CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
En traitant de la physiologie de rutérus, et plus tard en exposant l'étiologie des affections utérines et notamment de la métrite, nous avons insisté sur le rôle important que remplit cet organe, l'influence qu^il exerce sur les fonctions des autres viscères, et les relations étroites qui l'unissent, sous le rapport physiologique et pathologique, au reste de Forganisme. Nous avons cherché à bien établir cette vérité fondamenlale, que l'utérus ou plutôt le système utérin, pendant la période dite génitale, exerce une sorte de souveraineté sur Torganisation de la femme et domine, pour ainsi dire, toute son économie physiologique. Cette influence reconnue par les anciens et si bien déflnie par cet aphorisme : « Propter uterum, mulier est id quod est, » n'apparaît plus manifestement que dans l'état de maladie. L'utérus malade souffre rarement seul. En vertu de l'intime solidarité qui le rattache aux autres organes, ses souffrances, au lieu de rester limitées dans la sphère étroite de ses connexions anatomiqnes, retentissent sur des points très-divers et déterminent des troubles fonctionnels dans différentes régions. Ce fait est tellement vrai, tellement évident, que si nous voulions l'exprimer avec précision et dans une seule formule, nous pourrions dire d'une manière aphoristique que « Vidérm est, chez la femme nubile, le régulateur de la santé, n
Ces considc rations générales, dont le but est de bien préciser l'étendue et la portée des sympathies organiques du système génital
DE l'entérite glaireuse, 999
cliez la femme, permettent d'entrevoir combien peuvent être nombreux et Avariés les troubles fonctionnels éloignés auxquels les maladies utérines et péri-utérines donnent naissance. En effet, il n'est guère d'appareil, ni d'organe, qui écbappent à l'influence morbide prépondérante de la matrice et de ses annexes.
Déjà, en traçant le tableau symptomalique de la métrite chronique interne et des pblegmasies péri-utérines., nous avons signalé tous ces phénomènes : douleurs névralgiques, toux nerveuse, chloro-anéniie, troubles dyspeptiques, vomissements nerveux, entérite glaireuse, hystérie symptomatique, paralysies partielles ou générales du sentiment ou de la myotilité.
Le caractère commun de ces accidents est de se montrer, soit au début, soit dans le cours des affections utérines ou péri-utérines, de suivre une marche conforme et parallèle è la marche de ces affections, de participer à leurs variations et à leurs recrudescences, de présenter les mêmes phases, d'augmenter, de diminuer et de disparaître avec elles.
Quelques unes de ces complications sont généralement admises, bien connues, et bien décrites. Mais les autres n'ont pas été étudiées avec le même soin, et sont à peine mentionnées par les auteurs. .Nous voulons parler de l'entérite glaireuse, de l'hystérie et suitout des paralysies syraptomatiques, dont les relations avec les maladies de l'utérus et de ses annexes sont trop souvent encore méconnues ou révoquées en doute. Aussi croyons-nous devoir consacrer à leur description des chapitres spéciaux, ainsi qu'à l'étude de la coccyalgie.