CXLV
DIOPTRIQUK PATHOLOGIQUE.
l'accommodation est-elle suspendue? L'épreuve à faire est celle de la presbyopie. Nous présentons au malade le caractère 5, 4 ou 5 de l'échelle. Il lui est impossible de le lire (Il est entendu que dans toutes ces épreuves on essaye chaque œil isolément.) Le malade distingue seulement le n° 5 vers 15 à 16 pouces. Il y a évidemment paralysie de l'accommodation ou presbytie.
L'une se distingue de l'autre par la considération de l'âge, d'abord, puis par ce fait que, dans la paralysie de l'accommodation, la pupille est mydrialique et plus ou moins insensible à la lumière; dans la simple presbytie, au contraire, la pupille est plutôt resserrée.
Le choix du verre est donné par le procédé du (88) et du (89.) Par exemple : Le sujet offrait une acuité des ou des -f-; on lui présente, à 14 pouces, le n° 2 ou 3 des caractères de l'échelle, puis on essaye le verre convexe le plus faible, qui lui en permette aisément la lecture.
Ou bien, partant de ce fait que ce n'est qu'à partir de 16 pouces que le sujet peut lire, tandis qu'il aurait besoin de lire à 8 pouces, par exemple, on en conclut qu'il lui manque pour cela le nombre d'unités de réfraction qui séparent 16 pouces de 8 pouces ; la table (45) nous donne ce nombre : c'est (27 — 13) ou 14 unités de réfraction correspondant à une. lentille de 15 pouces.
Le sujet en question, que nous avons supposé avoir une myopie de 18 pouces et une presbytie de 16 (c'est-à-dire son point p à 16 pouces etsonpointrà 18), aura donc besoin, pour voir au loin,duverre — 18, et pour voir de près du verre +15.
3. — Myopie forte. Insuffisance des droits internes. — Myopie forte, soit de ~ ;
Un myope de f qui n'y peut voir de près et qui n'est point amblyope pèche, selon toute apparence, par la faculté de converger. Il doit être affecté de ce que nous avons décrit sous le nom d'insuffisance des droits internes.
Comme première épreuve, nous étudions chaque œil isolément : cette épreuve peut être décisive et nous montrer chaque œil apte, séparément, au travail. Nous devons en conclure que c'est la convergence qui est en défaut ou difficile. Mais le plus souvent le résultat des premières épreuves est moins immédiatement satisfaisant, et le malade éprouve presque la même difficulté dans l'exercice d'un œil que dans la fonction binoculaire. Il faut alors recourir aux épreuves de l'insuffisance(121).On approche, jusqu'à 2 pouces et 1/2 des yeux, un objet de petite dimension, l'optomèlre de Graefe, par exemple; le malade a peine à maintenir sur lui ses deux yeux en convergence ; ses yeux oscillent ; le malade a de la tendance à reculer : couvrant alors l'un de ses yeux avec la main, on voit cet œil se porter dans la divergence, pendant que l'autre se maintient sur l'objet présenté.