DU PRONOSTIC
Après avoir examiné le malade, il est nécessaire de lui indiquer, d'une manière intelligible, la lésion dont il est affecté et de lui dire s'il y a des probabilités pour qu'elle soit curable. C'est pourquoi, il faut s'assurer auparavant de l'état de la perception crânienne dont la connaissance, précieuse en tous les cas, n'a pas cependant une valeur absolue. Car s'il existe des symptômes inflammatoires aigus ou une hypérémie avec épaississement chronique de la muqueuse de la caisse, la montre est moins bien entendue. Quand la perception crânienne est excellente, on doit porter un pronostic favorable, s'il n'existe pas d'adhérences étendues de la membrane nuisant beaucoup à la mobilité des surfaces articulaires des osselets, s'il n'y a pas des parcelles osseuses mélangées à un pus très-fétide, et si le tympan existant dans sa plus grande partie a conservé ses insertions avec le manche du marteau.
Il en est autrement toutes les fois que le malade a une constitution mauvaise, que l'écoulement est ancien et a résisté à plusieurs traitements, car il est impossible d'indiquer l'époque de la guérison, même d'une manière vague. Il est bien préférable de dire que la suppuration sera de longue durée et qu'elle persistera peut-être pendant toute la vie. Cette opiniâtreté de l'écoulement est importante à noter au point de vue de l'audition qui varie si souvent et à des degrés si divers.
Toutes choses étant égales d'ailleurs, on peut dire, d'une manière générale, que les petites perforations se cicatrisent plus facilement que les grandes, et que la meilleure condition