‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 176 sur 251 · DE L'IRIS (P · texte numérisé non relu

DE L'IRIS (P

Quand l'ulcère est superficiel et ne va pas au delà de la lame élastique antérieure, la perle de substance est comblée par un dépôt épithélial de nouvelle formation ; quelquefois cependant la lame ëlas-

(1) Lnncet, 1858, Mars 26, p. 513.

(2) Brit. Med. Journ. 1858, Jan. 16, p. 44.

(3) Opht. Hosp. Rcporls, 1860-1861, Vol. III, pp. 318-320.

(4) Med. Times ami Gaz. 1860, Sept. 29, p. 303.

(5) Voir un cas de panophthalmilis, à la suite d'une plaie de la sclérotique, avec iiido-clioroïdile suppuralive, traité par l'iridectomie (Arch. fur Ophtli. 1860, H. VI, A. 1, S. 145).

(6) Testelih. Inédite.

MALADIES CONSÉCUTIVES AUX OPIITIIALMIES

tique antérieure ne se régénère pas et il en résulte une cicatrice opaque (1).

La paracentèse de la cornée et l'iridectomie ont été recommandées et sont d'excellents moyens contre les ulcérations profondes, douloureuses et menaçant de perforer l'œil (2). Hulke rapporte un cas d'ulcère de la cornée avec eschare, congestion choroïdienne, chémosis, douleur et dureté du globe oculaire ; l'œil ne jouissait plus que de la perception quantitative de la lumière. Cet état était la suite de la variole. On fit trois fois la paracentèse de la cornée et chaque fois on obtint un soulagement marqué mais momentané. On se décida alors à pratiquer une iridectomie et, cette fois, l'amélioration fut définitive (5). Bader a publié l'observation d'un cas dans lequel on fit l'excision du quart supérieur de l'iris sur un malade âgé de 19 ans, porteur d'un ulcère de la cornée, qui était survenu pendant une maladie prolongée de la réline et de la choroïde; l'ulcère avait une marche aiguë, les bords en étaient taillés à.pic et la surface grisâtre et inégale : il occupait le bord inférieur et externe de la cornée. Trois jours après l'opération, l'œil avait perdu sa dureté, les bords de l'ulcère s'étaient affaissés et la plaie était occupée par une surface grisâtre, aplatie et unie (4-). M. Strealfeild a excisé la partie supérieure de l'iris d'une jeune fille, âgée de 20 ans, pour un ulcère perforant de la cornée, auquel avait succédé une fistule s'ouvrant à la surface d'une cicatrice blanchâtre; l'œil était malade depuis un an. La vision s'améliora, mais l'ouverture fistuleuse persista (5). Dans un cas de ce genre, M. Businelli obtint l'occlusion de la fistule, en y insérant un repli de l'iris qu'il attira au dehors et qui s'y inséra et y contracta des adhérences (6).

Obs.^ 227 (7). — Vers la lin de juillet 1862, je suis appelé auprès d'un charpentier de Loos,âgé d'environ 35 ans. Depuis six semaines, il est en proie aux plus vives souffrances par suite d'un vaste ulcère de la cornée gauche : pholophobie extrême, douleurs circumorbitaires insupportables, fièvre continue, perte de l'appétit et du sommeil, amaigrissement. Ce n'est qu'avec les pins grandes difficultés que je peux, dans une chambre dont les volets sont fermés, entrouvrir les paupières pour m'assurer de l'étal de l'œil. La totalité de la cornée paraît opaque et, à part son quart interne, toule lu surface csl envahie par un ulcère à bords taillés à pic et à fond grisâtre.

Le traitement rationnel prescrit par un médecin, homme instruit et capable, ayant échoué, je propose l'iridectomie comme moyen de faire cesser les douleurs et de conserver, sinon la vision, au moins la forme de l'œil. Les souffrances sont telles que le malade accepte sur-le-champ. Je pratique l'opération comme pour le glaucome, enlevant

(1) Virchow'sArclûv, B. XXVII. Sciiiess-Gemusecs, S. 127, taf.5, fig. 2-4. ,,. , ~°.lr: Unc 0,,s,',,vnlion 'le paracentèse dans un cas d'ulcère scrofulcux, par WatsoS (Med. Times and Gaz. 1863, Oet. 5, p. 558), cl trois observations identiques, par Lawsos (Ophtb. Hosp. Reports, I8C0-18G1, Vol. III, pp. 519-320).

(3) Med. Times and Gaz. 18G0, Sept, 29, p 303.

(4) Ophlli. IIosp. Hep. 1857-1859, Vol. '| p 210

(5) Ibid. 1859-1860, Vol. Il, p. 29.-Voir : Carter. Med. Times and Gaz. 1803, Mai 16, p. 503.

(6) Annales d'Oculislique, 186i, t. U, p. 50

(7) Testelin. Inédite.

AMCHYLOBLÉPHARON ET SYMBLÉPHARON.

environ le quart supérieur de l'iris. Dès le lendemain, les douleurs ont presque complètement cessé. Lorsqu'on lève le premier appareil le quatrième jour, les bords de l'ulcère sont déjà affaissés et. un peu de transparence commence à se voir sur le limbe interne de la cornée, seul point qui eût été épargné par l'ulcération. Depuis lors, les choses progressèrent de mieux en mieux ; il fallut cependant un temps assez long pour obtenir la cicatrisation d'un aussi vaste ulcère. Quand la réparation fut terminée, le sujet voyait de cet œil à se conduire, et le quart interne de la cornée avait repris sa transparence; en déplaçant en dedans la pupille, qui est libre partout, le sujet aurait une excellente vue.

M. Testelin a pratiqué deux fois l'iridectomie pour des fistules de la cornée. La première fois, la fistule datait de plusieurs années, la seconde, de plus de six mois. Il a obtenu, dans ces deux cas, la fermeture de la fistule, mais, contre son attente, aucun point de la cornée ne s'est assez éclairci pour permettre rétablissement d'une pupille artificielle.

SECTION IV

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