‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 213 sur 251 · SECTIONS I ET II · texte numérisé non relu

SECTIONS I ET II

DE L'ACCOMMODATION ET DE LA RÉFRACTION, (p. LIV.)

Tout ce qui a rapport à ce sujet a été traité par M. Giraud-Teu- Iod, dans le Précis qui se trouve en tète de ce volume. Nous n'avons donc pas a y revenir et nous nous bornerons à donner ici les renseignements bibliographiques qui s y rattachent (I).

SECTION III

RÉFRACTION IRRÉGULIÈRE, (p. 648.)

Nous excluons de celle seclion les irrégularités de la réfraction el les troubles visuels dus à ce que des portions de Ja cornée ont été amincies par des ulcérations. L'épreuve catoptrique ou l'usage de Pophtlialmoscope feront généralement reconnaître cet état de la cornée.

(I) Ware. PhiL Trans. 1813, Vol. Of II, p. 42. — Wells (Philos. Trans. 1813, Vol. CI, p. 380) décrit son propre cas : il avail besoin de verres convexes de 36 pouces pour voir les objets éloignés. - Jamn (Mcm. et obs. sur l'œil, Lyon 1772, p. 429) décrit un cas dans lequel un malade qui semblait atteint de myopie ne pouvait lire qu'avec des verres convexes depuis l'âge de 12 ans. — Mackenzie. Pbysiol. of Vision, 1841^ P 150. — Id. Mémoire sur l'aslbénopic (Ann. d Ocul. 184-5, t. X, p. 97). L'auteur y décrit les symptômes de l'hypermétropie el recommande le seul palliatif efficace, les verres convexes. — Donders. Amelropic en hare gcvolgeu. Utrecht 1860. — Id. On the Accommodation and Réfraction of ihe Eye (The New Syd. Society. London 1864.) — Id. A. fur Ophth. 1860, B. VI.Ablh. 1, SS. 62-106. - Id. Ablh. 2, SS.210-245. — Id. B. VII, Abth. 1, S. 135. - Annales d'Oculist. 1862, t. XLVIII, p. 272; 1863, t. XLIX, pp. 134-243; 1864. l. LU, p. 83: 1865, t. LUI, pp. 97-204.— S. Wells. On Long, Short and Weak Sight (Ophth. Rcview 1863, n° 4, p. 374, et n» 5, p. 79. — Contributions, etc. (Ophth. Hosp. Rcp. 1860-1861, Vol . III, p. 163). — Laurence. The Optical Dcfccls of the Eye. London 1863, el Med. Times and Gaz. 1860, Nov. 10, p. 249.

La paresse de l'accommodaiion dépend souvent de la diphlhéritc. Voir : — Laurence. Lancet 1861, May U, p. 458. — Greeniiow and Sandersoïi. Brit. and. for. Med. Chir. Rev. 1862, Janv.p.4!.— Maincaolt. Med. Times and Gaz. 1862, Mars22, p. 310. — Hoffman. Rust's Magaz. B. XXXIII, S. 341. — IIutciiinson. Med. Times and Gaz. 1862, Sept. 6, p. 252.- Hughlincs Jackson. Med. Tim. and Gaz. 1861, Apr. 30, p. 480. — Bekdie. Conlrib. Pracl. Med. Edinb.

1862, pp. 234-237. — Greeniiow. On Diphlherilical Ncrvc AfTeclions. (Med. Times and Gai.

1863, Apr. 4, p. 352). — Procccdings of Med. Chir. Soc. Vol. IV, n» 4. — Emile Javal. Nouvelle règle à calcul pour les opérations a cxéculcr sur la réfraction (Ann. d'Ocul. 1863, t. LUI, p. 181). — Giraud-Teulon. Applications de la règle ù calcul de M. Javal (Id. 1865, t. LIV, p. 183).

m. xLiv

g II. Astigmatisme. (P. 651.)

Ce point de pratique a été traité plus haut (page cvi). Les recherches modernes de MM. Knapp, Donders et les travaux ingénieux de M. Javal ont remis à l'ordre du jour celle question, dont l'élude fait chaque jour de nouveaux progrès (1).

La délerminalion de l'astigmatisme et le choix des verres cylindriques, applicables à chaque cas, ont été rendus faciles, grâce aux appareils de M. Javal, donl il indique ainsi la constitution (2) :

« 1° Détermination monoculaire. — Tracez un cercle, dans ce cercle des rayons espacés de 15 en 15 degrés, et faites regarder celte figure au malade au travers d'une lentille sphérique convexe que je supposerai de 3°, pour fixer les idées. Éloignez peu à peu la figure jusqu'à ce que toutes les lignes pâlissent ou disparaissent, sauf uue. Essayez alors successivement, en commençant par le plus faible, tous vos verres cylindriques concaves, en mettant les axes perpendiculairement au rayon qui élait resté noir, et cela jusqu'au verre qui rend tous ces rayons également noirs. Vous avez ainsi d'un seul coup diagnostiqué l'astigmatisme et déterminé le numéro et la position du verre correcteur...

» Pour toute personne jouissant de la vision binoculaire, on emploiera avec beaucoup plus d'avantage le procédé qui suit :

» 2° Détermination binoculaire. — Ajoutons maintenant devant l'autre œil une lentille et un cercle identiques aux précédents, les cercles étant d'abord aux foyers des lentilles et l'écartement des centres étant égal à celui des yeux. On ne peut fusionner les cercles qu'à la condition de tenir les axes optiques parallèles et la téle droite. La fixité de la position relative des axes optiques immobilise suffisamment l'accommodation (3). »

SECTION VIII

INHABILETÉ A DISTINGUER CERTAINES COULEURS. (P. 674.) Syn. A m au rose chromatique, WiUon. Chroinalopseudopsic, Kclland.

Celte question a été traitée avec un très grand soin par M. Wilson (4). Il rappelle qu'un médecin italien, Trinchinelti, croyant que

(1) Voir, pour la bibliographie, Annales d'Oculistique, I8G6, t. LV, p. 123.

(2) Annales d'Oculistique, 186!), t. LUI, p. 80.

(5) Voir la dcscriplion .le Poptonièirc de M. Javal, pour le choix des verres cylindrique? (Ann. d'Ocul. I8G6, t. LV, p. Si).

W Ou Colour-lilindnrss (Monlhly Journ. ofMed. Se., Edinb. ISÎiô, cl Ann. d Oeul. 1886, rv o P; ~ Si;n,:w,CK Sur In Colour*Blindnas héréditaire, (Brit. and foreign Med. dur. Rcv. 18G1. - Id. Researchos on Colour-lilindnrss. Edinb. lSîiîi, Apr. p. <86).

MYODESOPIE.

la maladie siégeait dans le cristallin, avait gravement proposé l'extraction de celte lentille comme moyen de guérison radicale. M. Wilson cite le cas d'un M. J..., qui avait subi l'opération de la cataracte aux deux yeux, et dont, en temps ordinaire, la vue était normale; or, pendant une attaque de vertige, auquel il est sujet, toutes les personnes lui paraissaient habillées de vert, preuve que le cristallin n'est pas, au moins, le seul facteur de la chromalopseudopsie.

Il importe à un haut point de constater chez les enfants, dès qu'il v a du doute à cet agard, s'ils ne sont point affeciés de celle anomalie visuelle, qui les rendrait impropres à l'exercice de cerlaines professions, dans lesquelles la connaissance des couleurs joue un grand rôle, telles que celles de peintres en bâtiments, teinturiers, tisserands, etc. On comprend aussi qu'en ce qui concerne les beaux-arts, ils doivent s'y restreindre à ceux dans lesquels la forme, les contours, la lumière et l'ombre sont seuls enjeu : la lithographie, le dessin à la sépia, la gravure et la sculpture ne leur seront donc pas interdits.

Chez les chromamaurotiques, l'œil est sensible à tous les rayons du spectre prismatique, en tant que lainière; seulement les rayons rouges semblent y manquer de puissance pour stimuler les nerfs de la vision, ce qui fait que toutes les couleurs qui fournissent un grand nombre de rayons rouges leur semblent des teintes sombres. De plus, deux des rayons primaires colorés, le rouge et le vert, paraissent produire sur leurs nerfs la sensation de couleurs à peu près similaires. En réalité, leur vision est dich romiqae, puisque toutes les couleurs composées se résolvent pour eux en deux éléments au lieu de trois. Ils voient probablement le bleu comme tout le monde, mais comment s'en assurer? (1)

SECTION IX

MYODÉSOPIE. (P. 682 ET T. III, P. LXXII.) (2). Fig. Listing, lleilrajj, Tuf. II. — Poudehs, p. I9'J.

La branche de la science qui comprend l'inspection, la situation et la nature des objets situés sur ou dans l'œil de l'observateur lui-

(!) Memoir on Colour-Blindness (Cornl.ill Mngnz. I8G0, Appil, P 403}.

(2) A comuller : I.,St.*g. Iteilrag Mir Pliysiologiscl.cn Ofltlk, Ç"lltaBc"' '^L" fi*' Kr.nkl.cimn .les Auges, I8S». 11. III, S. 57. - Sc.uu^nunç Opl.l.nlm.a nk MM, ,.Uj», S. 191. - I)oxnt;ns. On il..- Anomalies. Ole. UnnO* 1864, P- l»7. - K*0. h>sa. SUT M myodésopic (Union medic., 1864, ..<>» 83, 86, «9, 91). —

A corriger - I II n 683 lis. 26. - Au lieu de : « Chaque globule Dgil sur..... .» lue..

. flftSS** gU »r «a lli're r,«ri U-k. sur lui. .le façon à produire un .roui e orne h une Lire très petite, dans la distribution de In lumière qui tombe sur la rel.ue; 1 ensemble

même a reçu le nom d'« entoptique » (Listing). Les lésions anatomiques propres à la myodésopie sonl encore mal définies : les corde ces globules arrivera rarement, si jamais il le fait, à réunir exactement la lumière en un ' foyer unique sur cette membrane. »

Page 684, ligne 7. — Au lieu de : « corpuscules entre » lisez : « corpuscules dans la cornée, l'humeur aqueuse et le cristallin. »

Id. ligne 24. — Au lieu de : « et par la facilité jusqu'à la fin du paragraphe » lisez : plus

largement espacés, quand on les voit à l'aide de rayons divergents, et par la période â laquelle leur spectre devient renversé quand on a recours à l'expérience suivanic, avec un rayon convergent. Tous les objets situés sur et dans l'œil sonl vus renversés quand on les regarde ;i travers une double lentille concave. Mais si l'on vise une bougie placée à vingt pieds de dislance ou une lampe distante de soixante, à travers un verre convexe de un et demi-pouce de foyer cl placé tout contre l'œil. la lumière est rassemblée en foyer en un point siluc à l'intérieur de l'œil, et les objets situés dans l'œil et au-devant de ce foyer sont vus dans leur posilion nalurelle, tandis que ceux situés en arrière sont vus renversés. Si maintenant on éloigne la lentille de l'œil, le foyer se meut en avant, et les objets qui d'abord paraissaient droils, deviendront d'abord indistincts, puis se verront renversés. Les objets qui subiront les derniers cette transformation sont ceux situés le plus loin en avant de l'œil. A la fin, quand la lentille en est assez éloignée pour que la cornée ne soit plus à sa distance focale, tous les objets situés sur ou dans l'œil seront renversés.

Id. lig. 12 en rem. — Au lieu de : « Si l'on place alors Jusqu'à la fin du paragraphe »

liiez : « Si maintenant on prend une carte percée d'un trou d'épingle et qu'on la tienne audevant de l'épingle, à un demi-pouce environ de dislance de l'œil, de façon que l'épingle, le trou et l'œil soient sur une même ligne, on apercevra assez distinctement l'ombre renversée de l'épingle. A l'aide du même moyen, qui équivaut à limiter simplement à un seul faisceau de rayons, la lumière qui parvient sur la réline, l'ombre de loul objet qui inierceple quelquesuns des rayons qui composent le faisceau sera bien marquée sur la réline. Ainsi, un corpuscule ou un dépôt sur ou dans l'œil peut devenir visible, bien qu'à l'œil nu il ne produise qu'une impression imperceptible. Le trou d'épingle ou la petite image que produit une lumière éloignée, vue par une lentille d'un court foyer, peuvent en pralique être considérés comme un point. Les rayons qui proviennent de ce point focal ou qui marchent vers lui, ou bien ne se coupent pas dans leur passage à travers l'œil, ou bien se coupent tous en un même point. C'est ce qui fait qu'un point d'un objet interposé n'intercepte qu'un seul rayon, à moins qu'il ne soit situé dans le loyer d'un faisceau convergent; et il n'y a qu'un rayon qui tombe sur chaque point de la portion de la réline éclairée, à moins que le foyer des rayons ne soit sur la réline. 11 suit de ceci que l'ombre de chaque point de l'objet loinbe en un seul point sur la réline, el une ombre bien définie de l'objet, ou d'une partie de l'objet, en est le résultat, exceplé dans les deux cas mentionnés ci- dessus. Dans le premier de ces cas, où l'objet est placé au foyer du faisceau, il survient une dispersion générale de l'ombre sur loul le champ; dans le second, qui ne doit pas se rencontrer dans la pralique, l'ombre disparait, et le champ lumineux se contracte à un point. Sans doute, il y a quelque modification à apporter aux règles que nous posons, lorsque l'on tient compte de Feffel produit sur la lumière par la réfraction, la diffraction, etc., sur les surfaces et les arêles des corps inlra-oculaires qui donnent naissance à l'apparition de mouches volantes; niais on peut les accepter comme fournissant une explication grosso modo du sujet. Toutefois, quand la lumière pénètre librement de loutc part dans l'œil comme dans les conditions de la vision ordinaire, les rayons s'entre-croiscnl dans tous les points et sous des angles variés. D'où il résulte qu'un poinl opaque dans un objet cnlopliquc intercepte la lumière qui se portait vers différenls points île lu rétine ; et, à moins que l'objet ne soit situé très près de celte dernière, l'ombre est largement dispersée, et lombc sur des parties éclairées par des rayons qui passent sur les colés de l'objet. Les ombres des petits corps situés dans la partie antérieure de l'œil sont, en pareil cas. si mal définies et si diluées qu'elles sonl imperceptibles, quoiqu'elles puissent obscurcir tout ou partie du champ de la vision, à un degré plus ou moins marqué.

Page G85, ligne 7. — Au lieu de : § III. « Mouches volailles, etc » lisez ■■ « Mouches volantes dépendant de lu présence de corpuscules entre la face postérieure du cristallin cl la réline. — Mouches ento-hyaloïdiennes. — Mouches flottantes. »

Id. ligne 4 en rem. — Au lieu de ; « Placez deux bougies Jusqu'à la page 686, ligne 6,

doubles muco-lacrymalcs,» lisez : « Placez deux bougies devant l'œil à In dislance de quelques pouces l'une de l'autre. Regardez-les à travers une lentille biconvexe, de façon à ce que les deux champs lumineux se recouvrent. (Quand on regarde ainsi deux chandelles à travers un trou, on ne peut pas obtenir deux champs lumineux qui se recouvrent, on voit simplement «•eux chandelles à travers un Irou. Lorsqu'on se sert de la lentille convergente, il faut la tenir au-devant de lu cornée, à une dislance plus grande que celle de sa distance focale, autrement

MY0DÉS01ME. gOj

puscules ordinaires qui y donnent lieusonl, en général, uop peiiis pour être vus à l'oplithalmoscope; cependant, on a découvert à l'autopsie de personnes atteintes de mouches volantes, une sorte de , membrane sans structure, se portant en avant, à partir du point de division de l'artère centrale de la réline et que l'on suppose avoir été des vestiges de l'artère hyaloïdienne(l). L'oplithalmoscope n'est d'aucun secours pour la constatation de celte afléclion, et les flocons de pigment flouant dans l'humeur vitrée ne donnent jamais lieu au

notre description ne serait plus exacte.) Dans le milieu de l'espace formé par l'empiétement réciproque des deux champs, on peut voir de doubles images des objets. situés sur l'œil, ou à son intérieur à toute profondeur, pourvu que ce soil au-devant de la couche sensible de la rétine. Si les bougies sont placées à environ dix pieds de l'œil, et vues ù travers une lentille convergente de i 1/2 pouce de foyer, et tenue à un peu plus de i 1/2 pouce au-devant de la cornée, les doubles images des globules muco-lacrymaux, etc.

Id. page 690, ligne 10. — Au lieu de : « Si les corpuscules étaient...., » lisez : « Quand la lumière pénètre librement dans l'œil, dans des directions variées, comme cela a lieu lorsque nous regardons à l'œil nu le ciel, ou tout autre grand espace, chaque point de la réline est Oelairé par un faisceau de rayons passant par la pupille cl ayant son sommet ou foyer au point éclairé. Les axes géométriques de ces divers faisceaux se rendant de celle façon sur différents points de la réline se coupent au centre de la pupille. Si les corpuscules qui produisent les mouches perlées étaient situés au-devant du centre de la pupille, leurs mouvements réels correspondraient aux mouvements apparents du spectre ou mouches, telles qu'on les voit sans

l'aide d'appareils optiques, c'est-à-dire qu'ils des-

rendraient dans l'œil quand les mouches paraissent descendre; mais si les corpuscules sont situés derrière la pupille, leur descente apparente doit dépendre au contraire de leur ascension. Quelle que soit la position occupée par un corpuscule, a ou a' fîg. 128), son ombre se projettera sur la réline très près du point A, suivant la prolongation d'une ligne droite passant à travers le corpuscule et le centre de la pupille; et son spectre sera projeté hors de l'œil, suivant la direction de la ligne droile ponctuée passant de A, à travers le centre optique de l'œil, C, dans la direction de AA1. Un corpuscule en 6, au-devant de la pupille, ou en 6', derrière la pupille, formera son image en B, et produira la "~— ~ .„. sensation d'un spectre hors de l'œil, dans la direc- 1 lion de la ligne ponctuée BCB'. Si le corpuscule est situé en a, cl s'abaisse dans l'œil en b, son imace se déplacera sur la rétine de A en B, et son spectre parailra descendre de A' en B'. Mais si lecorpuscule est situé en a\ ce ne sera qu'alors qu'il flollera en haut dans l'humeur vitrée a'enfc' et que son spectre paraîtra au malade descendre de A'cn B'. Si donc la cause des mouches perlées, qui paraissent toujours descendre quand l'œil est fixé sur un objet élevé, était Située quelque part au-devant de la pupille, celle descente apparcnle des mouches dépendrait en réalité de l'ascension des corpuscules qui les produisent; mais s. la cause réside derrière la pupille, la descente apparente des mouches dépend d'une ascension réelle des corpuscules On doit se rappeler toutefois, qu'ù moins que la pupille ne soit extrêmement petite sou les corpuscules très gros, ou si.ués très près de la ré.ine, ils ne projr U«H»e ^^ TIZkI celle-ci, si l'observation se faisait à l'œil nu. De petits corpuscules, pi s d une Jarg .pupille, n'influenceraient que la distribution d'une partie de la lumière se por.an l de ou te pn. la rétine cl produiraient .oui au plus un obscurcissen.cn, général. ^f^F^L*™! .;,../.c .,„„;.„;.. - ..,„ „„, i„ rornée. ou aussi loin en arrière que la partie moj enne <Je

n'influenceraient que la distribution d'une partie de la lumière se por.an l de ou «c pn. la rétine cl produiraient tout au plus un obscurcissement général.

situés aussi loin en avant que la cornée, ou aussi loin en arrière qu ^^»gj^ .•humeur vitrée, ils n'ancç.eraicn. ^J^ffS^^^ti J^ÏÏS* conque de a réline, tandis qu'en même temps, ils Bnecwruicu i

.. -i. ii i „„n„ ,.; ii« sorir nue es ombres des pclita coi ps ainsi siiuls

sur une portion considérable de celle-ç . De so ' imperceptibles dans les conditions manquent tellement d'intensité et de ne tel e q. . N M « '«M , ,„ illc nc

ordinaires de a vision, et que de petits corps sur ou nuin • »j „„ llclIX C0rpu«culcs,

donnent pas naissance à la myodésopic dans la vision ordinaire, tandis que deux eo.puscu.e., sitnés tout contre la face antérieure île la rétine, lu Ion . (I) Sxaiscu et Zr.m v m i' ■ Ophlh. Rcvicw, 1864, Vol. I, |>. M* ^

spectre perlé, mais seulement à des nuages ou à un brouillard dont la vision se trouve obscurcie.

Obs. 267 (1). — M. C... vint me consulter, le 48 octobre 1860. Il était myope. Il se plaignait de voir flotter devant ses yeux une sorte de fumée lorsqu'il regardait le ciel ou une feuille de papier. Un oculiste de Londres lui avait dit qu'il avait une cataracte commençante. lia eu autrefois des mouches perlées, mais il n'en a plus de semblables actuellement; l'espèce de vapeur ou de nuage qu'il aperçoit aujourd'hui est tout à fait différente. En dilatant ses pupilles et en examinant ses yeux à l'ophlhalmoscope, ses cristallins paraissent transparents ; ils ne présentent ni stries, ni opacités ; mais on aperçoit dans l'humeur vitrée des deux yeux des flocons qui paraissent noirs. Examinés à l'image renversée, ils paraissent flotter de bas en haut dans l'humeur vitrée; par conséquent, ils pendent en réalité vers le bas, et doivent avoir une pesanteur spécifique supérieure à celle de l'humeur vitrée, ce qui les différencie, sous ce rapport, des corpuscules qui causent les mouches perlées. Il y avait une macération considérable du pigment de la choroïde qui présentait des taches noirâtres et blanchâtres. Les papilles optiques étaient excavées et les veines de la papille gauche variqueuses. Le sujet lisait le n° 2 de l'échelle de Jaeger.

M. Mackenzie (2) a fait ressortir ce fait que les dépôts dans la cornée ou dans le cristallin sont vus facilement lorsque l'on regarde à travers un trou d'aiguille percé dans un diaphragme noir, ou en dirigeant l'œil vers une bougie vue à travers une lentille concave assez forte. Toutefois, c'est Listing qui est considéré comme l'auteur de la découverte du spectre du cristallin, dont il a donné de nombreuses figures dans son Beitrag zur physiologischen Optik, publié à Gotlingen, à une époque un peu plus avancée de cette même année 1845. Pour voir le spectre du cristallin, il faut une lumière parfaitement liomocenlrique, telle que celle que l'on obtient en regardant à travers un trou d'aiguille. Tout le cercle, ainsi que le remarque M. Donders, est moins éclairé : il parait comme couvert d'un crêpe (3). Il trouve dans le spectre du cristallin :

1. Des taches perlées, des disques assez bien arrondis, avec une circonférence plus sombre nettement délimitée, mais plus brillants au centre, et qu'on rencontre presque dans tous les yeux. Le plus grand nombre est situé assez près de la surface du cristallin, dans une position excentrique, et ne se montre pour ce motif que lorsqu'on a dilaté artificiellement la pupille. En renouvelant son examen à diverses reprises, il en trouva chaque fois de différents; ils peuvent se développer en peu de jours, et persister quelquefois une année ou plus; leur nombre augmente d'ordinaire avec l'âge. A la dissection, on les voit au microscope comme de grands globules parmi les fibres superficielles du cristallin, qu'elles écartent en quelque sorte les unes des autres.

2. Des taches noires, ou plutôt opaques, ordinairement rondes,

(1) Mackf.N7.ie. — Inédite.

(2) On the Vision of Objccls on and in the Eyc (Ed. Med. and Surg. Journ. 184.'), July, p. 58.)

(3) Voyez la figure qu'il donne de son cristallin droit avec la pupille dilatée. Op. cit., p. 200.

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