‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 152 sur 251 · CORPS ÉTRANGERS DANS L'HUMEUR VITRÉE · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DANS L'HUMEUR VITRÉE

Graefe(l)en possède trois observations dans lesquelles l'accident était dû à une contusion du globe de l'œil; dans un quatrième cas, une piqûre de la sclérotique, faite avec un couteau très étroit, était venue, après avoir traversé le globe, blesser la rétine du côté opposé et occasionner un décollement, probablement liémorrhagique, de la réline. Dans ce dernier cas, et dans deux des précédents, on put constater, après une observation de trois à quatre ans, pour chaque cas, que, non-seulement le décollement était demeuré stationnaire, mais qu'il avait évidemment diminué. Le dernier malade, un fonctionnaire supérieur russe, avait complètement perdu la vue d'un œil à la suite d'une plaie : quatre ans plus tard, il ne restait plus qu'un décollement très circonscrit de la réline, et la vue de cet œil s'était presque complètement rétablie. Dans un œil parfaitement sain, si la compression des vaisseaux à leur sortie produit un épancbement séreux sous-rétinien et si le pouvoir d'absorption a conservé toute sa puissance, il n'est pas étonnant que le liquide, anormalement épanché, vienne à disparaître : l'équilibre de la tension inlra-oculaire est rétabli par l'augmentation de la sécrétion de l'humeur vitrée, comme il le serait par la pression prolongée du doigt à la surface externe de l'œil.

SECTION VI

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