DIAGNOSTIC, SYMPTÔMES, CAUSES, PP.ONOSTIC, ETC
leur pratique sur l'oeil droit l'opération de Schufl. Le noyau étant petit, tout le cristallin fut facilement extrait. Pas de douleur après l'opération, pas d'inflammation- une semaine plus lard, même opération sur l'œil gauche. Elle resta en ville une semaine environ, et pendant ce temps on la nourrissait avec de bonne viande et du biscuit de son ce qui amena une grande amélioration dans son élat général. Le 21 septembre trois semaines après l'opération, on lui choisit des lunettes à cataracte avec lesquelles elle put lire les caractères ordinaires.
Pronostic général (p. 367). — La variété de cataracte congénitale qu'on a nommée « nucléaire » n'affecte en général au début qu'environ la moitié centrale du cristallin ou son noyau, et met des années à en envahir les couches superficielles : quand on lui dilate artificiellement la pupille, le sujet ainsi affecté peut voir encore assez pour lire, à travers la partie circonférenlielle de la lentille, qui a conservé sa transparence : il ne faut pas, dans ces cas, loucher au cristallin, mais, si l'on veut faire une opération, recourir à l'iridesis pour amener la pupille vis-à-vis de la région du cristallin qui a été reconnue la plus transparente.
Il arrive souvent qu'on est consulté par des personnes qui ont une cataracte complète d'un côté et qui craignent que la même altération ne soit en voie de formation de l'autre, bien qu'il soit resté assez bon jusque-là. En regardant l'œil suspect, on peut n'y rien découvrir d'anormal; on aperçoit encore l'image renversée fournie par la capsule postérieure, mais agrandie et mal limitée; en dilatant la pupille, on observe souvent des stries opaques qui parlent en rayonnant de la circonférence du cristallin pour se porter vers ses pôles; à l'ophlhalmoscope, ces stries paraissent noires sur le fond rouge de l'œil ; tous symptômes qui dénotent l'existence d'une calaracle commençante. L'œil ainsi affecté peut rester pendant des années à peu près dans le même état; le malade voit non-seulement pour se conduire, mais même" pour lire. Si l'on a opéré le premier œil, on est disposé à croire que c'est l'élimination de la cataracte de l'œil le premier affecté qui a retardé la marche de la maladie dans le second. C'est une erreur. Il ne faut opérer le premier œil que lorsque le second est assez affecté pour gêner notablement la vision.
Le pronostic au point de vue du résultat des opérations de cataracte n'a rien de constant; l'habileté de l'opérateur, le mode opératoire et les diverses catégories de sujets opérés doivent le faire varier. C'est ainsi que certains chirurgiens ont obtenu un nombre de succès vraiment surprenant : M. Mooren n'accuse que deux insuccès sur 60 extractions pratiquées suivant sa méthode (f),et M. Jacobson assure n'en avoir eu qu'un seul sur 100 cas en suivant la sienne (2).
(1) Die vermindenen Gefahren cincr Ilornlmulvcreiterung bei den Staar-eMrac.ioncn. Berlin, 1862. (Annales d'Oculistiquc, 1862, t. Xl.VII, p. 1/2.)
(2) Èin ncucs nnd gcfahrlosesOpcrations-verfubrcn zur He.lung des grauen Slaaics. Ucilin
1863. (Annales d'Oculistique, 18615, I. III, P- 90.)
444 CATARACTE
Nous exposons plus loin les procédés qui onl valu à teurs auteurs une aussi constante réussite (1).
SECTION IV