INFLUENCE DES HERPÉTIDES SU» LA SANTÉ
lion spormatique, si je vous dis tout cela, vous serez bien obligés d'en conclure, que ces affections sont des affections constitutionnelles et générales, et qu'elles sont les. manifestations d'un état diatbésique particulier. Elles ont des caractères particuliers, patbognomoniqucs qui en font une classe d'affections cutanées particulière et distincte des sypliilides et des scrofulides;; par conséquent, la diatbèse qu'elles représentent, et dont elles sont la manifestation extérieure, n'est et ne peut être ni la sypbilis, ni la scrofule : il s'agit évidemment d'une autre diatbèse, et cette diatbèse, c'est Pberpétis, ou diatbèse berpétique, que nous pouvons dénommer aussi dartre, ou diathhe dartreuse.
Il existe donc, une diatbèse que nous appellerons, l'bcrpétis o^ diatbèse berpétique. Sa réalité est aussi positive que la réalité de la sypbilis et de la scrofule, dont elle se distingue par des caractères spéciaux et parfaitement trancbés. Elle est héréditaire, et de plus, elle se transmet par imprégnation spermatique. Elle n'est pas inoculable; elle n'est pas non plus contagieuse, mais elle s'acquiert par une mauvaise hygiène et par d'incontestables influences morales ; des chagrins, des secousses morales violentes la développent. Dès les premières années de la vie, elle apparaît chez l'enfant ; elle arrive, avec lui, à la jeunesse, puis à l'âge adulte, et se prolonge souvent jusque dans la vieillesse. Elle a pour sièges d'élection, les muqueuses, mais surtout la peau. Lorsqu'elle la quitte brusquement, des troubles généraux métastatiques peuvent se produire, et ne se terminer que par son retour sur la peau. Ses manifesta-
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Lions ont tanlùL le caractère de l'acuité, et tantôt le caractère de la chronicité; intermittentes dans une première .période, elles jfinissent dans une deuxième période, par devenir continues, et dans une troisième, et ultime période, elles quittent quelquefois définitivement la peau, pour devenir viscérales, et occasionner les plus graves désordres intérieurs, L'iierpétis peut guérir, mais sa guérison est toujours longue et difficile à obtenir. Abandonnée à elle-même, elle s'aggrave progressivement. Compatible d'abord avec la santé, elle finit par l'altérer, et par amener un état cachectique, qui est une de ses terminaisons ; il y a la cachexie herpétique, comme il y a la cachexie syphilitique, et la cachexie scrofuleuso. Une autre de ses terminaisons est le cancer ; le cancer de l'estomac et de Pintestin principalement. Le cancer est souvent l'aboutissant de l'iierpétis, et comme sa terminaison finale. Les lésions cutanées en ayant été comme l'annonce, le prélude.
Pour finir tout ce qui a rapport aux manifestations cutanées de la diatlièsc herpétique, ne manquons pas de dire que ses lésions ne laissent après elles aucune trace cicatricielle. La syphilis et la scrofule, vous le savez, se survivent à elles-mêmes par leurs cicatrices ; elles ont, chacune, leur cachet cicatriciel spécial, et caractéristique, tellement que ce "cachet qui porte leur empreinte ineffaçable et indélébile, peut à lui seul suffire à dénoncer leur existence passée, et à établir avec toute certitude, leur diagnostic posthume , et rétrospectif. Il n'en est pas de même de l'herpétis. Les lésions pathognomoniques qui manifestent son existence, sont trop
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.superficielles pour produire une cicatrice ; elles n' entament que la couche la plus superficielle du derme, elles ne font que l'effleurer ; aussi la perte de substance qu'elles occasionnent, est facilement et rapidement réparée, sans aucune trace appréciable. Sous ce rapport, l'hcrpétis se distingue encore de la scrofule et de la syphilis, en ce qu'elle ne laisse rien après elle, comme le font ces deux autres diatlièses. Il n'y a pas de cicatrices herpétiques, et cette considération encore est d'une grande utilité pour le diagnostic. Si l'on admet que dans des cas exceptionnels le rupia est herpétique, ce serait, dans ce cas seulement, que l'on trouverait une cicatrice, après la guérison d'une lésion herpétique. Cette cicatrice d'une affection, peut-être herpétique, dans des cas très rares, serait une exception; et cette exception ne détruirait pas ce principe, que les affections herpétiques n'ont pas de cicatrices qui leur survivent, et qui témoignent de leur existence passée