PRÉCAUTIONS A PRENDRE PENDANT LE GATHÉTÉRISME
Lorsquela sonde a déjà parcouru uncdistancc do3 centimètres environ, elle est située au-dessous du cornet inférieur et doit être horizontale. Alors on lui fait exécuter lentement un mouvement de rotation pendant lequel son bec vient toucher la paroi externe pendant que sa partie convexe s'appuie contrôla cloison.
Il n'y a plus qu'à pousser directement en arrière l'instrument, dent l'extrémité ne doit pas quitter la paroi externe pendant un seul instant, pour parvenir dans la trompe. Si l'on rencontre des obstacles, on les contourne mollement, comme l'a dit Triquet.
Les mouvements du cathéter sont plus libres, moins douloureux, qu'en employant le procédé de Triquet.
Si l'on ne suit pas constamment la paroi externe, 0:1 peut dépasser l'orifice de la trompe sans y pénétrer.
En élevant trop le bec du cathéter, on passe par-dessus la trompe pour pénétrer dans la fossette de Oosen-Miiller dont la sensation simule grossièrement celle du pavillon de la trompe.
En l'abaissant trop, on passe au-dessous du méat de la trompe.
Précautions à prendre pendant le cathélérisme de la trompe. — Quelque soit le procédé employé, il est certaines remarques utiles au point de vue du malade et du médecin. Le malade pendant le cathétérisme doit rester immobile et ne pas faire volontairement des mouvements de déglutition sans y être engagé par le médecin.
On doit choisir un cathéter dont la grosseur soit proportionnelle à la largeur des fosses nasales. Généralement un nez large et court a des cavités spacieuses ; un nez long et étroit a inoins d'étendue. Les cathéters d'enfants doivent être minces, à trèsfaible courbure.
Il est préférable de se servir d'un cathéter tiède et glissant. On satisfait à la première condition, en le tenant pendant quelques instants entre les doigts ou en le chauffant légèrement à Ja lampe. On satisfait à la seconde, en l'enduisant avec du coldcream dont l'odeur ni la saveur ne déplaisent au malade, ou en engageant celui-ci à se moucher immédiatement avant le cathétérisme ; mais le premier moyen est bien préférable. Si le meat est difficile à franchir, on doit appliquer sur le bout du nez l'index de la main restée libre afin de le relever un peu de manière à rendre le méat plus visible et l'introduction du
cathéter moins laborieuse. Lorsqu'on rencontre parfois un repli muqueux faisant l'office de valvule, la sonde butte contre cet obstacle qui l'arrête. Il suffit de retirer un peu l'instrument et d'effleurer le repli en le franchissant.
Quelle que soit la difficulté du cathétérisme, celui-ci doit toujours être fait avec la plus grande douceur.
Le cathéter doit êlre tenu assez mollement pour sentir les surfaces que l'on effleure sans les froisser.
On devra seulement se permettre le tour de maître, quand on aura une grande habitude et un malade déjà habitué au cathétérisme.
Moyens de reconnaître la bonne position de la sonde. — Pour percevoir la sensation élastique, cartilagineuse, que donne le fibro-cartilage de la trompe pressé par le cathéter, il est indispensable de pratiquer le cathétérisme sur le cadavre. C'est le seul moyen de bien savoir distinguer, l'une de l'autre, les diverses sensations que donne le bec de la sonde placé dans des régions différentes. Ainsi le cathéter, une fois introduit dans la portion fibro-cartilagineuse de la trompe, donne cette sensation pathognomonique plus facile à percevoir sur le cadavre que sur le vivant. La difficulté plus grande, chez ce dernier, tient à la contraction des muscles qui entourent le pavillon. Si l'instrument est placé dans un autre enfoncement, il peut y être encloué, donner une résistance demi-molle ou osseuse pouvant en imposer pour celle de la trompe, mais il est possible de diriger sa concavité en haut. Ces sensations variées dépendant de la région où la sonde est placée, sont plus difficiles à apprécier sur le vivant que sur le cadavre. Généralement le malade indique assez bien la bonne position de la sonde lorsqu'il éprouve une sensation d'oreille bouchée ou un chatouillement au méat auditif.
Fixation de la sonde. — Lorsque la sonde est introduite dans la trompe, il est nécessaire de la maintenir en place pendant la durée des pansements.
Certains auteurs,.comme Itard, Kramer, ont imaginé des appareils fort compliqués qu'on n'emploie plus. D'autres, comme Deleau, M. Bonnafont, ont remplacé ces appareils par des pinces ingénieuses bonnes à employer.
Quelques auteurs modernes ont pensé que l'on pouvait agir