POLYPES DU VAGIN
Il s'agit encore ici d'une lésion fort rare, dont on trouve à peine quelques exemples épars dans la science.
Les variétés qu'on a rencontrées le plus souvent dans le vagin sont les polypes muqueux et les polypes fibreux.
Ils s'insèrent sur des points variables des parois vaginales. Nous en avons observé un qui prenait à la fois son insertion sur la paroi latérale gauche du vagin et sur la partie correspondante du museau de tanche.
Ces tumeurs sont fixées à la muqueuse vaginale, tantôt par un pédicule étroit et long, tantôt par une base large de 2 ou 3 centimètres.
Les polypes vaginaux présentent des volumes très-divers, depuis celui d'une amande jusqu'à celui d'une figue ou d'une grosse poire.
Le plus ordinairement, on ne rencontre qu'un seul polype sur les parois du vagin. Quand il en existe plusieurs, ils sont d'un petit volume.
Leur consistance varie suivant la nature du tissu dont ils sont formés. Les uns sont mous, dépressibles et friables : ce sont les polypes muqueux ; les autres sont fermes^, résistants et denses : ce sont les polypes fibreux.
Les polypes de petit volume restent cachés dans le conduit vaginal. Les polypes volumineux et les polypes moyens, lorsqu'ils s'insèrent au voisinage de la vulve, font saillie entre les grandes lèvres et les dépassent plus ou moins.
La présence d'un ou de plusieurs petits polypes dans le vagin ne détermine généralement aucune gêne, ni aucune douleur, et peut ainsi passer inaperçue, au moins pendant un certain temps. Mais, à la longue, ces tumeurs, agissant à la manière de corps étrangers, produisent sur la muqueuse vaginale un travail d'irritation qui se traduit par un sentiment de malaise et de tiraillement;^ et par un écoulement séreux ou séro-sanguinolent. Le toucher et l'examen au spéculum ne laissent aucun doute sur la nature et l'origine de ces accidents.
Les polypes volumineux révèlent leur existence par des douleurs