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C'est M. le professeur Velpcau qui m'en a fourni la première pensée.
En effet, on trouve dans son livre ces lignes : « Le chirurgien a saisit la sonde enduite d'un corps gras, en présente le bec à « l'orifice du nez et la fait glisser sur le plancher des fosses naa sales par le méat inférieur, en ayant soin d'en tenir la conçu vexilé tournée du côté de la cloison et légèrement inclinée en « haut, le bec correspondant à la paroi externe (1). »
Remarques anatomiques. — Sur un grand nombre de têtes que j'ai examinées dans ce but, j'ai constamment trouvé (fig. 8 et 9) que le méat inférieur de E en L et l'orifice pharyngien de la trompe B étaient exactement sur le même plan, sur la même ligne prolongée. Si le cornet se trouvait prolongé de L en B, la sonde, en suivant avec son bec la face inférieure du cornet ou supérieure du méat G (fig. 10), ne pourrait manquer l'orifice pharyngien de la trompe B ; mais le cornet, ou mieux encore le méat qu'il limite et qui nous sert de point de repère, s'arrête environ à 5 millimètres en avant de la trompe.
Il y a donc là sur la paroi externe, en arrière du cornet ou méat inférieur, un tout petit espace de L en B, où la sonde pourrait s'égarer ; mais on peut obvier à cet inconvénient de plusieurs manières :
J° Il faut sentir toujours avec le bec de la sonde la paroi externe du méat, sans jamais l'abandonner ;
2° Procéder avec une extrême lenteur, surtout en arrivant au point difficile, c'est-à-dire en L.
3o Si le bec de la sonde rencontre assez souvent un petit repli muqueux, valvulaire, vers le point L, ce qui cause un petit obstacle ou un temps d'arrêt, on doit suspendre un moment la marche de l'instrument, et tourner l'obstacle par de petits mouvements de latéralité, sans chercher à le vaincre ou à le détruire, et néanmoins sans que le bec de la sonde abandonne la paroi externe de la fosse nasale.
4° Pour franchir avec sûreté ce petit espace de L en B, où la sonde n'a plus de point de repère, l'expérience m'a démontré qu'il fallait prendre un point d'appui sur la cloison avec le dos de l'instrument. La sonde étant ainsi fixée, la main de l'opérateur agit plus sûrement.
(1) Nouveaux éléments de médecine opératoire. Paris. 1830, t. III, p. G35.