MÉCANISME DE L'ACCOMMODATION
^ Il n'existe, dans la région du cristallin, aucun autre organe modifiable par la volonté c'est-à-dire de nature musculaire, que le muscle ciliaire (ou de Bruccke et Bowman). D'autre part, par des expériences directes et d'autres négatives, Cramer a démontré, par m. 2
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Fig. ix.
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l'action galvanique appliquée sur des yeux frais de jeunes animaux, que c'était bien un organe musculaire qui faisait varier les images caloplriques de l'analyse précédente. Nous devons donc conclure que :
25. — Les variations de forme du cristallin, sur lesquelles se
fonde l'accommodation, se trouvent sous la dépendance du muscle de
Bruccke et Bowman ou muscle ciliaire.
Mais comment s'exerce son action? ici l'on est environné d'obscurités et même de contradictions : ainsi le muscle ciliaire est bien disposé dans la région du cristallin. Mais ses
fibres ont leurs poinls d'attache placés de telle sorte qu'on ne saurait leur attribuer d'action compressive directe sur aucun de ses diamètres.
De toutes les explications qui ont été fournies, une seule, sans être cependant démontrée, n'est pas en trop grande opposition mécanique avec les circonstances de la question. C'est celle qui suppose qu'en se contractant, le muscle ciliaire rapproche les points diamétraux opposés du ligament annulaire suspenseur du cristallin. Par son élasticité propre, la capsule, antagoniste en cela du muscle ciliaire, ferait prendre alors à son contenu, la lentille, une figure plus courbe, une convexité plus grande. Celle modification correspondra à la vision rapprochée. Mais il y a bien des difficultés à résoudre avant d'admettre cette opinion; celle-ci, par exemple :
Helmholtz a observé que le cristallin, Fig. x. (V. p. xin.) après la mort, était plus épais d'avant
en arrière que pendant la vie. La suprême paralysie des muscles, la mort, aurait donc le même effet sur l'accommodation que la contraction ciliaire dont nous avons conscience.
En présence de cette difficulté, on a été disposé à conclure que ce serait le relâchement des puissances musculaires qui correspondrait à la vision rapprochée, et leur triomphe sur l'élasticité de la capsule qui répondrait à la vision distante; ce qui est évidemment en contradiction avec nos sensations.
Le plus sage est donc de s'abstenir jusqu'à ce qu'on soit plus éclairé
sur la disposition et le mode d'action des fibres du muscle ciliaire.
§ V. Aberration de courbure et de réfrangibilité.