‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 59 sur 251 · CX XXI · texte numérisé non relu

CX XXI

d'affaiblissement relatif des fibres radiées de l'iris ou du sympathique qui les anime.

Ainsi, il est constant qu'il y a une action déprimante exercée sur le sympathique, mais qu'elle n'est pas la seule cause du phénomène.

Quanta l'action de l'oculo-moleur, par stimulation, si nous ne l'admettons pas, il nous faudra supposer que c'est le même affaiblissement du sympathique qui amène l'accommodation myolique et le resserrement pupillaire; ce qui revient à admettre une force antagoniste du muscle ciliaire sous la dépendance du sympathique; un certain nombre de physiologistes l'acceptent, mais le siège de cette action n'est pas encore clairement démontré.

Eu ce qui concerne l'action du calaharsur le trijumeau ou les vaso-moteurs, il n'a encore été rien établi à leur égard.

i. ANTAGONISSIE DE LA BELLADONE ET DE LA FÈVE DE CALABAR.

165. — La lutte entre le calabar et l'atropine, pendant leur administration commune, est très remarquable. Le calabar agit d'abord sur la pupille, l'atropine plus tard. D'autre part, l'accommodation répond au calabar pendant que l'atropine dilate déjà la pupille; mais l'atropine finit bientôt par l'emporter (de Grade). Dans un cas d'absolue paralysie, par l'atropine, de l'iris et de l'accommodation, une forte dose de calabar a encore de l'influence, mais dans ce cas plutôt sur la réfraction et l'accommodation que sur la pupille. Si l'ordre est interverti, l'atropine ne cesse point de produire toute, son action; seulement elle agit plus lentement.

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