PART. I. — CHAP. II. PHYSIOLOGIE
B. — Usages du vestibule liquide; canaux demi-circulaires.
La plupart des ondes sonores arrivent donc par la fenêtre ovale : là, elles frappent le liquide qui communique ses vibrations aux nerfs vestibulaires et cochléens.
La complication de ce trajet à travers une couche de liquide avant la rencontre du nerf, est un fait digne de fixer l'attention des physiologistes.
Notons d'abord que cette disposition étant commune à tous les animaux aériens ou aquatiques, est par cela même fondamentale et de la plus haute importance pour la fonction.
La présence d'un liquide intermédiaire était, sinon indispensable, au moins très-utile ; l'ébranlement communiqué par un liquide au nerf étant plus favorable pour sa pulpe délicate.
De plus, selon Breschet, les sacs membraneux ou tubes du vestibule peuvent vibrer ; cette vibration est rendue plus facile pour eux par leur position entre deux liquides qui la soutiennent.
Admirons la gradation qu'a suivie la nature dans cette disposition, voici l'ébranlement ou, si mieux Ton aime, l'onde sonore qui arrive à une partie solide, le nerf: mais il passe auparavant par un corps voisin de sa densité, le liquide de Cotugno.
Si l'onde sonore tût arrivée directement de Pair au nerf, l'impression brusque eût été pénible pour cette pulpe molle et délicate.
Muller dit que l'intensité du son est légèrement augmentée par la direction de la courbure des canaux, et d'après cet auteur, la portion osseuse des canaux parait accessoire, car chez la lamproie sonore on ne trouve que des canaux ou tubes membraneux.