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RAPPORTS DE LA CONVERGENCE AVEC L'ACCOMMODATION CHEZ LE MYOPE

En ce qui concerne la vision binoculaire, on se rappellera que le myope fait toujours de l'effort pour relâcher son accommodation, tandis que l'hypermétrope agit le plus possible sur elle. L'habitude et le spasme sont donc en sens contraire dans ces deux états.

Pour de faibles convergences, le myope dispose donc d'une plus grande quantité d'accommodation négativeque l'emmétrope, et, àplusforte raison,que l'hypermétrope. Aussi le myope, auquel on conseille l'usage de lunettes concaves dans la vision de près, et qui est depuis longtemps habitué à travailler sans ce secours, est-il gêné par leur intervention. On se rappellera celle remarque pour le gouvernement de la vue du myope au moyen des lunettes.

§ III. Complications de la myopie.

120. — Dans la myopie progressive ou d'un degré élevé, on rencontre habituellement :

1° Des phases d'irritation et de congestion, dues, indépendamment des autres causes, à la tension musculaire que détermine l'élongalion du globe ; hypérémie capillaire de la papille, de la réline, de la choroïde, généralement ou par places.

2° L'amblyopie myopique ou irritation consécutive de la réline, consistant en une diminution de l'acuité périphérique. Elle récidive souvent et s'accompagne de fatigue, de tension oculaire, de douleur à la pression, surtout après le travail du soir.

3° Les mouches volantes, fréquentes causes de tourment. Elles apparaissent plutôt sous l'influence d'une nappe uniforme de lumière et en l'absence de loute image objective nelle (94). On les fait disparaître en partie avec des verres appropriés produisant des images nettes. Elles ne sont le plus souvent graves qu'au point de vue de l'imagination. Elles existent nombreuses, quand nous en voyons quelques-unes à l'oplithalmoscopc.

4° La photopsie, symptôme plus sérieux, dénotant une surexcilation rétinienne. Le pronostic dépend de L'étendue de l'atrophie.

5° Des obscurités subites en écrivant, en lisant ; des lettres cou-

(1) Chez IVmmctrope du même âge, elle esl, au contraire, supérieure à l'unité, (Voir la table (45).)

DIOPTiUQUE PATHOLOGIQUE.

pées ou absentes et des déformations des lignes indiquant des altérations dans la région de la tache jaune. Ce sont, en somme, ce qu'on appelle des scotomes. Ces scolomes ne sont pas noirs : ils indiquent une lacune et non l'obscurité (94).

La diminution de l'acuité périphérique, l'extension graduelle du nombre et de l'étendue des érosions disséminées ou de celles du staphylôme principal, imposent au médecin l'obligation de mesurer fréquemment l'étendue du champ périphérique (30), l'acuité de la vue (32) et le degré de l'amétropie (35). L'examen oplilhalmoscopique donne bien certaines notions comparatives sur le caractère progressif ou slalionnaire de la clioroïdile atropliique; mais ces notions, môme pour la mémoire la plus fidèle, ne sauraient équivaloir à l'enseignement fourni par les chiffres conservés d'une époque à l'autre.

6° On rencontre encore dans le staphylôme progressif des épanchements de sang, des exsudations séreuses sous-rétiniennes, en d'autres termes, des décollements de la rétine.

9° Enfin, des opacités, corps flottants dans le corps hyaloïde, des cataractes consécutives au trouble apporté dans la nutrition du cristallin par l'altération de la choroïde qui y préside; quelquefois encore, mais rarement, le glaucome.

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