‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 11 sur 251 · tf · texte numérisé non relu

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La colonne N indique les numéros des lentilles contenues dans une boite com-

filète, ou leurs longueurs ocales , l'unité étant un pouce de Paris.

La colonne F indique les mêmes longueurs focales quand on prend pour unité la lentille de 216 pouces.

La colonne R indique le nombre d'unités de réfraction de chaque lentille, dans ce système.

L'intervalle entre les lignes horizontales de chaque côté du tableau représente un dixième de l'étendue, accommodaiive entre 3" 1/2 et l'horizon, ou 6 unilés de réfraction, représentées par une lentille de 36 pouces.

N B. On ■ marqué, cicontre, en chiffres plus petits, les lentilles qui pourraient être ajoutées aux boites pour avoir au-dessous de 3'' 1/2 tous intirvalh'S égaux à un dixième de l'accommodation.

DES PROPRIÉTÉS DES LENTILLES

Il y a, dans toule question de réfraction lenticulaire, au point de vue géométrique, trois quantités à considérer : 1° la position et la distance de l'objet ou du point lumineux ; 2° la position et la distance du point de concours ou de l'image dioptrique; 3° enfin, la longueur focale principale et le genre de la lentille.

Tout problème relatif à la réfraction lenticulaire a invariablement pour objet : deux des quantités que nous venons de définir étant données, de déterminer la troisième.

Nous avons, au point de vue géométrique, comme précédemment au point de vue optique, deux faits-principes qui ne nous peuvent faillir.

46. — Premier fait-principe. — Tout rayon lumineux du système, parallèle à l'axe de la lentille avant la réfraction, passe, après la réfraction, par l'un des foyers de la lentille; par le foyer antérieur si l'image est virtuelle, par le foyer postérieur, si elle doit être réelle.

Réciproquement, tout rayon du système qui, avant la réfraction, passe par l'un des foyers, après la réfraction , se trouve parallèle à l'axe.

Second fait-principe.— Nous savons, par expérimentation directe, que tout objet lumineux placé devant une lentille donne, après réfraction, de l'autre côté de la lentille, une image tout à fait semblable à lui, mais renversée. Cette similitude des deux figures implique cette condition que, si l'on joint deux points quelconques de l'objet aux deux points homologues de son image, ces lignes droites se couperont toutes au même point. S'il en était autrement, l'image ne serait point semblable à l'objet.

47. — Il y a, dans tout système lenticulaire, un certain point, tel

que le rayon géométrique incident qui y passe n'est point dévié. C'est

le centre optique ou de réfraction.

(Les géomètres ont démontré que, dans une lentille homogène plongée dans un milieu unique, ce point était approximativement à une dislance de chacune de ses deux faces proportionnelle à leurs rayons de courbure. Dans nos lentilles bi-convexes, à rayon égal pour les deux faces, le centre optique coïncide avec le centre de figure.) Exemple. — Pour fixer les idées, et montrer la facilité d'application de ces construc-

tions géométriques, nous allonsdiscuter ici le petit problème suivant :

Le professeur dit à un élève : Je suppose une lentille placée en o,son axe principal est la ligne horizontale de la figure et son centre

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