côté, à une ou deux

lignes en dedans d'une li-

uMie verticale descendant de .chacune des commissures.

[On circouscrit ensuite, au iimoyen de deux incisions

(fig. lo), un triangle cutané A, que Ton enlève, puis, naprès avoir disséqué, autant iqu'il est besoin, les deux

lambeaux B et C, on les iiunit au moyen de deux ou llrois points de suture à [points séparés. La plaie horrizontale est abandonnée à (Fis- 1S0

eîlle-mème, sauf cependant au point où la plaie verticale vient la rrejoindre. La longueur et la largeur de la perte de substance, de la seconde surtout, sont subordonnées au degré de flaccidité die la paupière; sa base doit avoir de trois à cinq lignes. Quand on veut obtenir un effet plus considérable, on peut dlonner au lambeau excisé la forme d'une coupe (fig. 16.)

B. Paupière supérieure. — Après avoir fait l'incision irndiquée ci-dessus et l'excision d'un lambeau triangulaire

(fig. 17), on incise, dans la plaie, dont les bords sont soigneusement écartés, les fibres musculaires de l'orbiculaire, aussi près flue possible du bord libre de

(a paupière, et on les refoule en

haut, de manière à mettre à nu sla face externe du cartilage

tarse. On excise alors, au moyen

l'un petit bistouri bien acéré,

une portion triangulaire 0 du

tarse dans toute son épaisseur, Ide façon que la conjonctive soit

seule respectée ; puis on réunit,

m moyen de trois points de

suture, dont celui du milieu b

îomprend les couches superficielles du cartilage. Ce procédé procure

an raccourcissement du bord supérieur du tarse, qui concourt puis-

(Fig. 16.)

(Fig. 17.)

(1) Archiy fur Oplilhalmologic, 18G4, B. X, Ablh. 2, S. 223.

vin.

(Fig. 18.) (Empruntée à Ruete.)

90 MALADIES DU SOURCIL ET DES PAUPIÈRES

samment à corriger la situation vicieuse de la paupière, surtout s'il est secondé par l'opération du blépharo-phimosis.

7. M. Arlt emploie un procédé qu'on peut appeler « par transplantation du sol ciliaire.» Il introduit à plat un bistouri étroit et bien pointu, un peu en dehors du point lacrymal , dans l'épaisseur même du bord antérieur de la paupière supérieure, de façon à laisser en arrière les ouvertures des glandes de Méïbomius, et à avoir au-devant de lui les bulbes des cils et la peau dans laquelle ils sont logés (fig. 18). Ce bistouri, arrivé à une profondeur d'une ligue et demie environ, entre les deux plans de la paupière ainsi constitués par son passage, est poussé en avant à travers la peau et conduit jusqu'à l'angle externe, de façon à séparer du cartilage tarse une étroite

bande cutanée comprenant les cils et leurs bulbes. Une seconde incision est alors pratiquée au-dessus de la première, dont elle rejoint les deux extrémités, mais en comprenant un lambeau de téguments , eu forme de croissant, dont on fait l'excision : deux ou trois points de suture viennent enfin rapprocher les deux lèvres de la plaie ainsi constituée (fig. 19), et reporter d'autant en haut le sol ciliaire, préalablement détaché par la première incision.

M. de Graefe (1) a modifié comme suit le procédé de M. Arlt: Il commence par faire deux incisions verticales de quatre lignes de longueur, qui, partant de la face antérieure du bord libre i

(Fig. 19.) (Empruntée à Iluctc.)

(I) Archiv fur O^litlmlmologic. 18G4, 6. X, Ablh. 2, S. 22G.

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