SYPHILIDES DE LA PEAU
Quoi qu’il en soit, voici maintenant la conséquence thérapeutique. Je 11e change rien à mon traitement ordinaire, je ne fais qu’y ajouter : j’y associe d’une part les ferrugineux, d’une autre part l’huile de foie de morue. Mais je ne porte pas cette huile à la dose énorme de douze cuillerées par jour, comme dans le lupus; j’en fais prendre alors de deux à quatre cuillerées seulement, et cette
PELLAGRE
dose, associée à la médication syphilitique, est suffisante pour amener la guérison, et de la maladie, et de sa complication.
J’ai toujours plusieurs malades en traitement de cette manière, et je puis assurer que tous les jours la maladie fait des progrès sensibles vers la guérison. Ne sait-on pas d’ailleurs que le mercure est un des résolutifs puissants des engorgements scrofuleux? Ne retirons-nous pas fréquemment des avantages signalés de l’onguent mercuriel , des pommades mercurielles employées à l’extérieur contre les engorgements scrofuleux? Pourquoi le mercure à l’intérieur n’agirait-il pas plus encore, lorsque la scrofule a pour cause un élément syphilitique?
Au surplus, laissons de côté toute théorie; c’est un résultat pratique que je viens d’énoncer, et j’ai la conviction que son application ne fera pas défaut.