‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 201 sur 273 · OPACITÉS DE LA MEMBRANE IIYAIOÏDE ET DU CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

OPACITÉS DE LA MEMBRANE IIYAIOÏDE ET DU CORPS VITRÉ

lallin (1). Dans un cas cité par M. Zehendcr (2), ce cordon présentait des 'mouvements ondulatoires dus, sans doute, à la liquéfaction du corps vitré (5).

5. Le pronostic de ces différentes opacités varie selon la cause qui y a donné naissance : nous avons vu plus haut que le trouble diffus qui accompagne l'inflammation des membranes internes disparait le plus souvent quand celle-ci vient à cesser. Les produits hémorrhagiques peuvent également se résorber, quand ils ne sont pas accompagnés d'un état de diilluence du corps vitré, suite d'une maladie de la choroïde, et que leur abondance n'a pas donné lieu à des dilacérations trop étendues de ses éléments constitutifs. Il n'en est pas de même des produits membraneux et comme organisés qui se rencontrent au milieu d'un corps vitré dont la structure est profondément eudommagée et en concomitance d'altérations profondes de la choroïde : ceux-là se résorbent rarement et par la rétraction cicatricielle dont, tôt ou tard, ils finissent par être l'objet, amènent fréquemment des décollements de la rétine.

4. La thérapeutique de ces différents états se borne à celle que réclame la maladie qu'on soupçonne les entretenir; mais comme, en général, ils coexistent avec une ditïluence plus au moins marquée du corps vitré, il est rare que les antiphlogistiques et les altérants puissent y convenir. Une compression légère, les eaux ferrugineuses et le fer à l'intérieur, des douches oculaires et l'éloignement de toutes les causes suspectes sont les principales ressources dont on ait la disposition :

Obs. 231 (4). — Une femme âgée de Irente-six ans avait été prise, quatre semaines avant de se présenter au médecin, d'un trouble nuageux de la vue, qui augmenta, dans l'espace de quelques heures, au point de la contraindre à se faire conduire. Les yeux offraient, à l'extérieur, un aspect normal ; l'iris était d'un vert clair, les pupilles un peu paresseuses. Le corps vitré, en partie liquéfié, était sillonné d'opacités ponctuées, dont quelques-unes traversaient, dans toute leur étendue, ses diamètres transversal et longitudinal, en arrière du cristallin. A la partie postérieure, on observait, lorsqu'on ordonnait à la malade de mouvoir lentement les yeux, un certain nombre de vaisseaux, plus serrés dans l'œil droit que dans le gauche. Le plus long de ces vaisseaux se prolongeait jusqu'au milieu du corps vitré et se perdait dans sa partie supérieure en un filet blanchâtre pointu. De semblables filets prolongeaient d'autres vaisseaux moins allongés, qui tous furent reconnus pour des anses terminales de capillaires. La vascularité de la rétine était extraordinaire, et si l'on faisait exécuter aux yeux des mouvements étendus, on voyait s'agiter, en décrivant de petites courbes, des extrémités de vaisseaux que, sur l'œil à l'état de repos, on pouvait considérer comme courant à la surface de la rétine. Les veines de celte membrane étaient très tortueuses et, en quelques points, recouvertes pur la substance rétinienne opaque. Les limites du nerf optique étaient complètement effacées. Quelque temps après, il survint dans l'œil droit une hémorrhagie considérable, mais, grâce à un traitement antiphlogistique, le corps vitré s'éclaircit partiellement.

(t) Saemish. Klin. MonaUbl. 1863, t. I, p. 238. (2) Ibid., p. 260.

(5) Voir d'autres observations : Liebreich. lb. p. 260; Toussaint, lb. 349. — Weckeb. Annales d'Oculislique, 1865, t. LUI, p. 65.

(4) Coccics. Ueber Glaucom, etc. Leipzig, 1859, S. 47.

SECTION XIV

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