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PROCÉDÉ DE L'IMAGE RENVERSÉE

55. — L'œil 0 est toujours supposé adapté pour l'horizon. L'observateur (Helmholtz), au lieu d'une lentille dispersive, en prend une seconde , collective au contraire :

Qu'arrive-t-il

dans ce cas? a) Les rayons parallèles sortis de A, rencontrant la lentille L' et, réfractés par elle, se réunissent au delà d'elle, à son foyer principal F (57).

Dès lors, l'œil B' de l'observateur, placé au delà de F, et s'accominodantpour la distance qui le sépare de ce point, verra le pointAenF.

Chacun sait, de plus, qu'en regardant à l'horizon avec un verre convexe, il faut, pour avoir une image, s'éloigner de la lentille d'une distance supérieure à sa longueur focale, et alors on voit les objets renversés. (Voir d'ailleurs la construction de l'image, fig. xxn.)

Qu'arrive-t-il maintenant dans le cas de rayons émergeant de l'œil observé, à l'étal de divergence ou de convergence?

b) Rayons émergeant en convergence; c'est le cas général, celui dans lequel l'œil observé esl adapté pour une distance finie, distance ù laquelle existe dans l'air l'image réelle et renversée des parties profondes. De même qu'un objet situé à celle dislance se peindrait sur la rétine en envoyant vers la cornée des rayons divergents, inversement l'image des parties' profondes de l'œil, formée en son lieu el place, le serait au moyen de rayons convergents, Ces rayons convergents, l'observateur ne peut les utiliser que s'il se place au delà de leur point de concours; l'œil normal est impropre à s'approprier les rayons convergents. Eh bien, supposons que l'observateur place encore devant l'œil observé la lentille collective L, il esl clair que, puisque, dans le premier cas (rayons parallèles), celle lentille avait pour effel de concentrer en F les rayons parallèles, des

0PHT1IALM0SC0P1E. — INSTRUMENTATION .

rayons déjà convergents au moment où ils la rencontrent, viendront se réunir plus près d'elle que son foyer principal.

La lentille L ramène donc en deçà de F l'image aérienne indéterminée, formée par l'œil observé; et comme L peut être pris d'un très court foyer, l'observateur a toujours la faculté de fixer à une distance à très peu près connue et très voisine de lui, l'image renversée du fond de l'œil observé, el alors il peut se placer à la distance convenable au delà de celle image.

La figure xxn, montre la marche des rayons dans cette circonstance :

V 5 étant le dia- xxiu mètre vertical de la

papille optique, û'p' en est l'image renversée à une distance quelconque.

Si F est le foyer postérieur de la lentille, l'image ù' sera ramenée en û>'' p" en deçà de F, puisque, si l'image p û était à l'infini, ladite lentille la ramènerait à la distance F elle-même.

c) Si les rayons sortaient (par exception) de l'œil observé à l'état de divergence (ce qui suppose le foyer principal de l'œil situé au delà de la rétine), il faudrait évidemment, pour produire le même effet que'dans le cas de rayons parallèles, ajouter à la lentille I, une force de réfraction suffisant à amener au parallélisme ces rayons divergents (42). Mais rien n'est changé au mécanisme de la méthode.

Tel esl, en définitive, le procédé dit « de l'image renversée. » Nous reviendrons plus loin, dans l'étude des anomalies de la réfraction de l'œil, sur les conséquences pratiques à tirer de cette discussion du problème général de Pophlltalmoscopie.

Quiconque aura une idée nette de la marche de la lumière dans les

circonstances que nous venons d'étudier, ne dira donc jamais qu'il

vient de voir le fond de l'œil, mais rimage(soh réelle et renversée, soit

droite et virtuelle) du fond de l'œil.

SECTION II

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