‹ Traité pratique des maladies de l'utérusChapitre 48 sur 159 · OUVERTURE DU VAGIN DANS UN LIEU ANORMAL · texte numérisé non relu

OUVERTURE DU VAGIN DANS UN LIEU ANORMAL

de la cloison recto-vaginale, qui ne s'est pas réunie en son milieu.

— T Tantôt la vulve et toutes les parties qui l'entourent manquent entièrement, le vagin ne présente qu'une faible longueur, et son ouverture, au lieu de se faire au-dessous de la symphyse pubienne, se fait uniquement dans le rectum.

Dans le premier cas, il n'est pas rare de voir les matières fécales sortir par la vulve, absolument comme à la suite de la fistule rectovaginale. II n'en résulte^ d'ailleurs, aucun obstacle à l'accomplissement des fonctions génitales.

Dans le second cas, le sang menstruel et les autres liquides provenant de la cavité utérine s'écoulent par le rectum. La fécondation et l'accouchement ne sont possibles que par cette voie; les auteurs citent des exemples curieux où ces deux fonctions se sont eifectuées ainsi sans péril et sans accident.

Les difformités de ce genre sont tellement rares dans la pratique, que les chirurgiens ne semblent même pas avoir songé à indiquer un procédé opératoire pour y remédier.

La première forme est évidemment au-dessus des ressources de l'art. On ne peut guère tenter de pratiquer une vulve artificielle; ce serait une témérité chirurgicale que personne n'oserait entreprendre.

Quant à la seconde forme, très-comparable, comme nous l'avons dit, à une fistule recto-vaginale, on pourrait sans doute en pratiquer la cure radicale à l'aide de procédés autoplastiques analogues à ceux qu'on emploie pour la staphyloraphie, et surtout pour la guérison de la fistule vésico-vaginale.

h° Ouverture du vagin simultanément dans la vessie et le rectum.

— Ce vice de conformation représente une lésion si grave et des désordres si étendus, il correspond à un arrêt de développement si complet, qu'il ne paraît guère compatible avec le naaintien de la vie. Aussi ne l'a-t-on observé jusqu'à présent que sur des fœtus monstrueux, sur des enfants mort-nés ou non viables.

Nous croyons que c'est à tort que M. Le Fort a rangé dans les cas de cette espèce l'observation d'une femme adulte, rapportée par M. Velpeau. En effet, il s'agit^, dans ce fait, seulement de l'absence, complète de la cloison vésico-vaginale, c'est-à-dire d'une communication du vagin avec la vessie, mais non point d'une absence concomitante de la cloison recto-vaginale, c'est-à-dire de la présence

d'un véritable cloaque, rendez-vous commun de la vessie, du vagin et du rectum.

Nous avons vainement cherché dans les annales de la science un exemple de cette lésion congénitale chez l'adulte.

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