DES PARALYSIES SYMPTOMATIQUES
sûrement, el souvent dans un temps assez court. Cependant il ne faut pas se dissimuler qu'il est quelquefois difficile de triompher de ces paralysies, lorsqu'elles remontent à une époque déjà ancienne ou qu'elles se rattachent à une métrite ou à une phlegmasie péri-utérine invétérées et rebelles aux moyens thérapeutiques.
Enfin, ces paralysies sont plus opiniâtres et plus longues à guérir quand elles se compliquent de phénomènes hystériques ou d'un état chloro-anémique, soit parce qu'elles reçoivent de ces complications une influence fâcheuse, soit parce qu'elles ne permettent pas d'employer le traitement dans toute sa plénitude.
Thérapeutique. — Les paralysies liées à une affection de l'utérus ou de ses annexes ne réclament aucun traitement spécial, tant qu'elles sont sous la dépendance de la maladie primitive; elles se montrent alors réfractaires à tous les moyens directs, ordinairement dirigés avec efficacité contre les autres variétés de paralysies. La première et l'unique indication à remplir dans ce cas, c'est de combattre la lésion utérine ou péri-utérine qui a provoqué et qui entretient les troubles de l'innervation. On aura donc recours aux différents agents thérapeutiques que nous avons fait connaître à l'occasion de la métrite et des phlegmasies péri-utérines.
Si la paralysie symptomatique coïncide, ainsi qu'il arrive quelquefois, avec une affection hystérique ou avec la chlorose, il est à propos d'éloigner tout d'abord et le plus tôt possible ces complications, qui apportent manifestement des entraves sérieuses à la guérison.
Nous avons dit plus haut que les phénomènes paralytiques survivent parfois à la maladie dont ils tirent leur origine. Dans ce cas, on persévérerait en vain dans l'emploi du traitement de la métrite et des phlegmasies péri-utérines. Ces deux lésions étant guéries, la paralysie à laquelle elles ont donné naissance n'est plus un simple épiphénomène subordonné à une lésion primitive; elle constitue dès iors une affection idiopathique qui a une existence propre et contre laquelle il convient d'employer des moyens directs et spéciaux; en conséquence, on aura recours avec avantage aux frictions stimulantes, aux bains sulfureux, à l'hydrothérapie, aux bains de mer, aux eaux minérales, à l'électrisation et, en particulier, à la cautérisation transcurrente, dont l'expérience nous a démontré toute l'efficacité dans ce genre de paralysie et dans les autres complicalions
nerveuses des affections utérines et péri-utérines. On trouvera les indications et le mode d'application de ce procédé thérapeutique exposés avec détail dans les paragraphes consacrés au traitement de la métrite et de l'inflammation péri-utérine (p. 307).