Ail l'ÎUR ATION DU COURBURE OU DE SPHliRIClTÉ
On .appelle en physique aberration de courbure ou de sphéricité l'inexactitude de coïncidence, en un seul point, des rayons lumineux parallèles ou homoceiitriques qui tombent sur une lentille, près de ses bords, et île ceux qui passent dans le voisinage du centre. Les premiers rencontrent l'axe commun d'autant plus près de la lentille qu'ils liassent plus près des bords. (V. Bg. xi.)
La proposition (2) a pour corollaire l'absence sensible d'aberration de courbure dans la lentille vivante, puisque des rayons perpendiculaires à l'axe de la lentille (tombant sur elle à 90°), ne donnenl pas eux-mêmes de confusion appréciable dans les images. Or, dans les lentilles minérales ou homogènes, l'aberration de courbure se fait déjà très nettement sentir pour les points situés à 10 ou 15° en dehors de l'axe.
RÉ1R ACTION STATIQUE ET RÉFRACTION DYNAMIQUE
D'autre pari, si l'on expérimente sur des cristallins d'animaux plus ou moins récemment lues, il est facile de reconnaître que le foyer n'occupe pas une étendue linéaire appréciable; quand le cristallin commence à se flétrir, que ses divisions scgmcnlnires commencent à s'accuser par des lignes légèrement opaques, chaque segment donne lieu à un foyer séparé., tant que l'écran est en deçà ou au delà de sa position régulière : mais, à la distance voulue, tous ces foyers partiels
se fondent en un point de concours unique. Cette expérience, qui sera ultérieurement rappelée dans les recherches relatives à la polyopie uni-oculaire, est concilia nie., elle aussi, pour affranchir le cristallin du soupçon d'aberration appréciable de sphéricité ou plutôt de courbure. Nous dirons donc que :
26. — Dans les limites de son fonctionnement physiologique, c'està-dire entre les limites de l'accommodation, l'œil normal est exempt de l'aberration de courbure ou de sphéricité.
Fis