‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 79 sur 273 · PARALYSIE MORBIDE DE L ACCOMMODATION. CXXVII · texte numérisé non relu

PARALYSIE MORBIDE DE L ACCOMMODATION. CXXVII

refroidissement. La cause morbide porte ici sur Je névrilemme, comme dans la paralysie du facial.

Celte paralysie cède plus ou moins vite au traitement indiqué par la nature de la maladie. Mais, après six mois, l'espoir de guérison est bien faible.

Les causes les plus ordinaires sont d'une espèce plus grave, locales quelquefois (causes intra-orbitaires ou intra-crâniennes), ou générales comme les fièvres graves, les affections constitutionnelles, les empoisonnements et intoxications de toute sorte, en particulier l'empoisonnement diphthéritique et la syphilis qui, dans le cadre, tiennent la plus grande place (1).

§ IV. Traitement.

160. — En dehors de la thérapeutique dirigée contre la cause supérieure de la paralysie de l'accommodation, du traitement général, en un mot, deux indications expresses se présentent, auxquelles il faut satisfaire :

1° Débarrasser le malade de la confusion et de la multiplicité des images (polyopie monoculaire) par l'usage de lunettes appropriées. Seulement on n'oubliera pas que le verre conseillé ne procurera une vision nette que pour une distance donnée.

Si les occupations du sujet exigent une certaine variation de la dislance sur laquelle porte son attention, on s'inspirera, dans le conseil, des directions données au paragraphe relatif à l'aphakie (p. xc), et où l'éloignement facultatif de la lunette remédie, entre certaines limites, à l'absence de l'accommodation.

2° La seconde indication à remplir est la diminution de l'ouverture pupillaire, qu'il importe de procurer au malade dans le cas de tout éclairage un peu vif. On a employé dans cet objet la fève de Calabar, avec succès assurément, mais avec un succès de très courte durée, ainsi qu'on le verra plus loin (161) ; son action ne dure, en effet, que de cinq à six heures, mais on peut y recourir chaque jour. On retire aussi du bénéfice de l'injection hypodermique d'une solution de morphine. La lunette sténopéique à trou d'épingle, trop rarement employée, peut aussi rendre, en semblable circonstance, de grands services.

Simple paresis. — On doit encore porter son attention sur le degré (complet ou incomplet) de la perte de la faculté accommodatrice. S'il n'y a que simple paresis, le malade peut faire certains efforts et tomber dans l'asthénopie accommodatrice. Il importe de surveiller cette possibilité pour y parer au moyen des verres appropriés.

(1) Voir nos Leçons sur le Strabisme, § 75.

CXXVIII D10PTRIQUE PATHOLOGIQUE.

SECTION IV

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