‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 35 sur 251 · I XXXVIII · texte numérisé non relu

I XXXVIII

DIOPiniQLE PATHOLOGIQUE.

l'orbite et non sur le front, du miroitement, la déviation de l'un des yeux sous la main qui le couvre, etc. (126.)

Si, par une circonstance quelconque, on a été conduit à paralyser l'accommodation par l'atropine, alors on connaît l'hypermétropie totale : Or, l'hypermétropie totale égale la somme de l'hypermétropie latente et de l'hypermétropie manifeste. L'expérience indique, dans ce cas, que le verre le plus convenable s'obtient en ajoutant au chiffre qui mesure l'hypermétropie manifeste, le quart de celui qui mesure l'hypermétropie latente.

Au bout d'un temps plus ou moins long, l'hypermétropie latente diminue et l'hypermétropie manifeste augmente par la cessation du spasme et la diminution de la tension habituelle et excessive de l'accommodation. On suit ce mouvement en augmentant progressivement la force du verre. Enfin, l'hypermétropie latente apparaît tout entière. En la compensant, on laisse au sujet la disposition de toute sa faculté accommodative, et il n'y a plus de risque de voir se reproduire l'aslhénopie ; le même verre suffitpourla vision de prèsetde loin.

d) i7 n existe que de l'hypermétropie latente. —En d'autres termes, on ne peut diagnostiquer l'hypermétropie que par l'existence de l'asthénopie, l'ophlhalmoscope et les signes généraux objectifs ; renseignements qui ne sont pas toujours absolus. Si l'on ne peut employer l'atropine, on traitera le cas comme celui delà presbyopie (105), en se basant sur la donnée de la fatigue, ou bien sur la détermination du punclum proximum (105).

e) Enfin, il arrive souvent qu'il y ait du spasme, une tension accommodative persistante, qui demeure fixée sur 12 ou 14 pouces et ne se relâche pas par le verre convexe. Il faut alors aller lentement par des verres d'abord faibles, et qu'on augmente progressivement. Quand ce spasme est trop prononcé, qu'il ne permet l'essai d'aucun verre, il y a lieu alors à paralyser tous les jours l'accommodation au moyen de l'atropine, jusqu'à cessation de l'état convulsif.

106. — Doit-on, pour la vision distante, conseiller l'usage des verres convexes qui neutralisent «l'hypermétropie manifeste?»

On est obligé de le faire si, dans la vision à dislance, le malade éprouve des symptômes d'aslhénopie accommodative. Mais ce n'est généralement pas le cas, et les malades tolèrent mal les lunettes pour la vision à distance. Cependant, à mesure que l'aslhénopie latente s'efface, que les spasmes cessent, les lunettes sont mieux supportées pour la vision de loin. Il n'est pas encore nécessaire de les donner, même dans ce cas, où elles ne sont que tolérées. Pourtant, il est sage d'engager les malades à s'y habituer, leur usage constant, dès qu'il est possible, tendant à rétablir les rapports réguliers entre l'accommodation et la convergence.

HYPERMÉTROPIE.

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