LEÇON PRATIQUE POUR L'ÉTABLISSEMENT DU DIAGNOSTIC. CXLIII
idria tiques) n'a pas suffi à donner le diagnostic. Établir celui-ci par l'analyse fonctionnelle et fixer les bases du traitement à appliquer.
Une diminution ou un affaiblissement de la vision sont démontrés : \e premier point à éclaircir est de déterminer à quelle classe de maladies ils peuvent appartenir. Faut-il les rapporter à une altération de la transparence, à une altération de la sensibilité, à une anomalie delà réfraction ou à une anomalie de l'accommodation? Nous avons sous la main les instruments suivants : 1° La lunette sténopéique, à fente ou à trou d'épingle; ou, à déifaut de celle-ci, nous savons la remplacer par un trou d'épingle ou une fente, pratiqués dans une carte (noire s'il est possible) ;
2° L'échelle à caractères progressivement croissants de Snellen, ou la nôtre, suspendue et bien éclairée à l'une des extrémités de la -salle de consultation;
5° Sur notre table, la collection des lentilles positives et négatives i de -j- 2 à 80 ; et, joints à elles, les verres plan-cylindriques posii tifs et négatifs de 2 à 60 ; enfin les verres prismatiques de 1 à 10°;
4° Un ruban métrique, divisé en pouces, et la même division en I pieds reproduite sur le parquet ou sur la muraille de la salle de consultation.
§ I. Amblyopie et altération de la transparence.
L'individu qui se présente, mis à 15 ou 20 pieds de l'échelle, n'en ^distingue aucun caractère; nous plaçons devant ses yeux (éprouvés «séparément), le verre — 50 : il n'y voit pas; nous prenons succcessivement — 24, — 20, — 8, — 6. La confusion augmente ! plutôt qu'elle ne diminue; la myopie est donc hors de cause. La imëme chose nous arrive avec les verres convexes; loin d'améliorer, iils troublent davantage, s'il est possible, la vision, et la troublent d'autant plus que la force des verres essayés augmente.
En résumé, le malade ne distingue que peu ou point à distance, et les verres, soit positifs, soit négatifs, ne changent rien à la vision, ou la modifient même désavantageusemenl. Il ne saurait donc être ici question d'un vice de réfraction. La cause du mal est à rechercher dans la transparence des milieux ou le degré de sensibilité de Ha réline. En un mot, il y a opacité ou amblyopie.
L'épreuve complémentaire au moyen du trou d'épingle n'est pas, en ce cas, beaucoup moins décisive. Avec le trou d'épingle, on y voit ideloin et de. près un peu moins qu'avec le verre convenable, celui iqui neutralise l'amétropie; mais la différence ne mesure généraleiment pas plus de 1/6 ou 1/5 de l'acuité.
L'absence d'une perception très passable, même de près, chez un hypermétrope, ou de loin chez un myope, au moyen du trou