‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 207 sur 273 · TUNIQUES · texte numérisé non relu

TUNIQUES

(T. il, p. 231.)

SECTION Ire.

CORNÉE CONIQUE. ( P. 23*. ) Syn. — Keraloconus, De Graefe.

Les degrés légers de conicilé de la cornée ne sont pas toujours faciles à reconnaître à l'œil nu ou même à la loupe : le miroir réflecteur de l'oplithalmoscope, au contraire, en rend la constatation des plus faciles : en tournant le miroir de façon à faire tomber la lumière sous différents angles, le côté du cône opposé à la lumière est obscurci (1).

On sait que les lunelles slénopœïques sont d'un grand secours aux personnes atteintes de celle difformité; mais pour cela, il faut que l'ouverture en soit siluée lout contre la cornée, et, en définitive, quoique meilleures que rien, elles ne sont que d'un faible secours aux personnes auxquelles la vision rapprochée n'est pas indispensable, ;iux pauvres gens dénués d'instruction surtout. C'est dans l'intention de les remplacer utilement que iM. Bowman a eu recours à l'iridesis, afin d'opérer sur l'iris de façon à donnera la pupille la forme d'une fente, et de la fixer à la cornée dans une position telle qu'elle pût procurer les images les plus nettes, compatibles avec l'altération de la courbure de la cornée dans chaque cas particulier. Il lui paraissait vraisemblable qu'en plaçant à l'intérieur de l'œil, immédiatement derrière la cornéje, une ouverture en fente, on obtiendrait plus d'avantages que du diaphragme artificiel perforé, placé à l'extérieur. Toutefois, sans se renfermer dans cette idée, il s'est efforcé de découvrir expérimentalement quelle est la modification artificielle de la forme de la pupille la plus propre à améliorer la vision. Dans aucun

(I) Bowhàr. On Conical Cornca and ils Treatmenl by Opération. (Oplit. IIosp. Rcp. 1859- 1860, Vol. Il, p. 154, et Aiin. d'Ocul. 1860, l. XLIV, p. 219.)

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