‹ Traité pratique des maladies de l'utérusChapitre 46 sur 159 · CHAPITRE IIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIT

CLOISONNEMEIST DU VAGIN.

Le vagin est quelquefois divisé longitudinalement en deux conduits par une cloison membraneuse, occupant la ligne médiane suivant la direction des deux raphés.

Ce vice de conformation coïncide presque toujours avec un utérus double.

Le cloisonnement peut être complet ou incomplet.

Lorsqu'il est complet, il s'étend depuis la vulve jusqu'à l'utérus, de manière à former deux canaux très-distincts.

Lorsqu'il est incomplet, il présente des dispositions variables. En effet, tantôt la cloison ne commence qu'à une certaine distance de la vulve et s'étend jusqu'à l'utérus; tantôt, au contraire, elle part de l'orifice vulvaire et n'atteint pas le col utérin. Il résulte de ces dispositions que les deux canaux communiquent ensemble, soit en bas, soit en haut. Dans certains cas, ces communications sont tellement larges, que le cloisonnement est réduit à une séparation rudimen- ' taire, à une simple bride occupant le milieu du vagin.

Dans les faits rapportés par les auteurs, on ne voit pas que le cloisonnement du vagin ait apporté par lui-même un obstacle sérieux aux fonctions génitales : rien ne s'oppose à l'écoulement menstruel; et la cloison est généralement assez mince et assez élastique pour se prêter à une dilatation suffisante qui permette les rapprochements sexuels, la fécondation et l'accouchement.

S'il en était autrement, si la cloison vaginale venait à gêner l'accomplissement de ces fonctions, on pourrait facilement, à l'exemple de MM. Huguier, Maunoir et Chassaignac, détruire l'obstacle, en incisant la membrane, soit avec des ciseaux, soit avec le bistouri, soit, et de préférence, avec l'écraseur linéaire.

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