FIG. H
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sidérable ; on la peut reconnaître à la petite quantité d'air qui arrive dans la caisse et au bruit pharyngien que fait naître l'air insufflé en revenant sur les côtés de la sonde et du conduit.
La profondeur à laquelle arrive la sonde, la quantité d'air qui entre dans la caisse du tympan indiqueront d'une manière assez F1G 12 exacte la partie de la trompe
qui est rétrécie, ou plus ou moins oblitérée, ou bien seulement tuméfiée, comme cela arrive si souvent à la suite des inflammations catarrhales.
Il ne faut cependant pas croire que ce cathétérisme fera connaître positivement toutes les altérations de l'oreille moyenne ; mais l'air et les injections, en arrivant dans la caisse, nous apprendront si cette cavité contient ou non du liquide (mucus, pus, etc.) De plus, comme l'a trèsbien fait .remarquer M. Ménière, les affections morbides situées plus profondément; c'est-à-dire dans foreille interne, peuvent encore être reconnues à l'aide de ce même moyen (cathétérisme), en raison des symptômes négatifs que l'on peut constater dans 1 oreille moyenne et externe : dès lors, la maladie doit résider dans l'oreille interne ou les centres nerveux. B. Comme moyen thérapeutique, les cas sont nombreux : 1° Le canal est libre, et en le traversant, il peut être utile de porter dans la caisse des liquides lièdes ou médicamenteux (Itard) qui agissent tantôt en nettoyant la cavité tympanique du sang coagulé ou du mucus qu'elle contient, tantôt en modifiant de.ulcères profonds de la caisse ou des cellules mastoïdiennes ; alors il n'y a plus un simple cathétérisme, mais injection de liquides par le moyen d'une canule (Itard). Au lieu de liquides, on peut aussi porter des fumigations de nature diverse ou de l'air a: phérique . telles sont les douches d'air de M Deleau.