PLAIES DE L'ŒIL PAR ARMES A FEU. (P
On considère généralement qu'un œil est perdu quand il récèle dans son intérieur soit un fragment de capsule fulminante, soit un plomb dédiasse, fùl-il du plus petit volume: souvent l'atrophie du globe ne survient qu'à la suite de plusieurs années de douleurs et après avoir compromis, par réaction sympathique, l'intégrité de celui qui était jusque-là resté sain. Aussi est-il de règle dans ces circonstances, et de bonne pratique, de ne pas hésiter à conseiller de bonne heure l'énucléalion de l'organe atteint, tant dans le but d'épargner au malade de longues et inutiles souffrances, que dans celui d'éviter les ophlhalmies sympathiques. Le malade étant mis sous l'influence du chloroforme, on fait l'ablation de la coque oculaire, en laissant en place tous les muscles qui, plus lard, donneront les mouvements à l'œil artificiel (2).
Obs. \6i (3). — Dans la soirée du 19 octobre 1861, pendant qu'un gentleman lirait au vol le black yame {Telrao tetrix), un homme de sa suile fut frappé à l'œil droit, à la dislance de 80 yards environ, par un petit plomb, désigné parmi les chasseurs sous le nom den° 5 ou 6. On conduisit le blessé chez un médecin du voisinage, où l'on constata une petite plaie au bord supérieur delà paupière supérieure droite. La chambre an-
(1) Flemikg. The American Joiinml of ihe Médical Sciences, Avril i8i>8.
(2) Esjuncu. Obs. de plusieurs grains de plomb ayant traversé les paupières et le globe de l'œil. Traitement par la glace (New Sydcnham Society's Publications, Vol. IX,p. 519.)
3 M ICKERZ1E. Inédite.