‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 240 sur 273 · MY0DÉS0P1E · texte numérisé non relu

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puscules ordinaires qui y donnent lieu sont, en général, trop petits pour être vus à l'ophlhalmoscope ; cependant, on a découvert à l'autopsie de personnes atteintes de mouches volantes, une sorte de membrane sans structure, se portant en avant, à partir du point de division de l'artère centrale de la rétine et que l'on suppose avoir clé des vestiges de l'artère hyaloïdienne(l). L'ophlhalmoscope n'est d'aucun secours pour la constatation de cette allée! ion, et les flocons de pigment flottant dans l'humeur vitrée ne donnent jamais lieu au

notre description ne serait plus exacte.) Dans le milieu de l'espace formé par l'empiétement réciproque des deux champs, on peut voir de doubles images des objets situés sur l'œil, ou à son intérieur à toute profondeur, pourvu que ce soit au-devant de la couche sensible de la rétine. Si les bougies sont placées à environ dix pieds de l'œil, et vues à travers une lentille convergente de 1 1/2 pouce de foyer, et tenue à un peu plus de 1 1/2 pouce au-devant de la cornée, les doubles images des globules muco-lacrymaux, etc.

Id. page 690, ligne 10. — Au lieu de : « Si les corpuscules étaient...., « lisez : « Quand la lumière pénètre librement dans l'œil, dans des directions variées, comme cela a lieu lorsque nous regardons à l'œil nu le ciel, ou tout autre grand espace, chaque point de la rétine est éclairé par un faisceau de rayons passant par la pupille et ayant son sommet ou foyer au point éclairé. Les axes géométriques de ces divers faisceaux se rendant de celle façon sur différents points de la rétine se coupent au centre de la pupille. Si les corpuscules qui produisent les mouches perlées étaient situés au-devant du centre de la pupille, leurs mouvements réels correspondraient aux mouvements apparents du spectre ou mouches, telles qu'on les voit sans

l'aide d'appareils optiques, c'est-à-dire qu'ils des-

rendraient dans l'œil quand les mouches paraissent descendre; mais si les corpuscules sont situés derrière la pupille, leur descente apparente doit dépendre au contraire de leur ascension. Quelle que soit la position occupée par un corpuscule, a ou a' lïg. 128), son ombre se projettera sur la rétine très près du point A, suivant la prolongation d'une ligne droite passant à travers le corpuscule et le centre de la pupille; et son spectre sera projeté hors de l'œil, suivant la direction de la ligne droiie ponctuée passant de A, à travers le centre optique de l'œil, C, dans la direction de AA'. Un corpuscule en 6, au-devant de la pupille, ou en 6", derrière la pupille, formera son image en B, et produira In sensation d'un spectre hors de l'œil, dans la direc- (r,S- ,28)

lion de la ligne ponctuée BCB'. Si le corpuscule est situé en a, et s'abaisse dans l'œil en b, son image se déplacera sur la rétine de A en B, et son spectre paraîtra descendre de A' en B'. Mais »ile corpuscule est situé en a\ cène sera qu'alors qu'il flotlera en haut dans l'humeur vitrée n'tnb' etqueson spectre paraîtra au malade descendre de A'en B'. Si donc la cause des mouches perlées, qui paraissent toujours descendre quand l'œil est fixé sur un objet élevé, élait située quelque part au-devant de la pupille, celle descente apparente des mouches dépendrait en réalité de l'ascension des corpuscules qui les produisent; mais si la cause réside derrière la pupille, la descente apparente des mouches dépend d'une ascension réelle des corpuscules.

On doit se rappeler, toutefois, qu'à moins que la pupille ne soit extrêmement petite ou les corpuscules très gros, ou silués très près de la rétine, ils ne projetteraient aucune ombre sur celle-ci, si l'observation se faisait à l'œil nu. De petits corpuscules, près d'une large pupille, n'influenceraient que la distribution d'une partie de la lumière se portant de toute part vers la rétine et produiraient tout au plus un obscurcissement général. Lors même qu'ils seraient situés aussi loin en avant que la cornée, ou aussi loin en arrière que la pnriie moyenne de l'humeur vitrée, ils n'affecteraient qu'une pelile partie de In lumière allant vers un point quelconque de la rétine, tandis qu'en même temps, ils affecteraient un peu la lumière distribuée -ur une portion considérable de celle-ci. De sorlc que les ombres des petits corps ainsi situés manquent tellement d'intensité et de netteté, qu'ils restent imperceptibles dans les conditions ordinaires de la vision, et que de petits corps sur ou dans l'œil et antérieurs à la pupille ne donnent pas naissance à la myodésopie dans la vision ordinaire, tandis que deux corpuscules, silués loul contre la face antérieure de la réline, le font.

(I) S.EMiscn etZEHE>DER. Ophth. Review, 1864, Vol. I, p. 'Cl.

spectre perlé, mais seulement à des nuages ou à un brouillard dont la vision se trouve obscurcie.

Obs. 267 (1). — M. C... vint me consulter, le 18 octobre 1860. Il était myope. Il se plaignait de voir flotter devant ses yeux une sorte de fumée lorsqu'il regardait le ciel ou une feuille de papier. Un oculiste de Londres lui avait dit qu'il avait une calaracle commençante. lia eu autrefois des mouches perlées, mais il n'en a plus de semblables actuellement; l'espèce de vapeur ou de nuage qu'il aperçoit aujourd'hui est tout à fait différente. En dilatant ses pupilles et en examinant ses yeux à l'ophlhalmoscope, ses cristallins paraissent transparents ; ils ne présentent ni stries, ni opacilés ; mais on aperçoit dans l'humeur vitrée des deux yeux des flocons qui paraissent noirs. Examinés à l'image renversée, ils paraissent flotter de bas en haut dans l'humeur vitrée; par conséquent, ils pendent en réalité vers le bas, et doivent avoir une pesanteur spécifique supérieure à celle de l'humeur vitrée, ce qui les différencie, sous ce rapport, des corpuscules qui causent les mouches perlées. Il y avait une macération considérable du pigment de la choroïde qui présentait des taches noirâtres et blanchâtres. Les papilles optiques étaient excavées et les veines de la papille gauche variqueuses. Le sujet lisait le n° 2 de l'échelle de Jaeger.

M. Mackenzie (2) a fait ressortir ce fait que les dépôts dans la cornée ou dans le cristallin sont vus facilement lorsque l'on regardée travers un trou d'aiguille percé dans un diaphragme noir, ou en dirigeant l'œil vers une bougie vue à travers une lentille concave assez forte. Toutefois, c'est Listing qui est considéré comme l'auteur de la découverte du spectre du cristallin, dont il a donné de nombreuses figures dans son Beitrag zur physiologischen Optik, publié à Goltingen, à une époque un peu plus avancée de cette même année 1845. Pour voir le spectre du cristallin, il faut une lumière parfaitement homocentrique, telle que celle que l'on obtient en regardant à travers un trou d'aiguille. Tout le cercle, ainsi que le remarque M. Donders, est moins éclairé : il paraît comme couvert d'un crêpe (5). Il trouve dans le spectre du cristallin :

1. Des taches perlées, des disques assez bien arrondis, avec une circonférence plus sombre nettement délimitée, mais plus brillants au centre, et qu'on rencontre presque dans tous les yeux. Le plus grand nombre est situé assez près de la surface du cristallin, dans une position excentrique, et ne se montre pour ce motif que lorsqu'on a dilaté artificiellement la pupille. En renouvelant son examen à diverses reprises, il en trouva chaque fois de diflërenls; ils peuvent se développer en peu de jours, et persister quelquefois une année ou plus; leur nombre augmente d'ordinaire avec l'âge. A la dissection, on les voit au microscope comme de grands globules parmi les fibres superficielles du cristallin, qu'elles écartent en quelque sorte les unes des autres.

2. Des taches noires, ou plutôt opaques, ordinairement rondes,

(1) Mackenzie. — Inéilile.

(2) On the Vision of Objects on and in tlic Eye (Ed. Med. and Surg. Journ. 1845, July, p. 38.)

(3) Voyez la figure qu'il donne de son cristallin droit avec la pupille dilatée. Op. cit., p. 200.

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