‹ Traité pratique des maladies de l’oreille, ou, Leçons cliniques sur les affections de cet organeChapitre 12 sur 69 · GALANTE · texte numérisé non relu

GALANTE

Celui de Politzer est en caoutchouc durci. Il représente les formes combinées du spéculum de Wilde et de Toynbee, est le plus commode de tous et a été presque généralement adopté en Allemagne et en Angleterre, avec cette diflérence qu'on le préfère en métal parce qu'il est plus durable et qu'on le nettoie plus facilement.

Le spéculum plein doit donc avoir la forme de celui de Politzer, il doit être léger, avoir des parois minces, mais résistantes, et une extrémité auriculaire taillée à bords mousses et arrondis.

Tout dernièrement j'ai employé des spéculums pleins en verre (fig. 6).

Ils sont très-légers, inattaquables par les caustiques, très-peu coûteux ; mais ils ont l'inconvénient d'avoir des parois un peu trop épaisses.

Mode d'emploi. — ■ D'après le professeur Troeltsch, « on introduit le spéculum plein, par un léger mouvement de rotation, pendant que le pavillon

est tiré en arrière et en haut, pour donner au conduit une direction rectiligne.

Si le spéculum est arrivé à une profondeur suffisante, on en soutient le bord inférieur avec le pouce, pendant que le pavillon est maintenu entre l'index et le médius, de cette façon, on peut mouvoir le tube dans différentes directions pour examiner complètement la membrane du tympan, et le conduit auditif sur toutes leurs faces et leurs bords. La faute la plus commune qu'on commet dans cet examen, c'est qu'on n'introduit pas assez profondément l'entonnoir, et qu'on ne tire pas suffisamment le conduit auditif en haut, de cette façon on ne peut voir que la paroi du conduit auditif, ou tout au plus la partie supéro-postérieure du tympan (1).

(1) Troeltsch, Maladies de l'oreille; trad. par le docteur Sengel de Forbach. Paris, J8CI.

MALADIES DE l'oREILLE.

Page 1