‹ Traité pratique des maladies de l'oeil [electronic resource]Chapitre 60 sur 251 · S. EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DU CALABAR · texte numérisé non relu

S. EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DU CALABAR

164. — Nous empruntons textuellement à M. Donders les conclusions de son beau mémoire sur ce sujet (1) :

« Lors de la découverte de l'action physiologique de la fève de Calabar, on songea tout naturellement à essayer de ce remède dans diverses anomalies. Avant tout, il est reconnu actuellement d'un emploi avantageux pour diminuer les inconvénients de la mydriase produite par l'atropine. Suivant M. de Graefe, l'application méthodique de la fève de Calabar peut même abréger la durée du processus résultant de l'action de l'atropine. L'expérience seule peut décider jusqu'à quel point le myolique africain est à même de guérir ou, au moins, d'améliorer d'une manière durable, la paralysie de l'accommodation et la mydriase, grave question qui a déjà été indiquée par M. Robertson. Un résultat important est acquis, c'est que la fève de Calabar rétrécit la pupille et augmente l'accommodation dans la paralysie du muscle ciliaire, que celle-ci existe seule ou qu'elle soit liée à d'autres paralysies du nerf de la troisième paire. M. de Graefe a vu la fève de Calabar rester complètement sans effet sur une mydriase de cause cérébrale. Chez un malade qui s'est présenté à ma consultation, porteur d'une paresis de l'accommodation d'un œil, très per-

(1) Ncdcrlandsch Arcliicf voor Genccs- en Nnluurkundc, 18G4, 1. 1", 1" liv.

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